En DVD. Le Créateur est furax. Les hommes se comportent comme des cochons, ils ne prennent pas soin de l'héritage divin, font la guerre sans raison, deviennent obèses, parlent mal... ça ne peut plus durer, il faut qu'ils soient éradiqués de la surface de la terre. Mandaté par son Seigneur et Maître, l'ange Michael est bien embêté. Il aime encore les hommes, il a confiance en eux, il veut leur accorder une chance de se racheter. Il refuse donc d'obtempérer. Ni une ni deux il tombe du ciel droit dans une flaque de LA (il serait tombé à Bouzincourt en Illinois que la face du film en aurait été irrémédiablement changée), se coupe les ailes et fait une razzia dans une armurerie de quartier. La plus puissante des créatures surnaturelles ne sauraient résister à un bon vieux coup de pioche sur sa caboche. Quelques minutes plus tard, l'archange de ce flop avéré - 150K entrées salles- se réfugie dans un drive-in (Le Paradise False, faut le voir pour le croire...) situé en plein désert afin d'y protéger une paumée en cloque jusqu'au cou. ?xml:namespace>
Paul Bettany, acteur généralement inspiré et mondialement connu comme le veinard petit copain de Jennifer Connelly, prête ses traits figés au justicier renégat. De son interprétation, digne de celle de Matthias Hues dans Dark Angel, on ne retiendra qu'une impassibilité confinant à l'hébétude. Cette sobriété serait par ailleurs tout à son honneur si le jeu de ses partenaires était à l'avenant et permettait d'instiller un semblant de cohérence dans une succession de scènes aussi jouissivement nanardes qu'incompréhensibles.