En DVD : Il y a quelques jours, Anderton me fit parvenir un DVD avec pour mission de le chroniquer le plus objectivement possible. Sachant que j'ai un goût immodéré pour les films qui sentent la sueur, le sang et les larmes (ou toutes autres sécrétions corporelles), je fus très surpris de recevoir Broken English de Zoe Cassavetes. Quoi ! Une bluette indé des plus banales alors que la seule romance crédible au cinéma est celle de Gabriel et Kathy dans Tango et Cash ! Je pressentais un grand moment de solitude devant de longues conversations oiseuses sur fond de trip hop psychédélique. Je ne me suis pas trompé... Même si cela ne préjuge en rien de mon avis sur le film.
Dans le monde de Zoé, les filles sont jolies, névrosées et vivent à New York. Désespérément seules, elles n'ont d'autres soucis que de trouver l'âme sœur en papillonnant de droite à gauche dans des soirées branchouilles où des artistes sans talent ergotent vainement. Elles déambulent donc, un verre de vin à la main et la cigarette dans l'autre, dans des lofts sophistiqués en tentant de nouer contact avec celui qui les guérira de leur cynisme de citadines friquées et bien élevées. Imbibées toujours, bourrées parfois, elles sont capables de disserter sans fin sur le malheur qui les accable. Malheur qui se limite au fait d'être baisées par des goujats.
