En salles : Après de longs mois d’un mutisme coupable, pas même justifié par le temps qui passe et ne se rattrape pas, j’ai décidé de sortir de ma très agréable retraite pour faire l’éloge d’un film, qu’écris-je, d’une œuvre célébrant la vie les vieux et les wonderbra : Morning Glory.
"Pour être heureux, il faut penser au bonheur d’un autre" (ce n’est pas moi qui le dis c’est Bachelard, homme à barbe donc intellectuellement poilu), Roger Michell l’a bien compris. Son film n’est guidé que par la joie qu’il peut provoquer dans les organes rétractables de ses spectateurs, pour la plupart arrivés dans la salle par désœuvrement et souvent inadvertance. Le scénario, brillant, magnifie la rencontre explosive d’une jolie cruche arriviste avec un vieux tromblon tout ridé. Tous deux travaillent à la TV, il n'en finit plus de ressasser ses gloires passées, elle a de l'ambition à revendre et un tour de poitrine qui le lui permet.

