mercredi 21 décembre 2016

Culture zombies : ça sent le sapin !

A lire : Des origines du zombie moderne, en passant par les strip-teases de morts-vivants et les classiques de Romero, le livre Culture zombies de Matt Mogk fera joliment tâche sous le sapin familial.


Chez Cineblogywood, les zombies sont des compagnons de longue date. On casse du mort-vivant, en BD et en série, aux côtés de Rick et de sa bande de survivants, sur les routes sanglantes de The Walking Dead, depuis des années maintenant. On ne se déplace jamais sans le Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks, grâce auquel on déjà a choisi son camp, en matière de pied de biche, katana ou mitrailleuse, lors d’une invasion. Et si on ne se réveille pas au son de l’appel désespéré de Le Jour des morts (Day of the Dead, 2008) - "Hello, hello, is anyone  there ?" - samplé par Gorillaz dans son titre M1A1, c’est ballot mais on est tout chafouin. Bref, en matière de culture zombie, on en tient une bonne couche, bien sanguinolente et juteuse, toujours dégustée sans modération.
 

A la réception de ce livre Culture zombies de Matt Mogk, on s’est donc demandé à qui cet ouvrage destinait ses pages, à l’heure où les morts-vivants n’ont jamais été aussi à la mode. Aux mordus du genre précités ? A l’ado fan de mangas, où des écolières très en formes taillent des zombies au carré, en porte-jarretelles et jupes écossaises ? A la mère de famille qui trouve Brad Pitt tellement sexy (WTF !) dans World War Z (2013) ? Ou à papy qui a bien aimé la zombie walk sur laquelle il est tombé, en faisant ses courses, le week-end dernier ? Réponse : à tous, mon capitaine dégommeur de créatures putréfiées.
 


Je suis un zombie moderne, moi !
Instruire ceux qui n’y connaissent rien aux zombies, pour peu qu’ils soient curieux, telle est l’ambition de l’auteur de ce livre, l’Américain Matt Mogk, fondateur de la Zombie Research Society, une organisation de promotion de cette culture populaire. Il dresse notamment un panorama complet de l’histoire zombie, des classiques du cinéma, en passant par le petit écran, les jeux vidéo ou la littérature, sans laisser de côté des phénomènes plus pointus, comme les mashups (le mélange des genres, par exemple dans le livre Orgueil et préjugés et zombies) ou les strip-teases de morts-vivants. Les vilains jojos sont disséqués des moignons à la cervelle dans les chapitres sur la science zombie et Matt Mogk ne laisse rien au hasard, dans ceux dédiés à la survie, pour enseigner aux néophytes comment s’en tirer le plus longtemps possible, en cas d’épidémie mondiale.

Les fans hardcore y trouveront, eux aussi, leur lot d’anecdotes stimulantes à échanger, entre connaisseurs avertis. Ainsi, le saviez-vous, c’est le chef-d’oeuvre de 1954, I Am Legend du romancier américain Richard Matheson, avec ses néo-vampires semi-diurnes, fruits d’une infection bactérienne, qui a inspiré, en 1968, le film La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead, 1968) de George A. Romero. Réalisateur à qui nous devons, d’après Mogk, "l’invention du zombie moderne".
 


Et c’est là que les mangeurs de chair fraîche, les vampires et les goules s’empoignent, autour d’une série de questions sur lesquelles ergotent (à raison) les fans de la première heure : le zombie moderne est-il un zombie vivant ? Les enragés de 28 Jours plus tard (28 Days Later, 2002) de Danny Boyle sont-ils des zombies ? Le zombie vaudou est-il un mort-vivant ?... Autant de problématiques fondamentalement superfétatoires et rigoureusement indispensables qui légitimeront la place de ce Culture zombies sous le sapin, à Noël, pour tous les vivants de la famille. 
 

 
Culture zombies de Matt Mogk, aux Editions Muttpop, 2013, 14,90 euros.

Rachael



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