En DVD et Blu-ray : Il a fait fort, Spike Jonze, avec Max et les Maximonstres (Where the Wild Things Are), qui sort chez Warner Home Video. De ce classique de la littérature enfantine, signé Maurice Sendak, il a réussi à tirer une adaptation doublement fidèle et, mieux, plus aboutie que l’original. Je m’explique.
Max et les Maximonstres raconte l’histoire d’un petit garçon turbulent qui, au gré d’un rêve, fait voile vers une île mystérieuse. Il y rencontre d’étranges créatures qui l’élisent bientôt roi. Tout est alors prétexte à des fêtes sous les étoiles et à des bagarres pour rire à n’en plus finir. Voilà pour la belle histoire de Maurice Sendak, qui fera le bonheur de vos enfants sur le point d’aller dormir (c’est un papa qui vous l’affirme).
Spike Jonze a su insuffler à son film l’esprit joyeux et poétique du conte. A la naïveté du dessin de Sendak, le cinéaste oppose un réalisme onirique : les personnages, fidèles aux monstres du livre, sont réels. Il leur a donné vie en décidant d’utiliser d’énormes mannequins de poils et de plumes plutôt que d’associer prises de vue réelles et créatures numériques – l’ordinateur servant principalement à animer les visages des monstres. Idem pour l’île : mer, bois, sable, vent, soleil… le film a été principalement tourné en décors naturels, en Australie. Résultat : le spectateur éprouve des sensations sans commune mesure avec celles que dégagerait un environnement virtuel. D’où un sentiment d’étrange familiarité. Comme dans un rêve.


