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vendredi 6 novembre 2009

Cannibal Holocaust : tristes tropiques


En DVD : Il y a quelques jours, j'avais voulu célébrer la chute du mur en supportant sans broncher un film de l'Est : Nightwatch... Je dois être dans une période commémorative puisqu'avec la mort de Claude Levi-Strauss me prit l'envie de regarder Cannibal Holocaust. Le grand homme se serait certainement bien passé de cet hommage puisqu'il est au cinéma ce que Marc Levy est à la littérature. Toutefois, s'étant déjà rendu en Amazonie à la rencontre des tribus indigènes, il aurait pu reconnaître un ou deux figurants avant qu'ils ne trépassent sous l'effet conjugué de l'occidentalisation de leur comportement et d'un bon coup de pioche dans la gueule.
Quel illustre bonhomme tout de même, ce Lévi-Strauss ! Quelle intelligence admirable ! Je l'écoutais hier dans la folie de rétrospectives télévisées tardives et malgré mon incompréhension totale face à ce qu'il racontait, je n'avais pas l'habituel sentiment de culpabilité que tout être normalement constitué éprouve devant son poste de TV allumé. Dire que je ne retiens de Tristes Tropiques que les étuis péniens plus ou moins sophistiqués des Bororos... Mais foin de ces émois adolescentes et de la découverte de ma sexualité, je voulais vous entretenir d'un des plus gros scandales de l'histoire du cinéma: Cannibal Holocaust, la version non censurée de la précédente version non censurée.