27 janvier 2012

The Dictator : affiche quatre étoiles


Buzz : Sacha Baron Cohen revient. Barbu. Tyrannique. Hilarant. Voici l'affiche teaser officielle de The Dictator. Toute ressemblance avec des personnages existants, vivants ou morts, n'a rien d'une coïncidence.

Anderton

The Walking Dead : Obama Mad style


Buzz : C'est la crise. Mais avec Mad magazine (découvrez quelques perles ici) , c'est la crise... de rire. Illustration avec cette parodie comico-financière de The Walking Dead intitulée The Walking Debt. Obama et son administration en sont morts-vivants... de rire.

Anderton

Casa de mi padre : Will Ferrell - clichés olé olé


Buzz : EW a le bon goût de publier des photos de Casa de mi Padre, le film avec Will Ferrell tourné entièrement en espagnol. Une parodie des telenovelas mexicaines réalisée par Matt Piedmont, qui réunit Gael Garcia Bernal et Diego Luna. Une autre photo ci-dessous.

26 janvier 2012

Rétrospective Robert Altman à la Cinémathèque : l’Amérique en ligne de mire


Artistes : Robert Altman. Décédé il y a 5 ans, le cinéaste me manque déjà – heureusement qu’il y a les frères Coen ! Ce qui les caractérise ? Une générosité et une ironie dans le regard qu’ils portent sur l’Amérique, ses habitants. Et ses genres. Car outre leur passion pour la musique, ce qui les rapproche, c’est leur volonté de revisiter tous les genres hollywoodiens, du western au thriller, en passant par la screwball comedy et la BD.

Là s’arrête la comparaison. Car Altman a imposé un genre à lui tout seul : le film choral, à vocation satirique et iconoclaste. Ce qui ne l’a pas empêché d’emprunter une voie plus secrète et onirique, afin de sonder la psyché humaine, notamment féminine. Mal aimé dans son pays d’origine, malgré une Palme d’Or obtenue avec MASH (1970), le réalisateur s’exile en Europe après l’échec cinglant de Popeye (1981), avant de revenir en force avec The Player (1993) pour livrer une éblouissante fin de carrière (Short Cuts, Gosford Park).

Focus sur 10 films du cinéaste que célèbre la Cinémathèque depuis le 18 janvier :

John McCabe (1972) : sur une musique composée par Leonard Cohen, un véritable western sous la neige. Qui rend hommage de manière sarcastique et élégiaque aux pionniers de l’Ouest américain. Pensez ! Son héros, barbu, jouisseur, décide d’ouvrir un bordel pour les pionniers. Warren Beatty et Julie Christie, alors en pleine idylle, pour un film magnifié par la lumière de Vilmos Zsigmond.

Trois Femmes (1977) : film onirique totalement unique en son genre, qui ne se compare à rien, pas même à du Bergman. Trois femmes isolées dans un motel perdu au fin fond du désert Mohave californien donne lieu à un spectacle envoûtant et onirique d’inspiration jungienne, dominé par trois figures féminines, incarnations possibles de la trinité père-mère-enfant. Sissy Spacek dans son plus grand rôle – prix d’interprétation à Cannes 1977 pour Shelley Duvall. 

25 janvier 2012

Retreat : thriller de folie


En DVD et Blu-ray : Un architecte et une journaliste tentent de sauver leur couple en passant une semaine dans une maison sur une île déserte. Alors que leur radio qui les relie au continent tombe en panne, ils recueillent un militaire blessé. Il leur annonce qu'une pandémie ravage le monde et qu'il leur faut se calfeutrer. Ce soldat inquiétant est-il fou ?

24 janvier 2012

Sherlock Holmes Jeu d'Ombres


En salles : Sherlock Holmes et le docteur Watson sont de retour sur grand écran. Dans la même veine que le premier opus, Sherlock Holmes Jeu d'Ombres dépoussière le mythe en proposant un grand spectacle intelligent et rythmé. Bref, rien d'élémentaire, mon cher Watson !

The Descendants : Payne à la peine…


En salles : Alexander Payne bénéficie d’un incompréhensible engouement de part et d’autre de l’Atlantique. Certes, ce cinéaste détient une recette efficace : un bon pitch + un acteur à contre-emploi + un sens aigu des situations et des dialogues. Résultat : About Schmidt (2002), avec Jack Nicholson en paumé retraité, ou Sideways (2005), avec Paul Giamatti et Thomas Haden Church en oenophiles déprimés. Le problème, c’est qu’aussitôt vus, aussitôt oubliés – la faute à une réalisation paresseuse, une bonne dose de complaisance à l’égard de ses sujets et une propension à courir plusieurs lièvres à la fois. Hélas, son dernier opus, The Descendants, ne déroge pas à la règle.

23 janvier 2012

Cowboys et Envahisseurs : un Blu-ray qui décolte

En DVD et Blu-ray : Cowboys et Envahisseurs. Le titre original est encore plus explicite : Cowboys and Aliens. En clair, on sait à quoi s'attendre. Reste à savoir si le résultat sera à la hauteur du concept.


Première promesse de qualité : l'équipe du film. La prod rassemble un "all-stars" de talents. Jugez-en : Daniel Craig, Harrison Ford, Olivia Wilde, Sam Rockwell devant la caméra ; Jon Favreau à la réalisation ; Steven Spielberg, Rom Howard et Brian Glazer à la production ; Roberto Orci et Alex Kurtzman (Transformers) et Damon Lindelof (Lost) au scénar. N'en jetez plus. pas étonnant que trois studios (Parmount, Universal et DreamWorks) soient associés au projet. 
 
Bon, on en connaît des films bourrés de grands noms qui se sont lamentablement plantés mais là, la sauce a pris. Favreau a réussi à maintenir l'équilibre entre les deux genres annoncés dans le titre : le western et la S-F. Il en respecte les codes et en joue parfois pour les détourner. Bref, le cinéaste choisit une approche sérieuse, enfin sincère, sans cynisme ni second degré (qui auraient tout gâcher), sans s'interdire des clins d'oeil ni des traits d'humour. Avec une mise en scène inspirée. La Favreau's touch, quoi.


E.T. galope maison


La photo rend hommage aux westerns hollywoodiens : paysages grandioses et décors soignés sont bien mis en valeur. Les effets spéciaux sont bluffants et rendent crédibles l'intervention des extra-terrestres dans cet environnement inhabituel.


L'histoire est classique. En prenant un peu de recul, on pourrait même dire que certaines situations sont attendues, voire déjà vues. Et pourtant, on est emporté par le récit et ses nombreux rebondissements. Action et humour sont au rendez-vous. Et la qualité du casting confère aux personnages une épaisseur qui dépasse celle du script : Daniel Craig prouve qu'un British peut incarner un cowboy über-badass ; Harrison Ford interprète avec finesse un (pas si) bad guy ; Sam Rockwell apporte sa fragilité et Olivia Wilde ne se réduit pas à une plastique magnifique, même si elle l'exhibe au cours du film.


L'édition combo de Paramount Home Entertainment (Blu-ray + DVD + copie digitale) propose le film dans une version longue inédite. Outre un making of très complet, on prend son pied avec une série d'interviews menés par Favreau himself face aux talents précités en début de post. Il en résulte des discussions très libres et sympas, avec beaucoup de vannes et pas mal d'anecdotes marrantes : on apprend que Favreau a (je le cite) "chié dans son pantalon" quand il est monté dans l'hélico piloté par Harrison Ford ou qu'Olivia Wilde a failli être piétinée par par une dizaine de chevaux au galop pendant le tournage... Surtout, Favreau en profite pour poser plein de questions sur James Bond, Millenium, Star Wars, Tron. Le cinéphile se régale.


Anderton

L'Année du Dragon : quand Cimino et Rourke cherchent des noiches


Buzz : C'est officiellement ce lundi 23 janvier 2012 que nous entrons dans l'année du Dragon. Et à l'occasion de ce nouveau nouvel an chinois (on fête la fête du Têt), comment ne pas penser à L'Année du Dragon (Year of the Dragon, 1985) ?

Réalisé par Michael Cimino, d'après un scénar qu'il a co-écrit avec Oliver Stone, le film raconte la guerre personnelle que mène un flic new-yorkais d'origine polonaise, vétéran de la guerre du Vietnam (Mickey Rourke), contre un boss de la mafia chinoise (John Lone). Une guerre totale, sans pitié, qui fera de nombreuses victimes collatérales. L'Année du Dragon, dont le trailer s'admire ci-dessous, commence par une scène de funérailles digne du Parrain et se termine comme un western dans la pure tradition hollywoodienne.

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