En salles : Attention, perle rare. Dans l’abondante filmographie de Sidney Lumet, décédé au printemps dernier, on oublie très souvent A la recherche de Garbo, qui ressort cette semaine en copie neuve. Et c’est dommage, car derrière ses aspects modestes, de film mineur, c’est l’une des oeuvres les plus secrètes de son réalisateur, certainement celle où il se dévoile le plus – quasiment une sorte d’autoportrait. Certes, sans posséder le souffle élégiaque de A bout de course, ce Garbo talks tient une place à part dans son œuvre. La preuve par trois :
Un registre inhabituel
1 - C’est une comédie, certes douce amère, mais une comédie. Un registre inhabituel pour le réalisateur de Serpico, du Crime de l’Orient-Express ou de Network ! Dialogues, situations, Lumet en possède le BA-BA. Un sans faute. Notamment dans les scènes de ménage du couple Ron Silver-Carrie Fisher, stigmatisant les différences de comportements entre Californiens et New-Yorkais. Ou bien l’anticonformisme et le culot de son personnage principal, interprété avec abattage par Anne Bancroft….