vendredi 6 janvier 2012

The Bourne Legacy : première photo


Buzz : Jeremy Renner a remplacé Matt Damon comme héraut de la saga Jason Bourne. Le démineur qui enchaîne les blockbusters (Mission Impossible Protocole Fantôme, Avengers) tiendra le rôle-phare dans The Bourne Legacy. Première photo : il a l'air sévèrement bourné. Derrière la caméra : Tony Gilroy, scénariste des quatre films de la franchise.

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Anderton

Rétrospective Spielberg à la Cinémathèque : arrêtez-vous-y si vous pouvez !


Buzz : Longtemps, à chaque fois que j’entendais Steven Spielberg, je sortais mon revolver : racoleur, dégoulinant de bons sentiments, vieux avant d’avoir été jeune, creux, insipide, nostalgique des suburbs des 70’s, chantre de l’Amérique idéalisée - bref, un cinéaste qui faisait joujou avec le cinéma et qui ne m’intéressait pas. 

Puis vint Anderton – d’abord, celui que vous lisez régulièrement ici, passionnément spielbergien depuis qu’il biberonne et qui tenta de me convaincre ; puis, Anderton, le héros de Minority Report. Alors là, oui, ce fut une révélation : comment le cinéaste infantilisant de ET avait-il pu commettre ce qui reste pour moi le modèle du film d’anticipation ? Sûrement un coup de chance. Heureusement la suite m’a démenti. Ce qui m’a "obligé" à revoir ses films précédents, et par-là même, mon jugement.

Flashback très subjectif sur 10 films à revoir lors de cette rétro :

Minority Report (2001) : sans doute le film le plus anxiogène de Spielberg, avec La Guerre des mondes. Tiré d’un roman de Philip K. Dick, une œuvre de SF parfaitement maîtrisée qui fait le bonheur des marketers et des politiciens d’aujourd’hui. Et dont l’anticipation a été très vite rattrapée par le réel. Son meilleur film ?

Duel (1973) : tourné pour la TV, sorti en salles chez nous. Coup d’essai, coup de maître : sens du suspense, découpage et mise en scène au scalpel, un pur film d’angoisse existentiel, dans des décors époustouflants. Spielberg y pose les jalons d’une de ses thématiques-phares : la beauté du diable. Prix de la mise en scène à Avoriaz.

Arrête-moi si tu peux ! (2002) : superbe générique pour cette évocation très pop et très solaire des 70’s. Portée par un duo solaire Leonardo DiCaprio-Tom Hanks, une chronique douce-amère sur les désillusions de l’âge adulte et la nécessité de conserver une âme d’enfant, malgré les vicissitudes. L’hommage de Spielberg à L’attrape-cœur de Salinger ?

jeudi 5 janvier 2012

George Clooney, les paparazzi et les extra-terrestres


Artistes : En couverture du numéro de janvier 2012 d'Esquire, George Clooney a expliqué à quel point il était difficile pour une figure publique de se curer le nez ou de faire la gueule sans retrouver sa photo ou sa vidéo sur le web. Au point de se demander pourquoi, avec tous les téléphones/appareils photos/caméras en circulation, on ne voit plus d'images d'ovnis, comme dans les années 1960 et 1970. C'est que George a sa théorie. Découvrez la vidéo ci-dessous. Enjoy !

Retrouvez l'article consacré à Clooney sur Esquire

Anderton 


In Fed with J. Edgar


L'équipe de Cineblogywood accueille un nouveau membre (bon, manque de pot, encore un mec). Bienvenue à Manny Balestrero, pas coupable mais responsable de ce premier post sur le nouveau Clint Eastwood. Enjoy ! Anderton

En salles : Edgar J. Hoover est un monument de l’histoire contemporaine américaine. Quarante-huit ans durant, sous huit présidents différents, il aura dirigé d’une main de fer le célèbre FBI (Federal Bureau of Investigation). Ecoutes clandestines d’hommes politiques ou d’artistes, chantages, filatures, fichage de tous ceux qui pouvaient apparaître comme contestataires au pouvoir entre 1930 et 1970, il n’hésita pas à employer les méthodes les plus liberticides pour parvenir à son obsession : préserver les Etats-Unis du péril révolutionnaire. "Le communisme n’est pas un parti politique, mais une maladie", aimait-il à dire.

On aurait aimé qu’un jour, le regretté Alan J. Pakula (Klute, Les Hommes du Président) s’attaque à J. Edgar. Finalement, Clint Eastwood, l’homme qui ausculte au plus profond les âmes, s’y est attelé. Bien aidé par le scénariste Dustin Lance Black (on lui doit Harvey Milk), Eastwood a évacué d’emblée l’idée d’un biopic classique, préférant procéder à une percée au cœur de la faille du "roc" Edgar J. Hoover : son surmoi.

mercredi 4 janvier 2012

Une Nuit : ça l'affiche mal


En salles : UGC nous fait un beau doublé : après la très ratée affiche De l’huile sur le feu, voici venir Une Nuit. Et nos meilleurs vœux.

La nuit tous les flics sont gris ?

Disons le tout net, on a toujours imaginé Roschdy Zem plus grand. Mais là, le fait qu’il arrive à peine à passer la tête au dessus de la portière casse un peu le mythe ! De plus il a forcément une tête disproportionnée à moins qu’il ne soit contorsionniste. Ou alors il est sur la plage arrière du véhicule.

Ce qui est marrant aussi, c’est de constater que pour un flic, il a un chauffeur. Et ça, c’est classe. Ce qui expliquerait aussi une légère hausse des impôts. Niveau produits de beauté : on peut constater que Roschdy met du Sara Forestier dans ses cheveux. Et du Samuel Le Bihan sur les tempes. Enfin, à noter une accroche choc, inconvénient des services marketing en vacances : Paris a ses codes. Ce flic a les siens.

Alors rouler avec ses codes, c’est pas dingue ; la nuit, vaut mieux mettre ses phares. Même si on est flic avec chauffeur.

Marcel Martial (on s’en nuit)

lundi 2 janvier 2012

Submarine : love eventually [DVD]


En DVD : En 2012, ta première résolution est d'échanger le DVD bidon que l'on t'a offert à Noël par un bon film. Tu ne veux ni un film d'auteur chiant, ni une comédie franchouillarde. J'ai ce qu'il te faut : un film d'auteur britannique drôle. Et touchant. Et original. A savoir : Submarine.

samedi 31 décembre 2011

Cinéma : 2011, l'année du chien


En salles : Le box-office 2011 a eu du chien. Littéralement. Trois toutous ont fait des apparitions remarquées à l'écran, contribuant plus ou moins au succès de leur film.

La Truffe d'or revient sans conteste à Uggie, devenu star grâce à son rôle dans The Artist. A tel point que dès la première projection au festival de Cannes, certains spectateurs ont milité pour un prix d'interprétation en faveur du jack russell. Et aujourd'hui, les mêmes réclament qu'on lui offre un Os...car. Pas certain qu'Uggie soit récompensé. En attendant, Uggie met la patte à Twitter (question : la lève-t-il sur son mur Facebook ?). Pour info, le clebs est un acteur, un vrai. Il a aussi joué dans De L'Eau pour les éléphants, révèle The Guardian.

Année cinéma 2011 : Top 10 et Worst 9 de Marge S


En salles : Il est toujours frustrant de faire une short list des films aimés... Je me lance quand même. Voici mon Top 10 201 :

Le discours d'un Roi
Le Havre
Incendies
Easy Money
Les neiges du Kilimandjaro
We need to talk about Kevin
Polisse
Intouchables
Tomboy

J'aurais aimé rajouter Crazy stupid Love, 127 heures, Angèle et Tony, La permission de minuit, Hugo Cabret, The Artist... Voilà, je m'égare et je suis prête à rajouter une cinquantaine de films.

Ci-dessous les 9 films que j'ai détestés le plus. Et pour certains, j'ai bien été la seule quand on voit le box-office...

jeudi 29 décembre 2011

Casa de mi padre : Will Ferrell is Armando Alvarez

Buzz : Will Ferrell es Armando Alvarez y habla espanol ! La preuve avec ce teaser de Casa de mi Padre. Le film, réalisé par Matt Piedmont, réunit Gael Garcia Bernal et Diego Luna. Impatient de voir le résultat final. En attendant, enjoy !

Anderton

Année cinéma 2011 : le top 15 de Travis Bickle


En salles : Les fêtes de fin d'année, période de tous les excès. Plutôt qu’un simple Top 10, je vous ai concocté un Top 15 ! Et plutôt que le traditionnel entrée-plat-dessert, voici un buffet de gourmandises, dans le désordre. Bon app' !

Shame : Manhattan, yuppie, chambre d’hôtel, addiction au sexe... pour un Français, les éléments qui composent la trame de Shame interpellent, forcément. Laissons de côté la rubrique faits-divers pour nous consacrer au cinéma. Et là, pas d’hésitations : il faut se précipiter sur le 2e film du cinéaste britannique Steve McQueen, après Hunger, déjà bien perturbant. Déclaration d’amour à New-York et à son acteur fascinant Michael Fassbender, Shame est l’œuvre la plus crue, la plus forte et la plus dérangeante de l’année.

Hugo Cabret : pour la déclaration d’amour immodérée qu’adresse Scorsese à tous les publics – en 3D, s’il vous plaît ! L’acte fondateur du cinéma en 3D, Scorsese reboot. Eblouissant et généreux.

La Guerre est déclarée : pour son énergie, sa folie, sa vitalité, son exubérance, son audace, sa mélancolie, sa tristesse aussi, sa mise en scène, son regard, son inventivité, son écriture, sa BO, sa lumière, son acteur, son actrice, ses seconds rôles, – bref, incroyable, vital, essentiel. LE film de l’année, qui ne déroge pas au slogan selon lequel quand on aime la vie, on va au cinéma.

Melancholia : le film qu’on aurait eu envie de détester. Et devant lequel on ne peut que s’incliner : tel un peintre qui nous transformerait sa dépression en fresque de la Renaissance, Lars von Trier emporte le morceau. Et signe une ouvre d’une gravité et d’une beauté rarement vues depuis Bergman. Chapeau bas.