mardi 22 avril 2014

Suneung : don’t fuck with the dream team


En salles : Il n’y a plus de camarades de classe, quand on prépare le "Suneung" en Corée, l’examen permettant d’accéder aux plus prestigieuses universités du pays. Des rivaux, plutôt, des bourreaux même, comme en témoigne le film de la réalisatrice coréenne Shin Su-Won, entre critique sociale et thriller glaçant.



Ils sont dix. Les meilleurs de la "dream team", crème de la crème d’un lycée d’élite coréen préparant ses élèves de terminale au Suneung. Le Suneung, c’est l’examen de fin d’études secondaires conditionnant l’entrée dans les universités les plus renommées du pays. Celles qui ouvrent la porte à l’ascension sociale, les jobs en or, les mariages qui comptent et la vie de consommation rêvée.

Tout est bon pour forcer son destin vers le haut des classements et entrer dans ce groupe d’étude d’élèves biberonnés à l’ultra compétitivité et à la concurrence acharnée.  Humiliations, brimades, chantage, coups bas... tel est l’univers mortifère que découvrira June, un garçon doué d’origine modeste, happé dans cet engrenage infernal, jusqu’à être soupçonné du meurtre d’un de ses camarades de classe, Yujin, vedette jalousée de la dream team.

A l'école du thriller

La réalisatrice Shin Su-Won a enseigné pendant dix ans dans les lycées coréens et a donné cours, avant de se tourner vers le cinéma, dans le type de classes dépeintes par son film Suneung. Elle connaît la pression intolérable exercée par le système éducatif de son pays sur les enfants et cela, dès le plus jeune âge. De fait, Suneung fait mouche, dans la dénonciation des abus manifestes d’une société caractérisée par un taux de suicide le plus élevé au monde chez les adolescents.

Une critique sociale, donc, doublée d’une intrigue policière, servie par une mise en scène oppressante et des atmosphères on ne peut plus glaçantes. Le tout devrait séduire, tant les spectateurs désireux d’affuter leur regard à la découverte d’autres cultures que les amateurs de thriller, avides de sentir glisser sur leur échine consentante la lame des frissons horrifiques.

Rachael












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