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mardi 14 septembre 2010

The Town : braquage réussi pour Ben Affleck


En salles : C'est une histoire de quartier, de braquages, de jeunes hommes qui n'ont que le crime pour s'en sortir et d'un jeune homme qui veut sortir du crime. Le quartier, c'est Charlestown. The Town. Un coin craignos de Boston, aux racines irlandaises, où l'on devient criminel de père en fils. A l'instar de Doug MacRay (Ben Affleck), dont le père (Chris Cooper) est en taule et la mère a disparu.



Tuyauté par un chef de gang (Pete Postlethwaite), Doug s'attaque aux banques, avec ses trois compères, dont le teigneux James Coughlin (Jeremy Renner). Une vie de merde qui bascule lors d'un casse : la directrice de l'agence (Rebecca Hall) qu'ils ont cambriolée vit à Charlestown.Elle pourrait les reconnaitre malgré leurs masques. James veut la supprimer, Doug propose de la surveiller. Un contact rapproché qui ne laisse indifférents ni l'une, ni l'autre. Une relation casse-gueule entre une victime et un braqueur qui cache son identité. D'autant que le FBI, emmené par l'agent Frawley (Jon Hamm), mène l'enquete.



Ben Affleck maitrise



L'intrigue de The Town est classique, je vous l'accorde. Elle rappelle celle de Heat. La filiation avec le film de Michael Mann ne s'arrete pas là : les personnages sont soignés et interprétés par des acteurs au top, les scènes d'action, très efficaces, privilégient le réalisme, la tension va crescendo... Mais ce serait moche de reléguer The Town à un Heat bis.



Après Gone Baby Gone, Ben Affleck confirme ses talents de cinéaste. Sa mise en scène, comme son jeu d'acteur, fait preuve d'une grande maitrise. Il y a dans The Town une économie de moyens, un refus d'effets gratuits et de pathos qui permet à l'histoire et aux personnages de gagner en profondeur. Et en noirceur. Pas d'analyse sociologique à deux balles, non plus. Originaire du Massachussetts, Affleck décrit un monde sans s'apesantir. Sans juger non plus.



Quant à Affleck, l'acteur, il a abandonné son sourire en coin, rasé ses cheveux, musclé son corps, pris l'accent de Charlestown. Il livre une prestation tout en finesse, en retenue. Et ses partenaires sont à la hauteur. Personnellement, j'ai pris une grosse claque. Comme son personnage, Ben Affleck est un nouvel homme (souvenez-vous, le gars était considéré comme fini, ringardisé par sa liaison avec J-Lo, ses films ratés tels Gigli). Il mérite tout notre respect. Et j'ai envie d'aller gueuler sur Hollywood Boulevard : "Hey guys, there's a new director in (the) town !"



Anderton

lundi 20 octobre 2008

Vicky Cristina Barcelona : Woody Allen a du goût

En salles. L'une est blonde, l'autre brune. Toutes deux sont jeunes, jolies et en vacances à Barcelone. Appartenant à un milieu privilégié, elles peuvent se permettre d'avoir des idées et le choix quant aux vies qu'elles veulent mener (en même temps, on imagine mal un film de Woody Allen avec les Vamps en transhumance à Brixton : y'a des Ken Loach pour ça). Comme elles défendent des conceptions de l'amour diamétralement opposées (raison vs passion : Woody Allen déplace le curseur où bon lui semble et ne donne évidemment pas de réponse sur l'équilibre parfait), on assiste à des conversations fort abstraites dans lesquelles il résulte que le bonheur nous file entre les doigts mais qu'il vaut mieux être un artiste poilu qu'un trader imberbe.
Vicky (Rebecca Hall), comme Cristina (Scarlett Johansson), tomberont en effet sous le charme de Javier Bardem, peintre bohème à la langue (mais pas seulement) bien pendue. Elles devront alors faire un choix : soit suivre les chemins de traverses de la vie de bohème, soit emprunter la grande autoroute d'une vie bien balisée.
Viva Espana
Exposé comme ci-dessus, on pourrait croire que Vicky Cristina Barcelona (découvrez ici notre dossier: trailer, infos...) est un énième film cérébral sur une thématique rebattue. Oui, mais il y a Barcelone et Penelope Cruz. On n'en attendait pas moins de la part de Woody Allen : il nous fait oublier la teneur surfaite de son propos en balancant une furie sexuée au milieu du petit trio d'amants évoluant dans une ville ensoleillée où tout paraît possible.
Barcelone, c'est beau, c'est chaud, c'est romantique. Avec Pénélope Cruz en sus, ça devient carrément jouissif. Le New-yorkais l'a bien compris, l'Espagne fait rêver et la Barcelonaise bander. Un peu de sensualité dans ce monde d'intellos, ça fait du bien.
Mon conseil : a voir évidemment.
Sentenza

dimanche 18 mai 2008

Scarlett Johansson privée de Festival de Cannes pour ses caprices

L'acteur espagnol a invoqué des raisons familiales ; la comédienne américaine a tout simplement été privée de montée des marches.
Le studio était pourtant prêt à lui payer le voyage mais la Miss a exigé qu'un maquilleur personnel l'accompagne. Coût : 5000 euros par jour, soit 20.000 euros pour quatre jours.
Cela faisait un peu cher le repoudrage de nez (et de seins, vu que Scarlett aurait certainement mis un décolleté). Mademoiselle Johansson est donc restée aux Etats-Unis.
Cruz super star
Perfides, des responsables de studios ont déclaré que de toute façon, le film reposait surtout sur les performances exceptionnelles de Penelope Cruz et de Rebecca Hall, mises en valeur par Javier Bardem.
D'autres vipères cannoises ont souligné que Penelope Cruz avait illuminé la soirée pluvieuse.
Ovation et grosse teuf
Pour couronner le tout, après la projection, Woody Allen et ses deux actrices ont reçu une standing ovation de 10 minutes. La soirée s'est terminée au prestigieux Eden Roc où le magazine Vanity Fair avait organisé une méga soirée. Parmi les invités, du beau monde : Sean Penn et son ex-ex, Robin Wright Penn, Mick Jagger, la bande d'Indiana Jones 4 (cliquez ici pour découvrir trailers, photos et bonnes infos !), à savoir Harrison Ford et sa compagne Calista Flockhart, Cate Blanchett, Karen Allen, Jim Broadbent, John Hurt, Ray Winstone, Steven Spielberg, George Lucas et Shia LaBeouf, ainsi que Will Smith et Madame, Jada Pinkett Smith, Natalie Portman, Joan Collins, Faye Dunaway... Il se dit même que notre Johnson & Johnson est venu foutre le boxon. Mais on attend une confirmation.
Potin pécho sur le Daily Mail
Anderton

samedi 17 mai 2008

Cannes 2008 : Penelope Cruz muette sur son baiser lesbien

Artistes : C'est sous la pluie mais protégée par une immense toile et une forêt de parapluies que Penelope Cruz a monté les marches du Palais des Festivals, samedi soir, en compagnie de Woody Allen et sa compagne et de Rebecca Hall (cf. la vidéo de Canal+).
Ils venaient présenter hors compétition Vicky Cristina Barcelona (découvrez ici notre dossier : trailer, infos...). Scarlett Johansson et Javier Bardem n'ont pas foulé le tapis rouge car ils n'ont tout simplement pas fait le déplacement au Festival de Cannes.
On ne parle pas la bouche pleine
Le film a été bien accueilli par la critique. Evidemment, lors de la conférence de presse, la veille, Penelope Cruz a eu le droit à une question sur le langoureux baiser échangé avec Scarlett Johansson (je croyais qu'il s'agissait d'une scène d'ébats lesbiens ?!). Elle a soupiré, précisant qu'on lui avait déjà posé quatre fois la même question. Elle a précisé qu'elle n'avait trouvé aucune bonne réponse à donner (dis que t'as aimé ça !! - zut, je bave) et qu'elle préférait donc ne pas répondre.
Elle a aussi indiqué qu'elle s'était demandé ce que Woody Allen répondrait à une telle question. Le cinéaste n'a rien dit non plus. C'est peut-être mieux comme ça... Le mystère entretient le soufre.
Anderton