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vendredi 4 octobre 2024

Michel Blanc, un cinéaste qui bouscule les codes

Michel Blanc Grosse fatigue CINEBLOGYWOOD

Il y a des matins comme ça... Apprendre le décès de Michel Blanc, à 72 ans, ça file un sacré coup. Le comédien nous a tant régalés dans des rôles d'emmerdeurs mythos (éternel Jean-Claude Dusse) puis dans des rôles plus graves (Monsieur Hire), où à chaque fois il nous bouleverse par la justesse de ses interprétations. C'était aussi un brillant scénariste qui a réussi à devenir un grand metteur en scène. Pour lui rendre hommage, j'ai envie de revenir sur ses deux premières réalisations : Marche à l'ombre (1988) et Grosse fatigue (1994).

samedi 13 février 2021

Cadors de la comédie (2/4) : Patrice Leconte, du rire au drame

Patrice Leconte Juste une mise au point CINEBLOGYWOOD

Artistes : OCS Géants diffuse ce soir à 22h25 le deuxième épisode de Juste une mise au point, une série documentaire produite par Sébastien Labadie et consacrée aux maîtres de la comédie française. Après Francis Veber, place à Patrice Leconte.

jeudi 23 janvier 2020

Tenue de soirée - Grosse fatigue : vous reprendrez bien deux coups de Blanc ?

Artiste : Hasard du calendrier, Michel Blanc is back dans les bacs. En blu-ray. Et, qui plus est, dans deux comédies grinçantes : Tenue de soirée (1986), de Bertrand Blier, et Grosse fatigue (1994), deuxième réalisation de l'acteur. Le passage des ans n'a en rien entamé la force des films, servis par des mises en scène classieuses et des interprétations monumentales, et dont le propos sur l'identité au sens large s'avère complètement d'actualité.

mardi 13 juin 2017

Secrets de cinéma : 30 cinéastes français se livrent

A lire : A force de s'entretenir avec la crème des cinéastes français depuis de longues années, Bruno Cras, journaliste à Europe 1, a recueilli leurs confidences sur leurs oeuvres cultes. Celles dont les images nous accompagnent à jamais et dont les répliques jaillissent au fil de nos conversations. Dans Secrets de cinéma, publiés chez Plon, 30 films sont évoqués par leur réalisateur ou leur réalisatrice. Et c'est un plaisir de lecture.

lundi 11 février 2013

Daniel Toscan du Plantier, dix ans déjà


Artistes : Pendant plus de vingt ans, le cinéma français a été incarné par une moustache frétillante surmontée d'une paire d'yeux rieurs. Le visage de Daniel Toscan du Plantier. Chez Gaumont, Unifrance et à l'Académie des César, l'homme a partagé avec passion son amour pour le 7e art. Elégant, raffiné, Toscan a su promouvoir auprès du plus grand nombre un cinéma intelligent, exigeant parfois, mais jamais élitiste. Il a produit Bresson, Fellini, Greenaway mais aussi Losey, dont le Don Giovanni reste une des plus magistrales adaptations cinématographiques d'opéra, et bien sûr, Pialat.

Comment imaginer duo plus improbable que celui constitué par le réalisateur bourru et le producteur volubile ? De leur collaboration sont pourtant nés certains des plus grands films de Pialat : A nos Amours, qui révèle Sandrine Bonnaire ; Police ; Sous le Soleil de Satan, et sa Palme d'or qui suscite applaudissements et sifflets auxquels Pialat répondra par un célèbre : "Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus" (voir la vidéo) ; Van Gogh...

Malgré sa stature et sa voix aristocratiques, Daniel Toscan du Plantier savait aussi déconner. Avec Alain Chabat, lors d'une émission consacrée au cinéma sur Canal+, ou Michel Blanc, dont il produit Grosse Fatigue. Sa verve nous manque, son enthousiasme aussi, ses choix artistiques surtout. Daniel Toscan du Plantier est mort le 11 février 2003 pendant le Festival de Berlin. Le 7e art chevillé au corps.

Anderton

 

mercredi 26 octobre 2011

Les Marches du Pouvoir vs L’Exercice de l’Etat


En salles : A quelques mois de l’élection présidentielle, sortent deux films consacrés à la politique : l’un, américain, a pour cadre la campagne des primaires au sein du Parti démocrate – Les Marches du Pouvoir, de George Clooney ; l’autre, le pouvoir au quotidien, du point de vue d’un ministre des Transports, dans la France d’aujourd’hui, L’Exercice de l’Etat, de Pierre Schoeller. Deux visions, pour deux films parfaitement dissemblables, et pourtant pas si éloignés. A vous de voter !

Casting trois étoiles

Pour porter leurs intrigues, casting trois étoiles des 2 côtés de l’Atlantique. Tendance glamour, pour le Clooney : outre George Clooney, à la voix charmeuse et envoûtante, le beau gosse du moment, Ryan Gosling, dans un rôle initialement dévolu à Leonardo DiCaprio, reconverti en coproducteur du film. Les filles, ce film, c’est pour vous !! A leurs côtés, deux excellents second rôles du ciné US : Philip Seymour Hoffman, toujours aussi rustre et débonnaire ; Paul Giamati, en incomparable renard de campagnes…électorales. Malgré le rôle crucial de Evan Rachel Wood en stagiaire égarée dans ce monde de loups, et l’apparition de la femme du sénateur, nous sommes résolument dans un monde masculin. Ainsi de la journaliste incarnée par Marisa Tomei, qui peine à exister dans ce monde macho.

Côté France, casting 3 étoiles, mais du sérieux, du lourd, du respect, et peu de glamour : Olivier Gourmet, dans le rôle titre du ministre des Transports, Michel Blanc, dans celui de son directeur de cabinet, et Zabou Breitman dans celui de sa conseillère en communication. A leurs côtés, on retrouve également deux grands théâtreux Laurent Stoker et Didier Bezace, encore peu connus du grand public. Ce qui confère à leur prestation une réelle authenticité proche du documentaire. Un signe ? Là, pas de DiCaprio à la production, mais les frères Dardenne. Ca pose un film !

jeudi 28 mai 2009

Tenue de soirée : le fou rire de Depardieu

Artistes : J'adore Tenue de Soirée. Une mise en scène sensuelle de Bertrand Blier, une belle photo... Des acteurs géniaux : Gérard Depardieu, Michel Blanc (qui a remporté un prix d'interprétation à Cannes), Miou-Miou mais aussi Jean-Pierre Marielle, Michel Creton, Bruno Cremer... Une musique composée par Serge Gainsbourg... Des dialogues ciselés, également signés Blier, que je connaissais par coeur.
Faut dire qu'il y avait des perles. "J'ai un tatouage à plusieurs dimensions. Un tatouage qui se déplie. Quand il roupille, c'est une grenade. Quand il se réveille, c'est une torpille. Est-ce que ça t'intéresserait de le voir ?" (Depardieu en slip léopard face à Michel Blanc, vaguement inquiet).
Bref, si tu n'as pas encore vu cette histoire de trio amoureux, va vite acheter le DVD. Et voilà que je découvre un extrait du making of dans lequel Depardieu veut faire de Michel Blanc une reine ! Cela se regarde ci-dessous. Enjoy !
Merci à Raph pour ce trouvaille précieuse
Anderton

mardi 23 octobre 2007

Le Deuxieme Souffle : ça me le coupe !

En salles : Passer après Jean-Pierre Melville est toujours une affaire compliquée, car n’est pas dieu qui veut. Pour cette nouvelle adaptation du livre de José Giovanni, Le Deuxième Souffle (dont voici la bande-annonce), Michelle et Laurent Pétin (Arp sélection) se sont attachés à ne pas faire dans la demi-mesure. On l’a déjà dit : LE Corneau du Choix des armes, le plus gros casting de l’année et forcément les sous qui vont avec.
Dans ton Gu !
L’histoire : Gustave Minda, dit Gu, célèbre et dangereux gangster condamné à vie, s'évade de prison. Traqué par la police, il veut s'enfuir à l'étranger avec Manouche, la femme qu'il aime. Ayant besoin d'argent, il accepte de participer à un dernier hold-up. Voici la bande-annonce du film de Melville.
Polar noir à l’issue forcément dramatique sublimé par la musique (bravo, Bruno Coulais), brutalité des rapports humains, violence des fusillades, loyauté bafouée, éclairages travaillés, ralentis haute def : le film a une vraie Gueule de grand film français.
Là où La Môme était un poil prétentieux (un montage alambiqué à en perdre le spectateur), le film de Corneau est limpide et fluide. 2h35 dans les années 50 avec le faste de l’époque. C’est beau (parfois trop même), mais au-delà de ça, Auteuil habite son personnage et nous rappelle même par moment l’immense Lino jusqu’à une ressemblance physique troublante (voir la scène du train).
Là-dessus, on a des seconds rôles inspirés : Duvauchelle tient la dragée haute à un Dutronc tout en retenue, Philippe Nahon au top dans son rôle de méchant, Melki parfait enc…. et Cantona…beau joueur ! Ajoutez à cela un Michel Blanc qui succède parfaitement Paul Meurisse, et pour une fois, on comprend tout ce que dit Monica. Et encore Daniel Duval, Jean-Claude Dauphin et Jacques Bonnafé…
Qui sera empereur aux Césars ?
Ça va chauffer aux Césars, entre La Môme et Le Deuxième Souffle. Pour Meilleur Acteur et Actrice, ça sera facile mais pour meilleur film, les votants vont se faire mal. Pour moi, c’est choisi. Corneau a fait un très grand film. En même temps avec les Césars, on n’est jamais à l’abri d’une bonne blague (Lady Chatterley ou L’Esquive… Qui s’en souvient ?! Donc ça se jouera peut être entre UV et Roman de Gare…. Va savoir).
Mon conseil : Allez-y, reprenez votre souffle et allez-y encore.

Le Deuxième Souffle de Alain Corneau (sortie le 24 octobre), avec Daniel Auteuil, Michel Blanc, Eric Cantona, Jacques Dutronc, Gilbert Melki, Philippe Nahon, Nicolas Duvauchelle, Monica Belucci et quelques autres…
Marcel Martial (3 poumons)

dimanche 14 octobre 2007

Le Deuxième souffle : La Môme 2 ?

En salles (bientôt) : Il ne reste plus qu’a retenir notre souffle quelques jours. Voici que déboule un des projets les plus ambitieux du cinéma français en 2007 : Le Deuxième souffle (dont voici la bande-annonce), le remake du film homonyme de Jean-Pierre Melville (dont voici aussi la bande-annonce).
D’ailleurs, Laurent Pétin son producteur, parle plus volontiers "d’une nouvelle adaptation du roman" de José Giovanni.
Pour nous spectateurs, c’est surtout le retour d’une certaine idée de Grand Cinéma Français qui ne fait pas dans la demi mesure : un cast en béton, un réalisateur en laiton et un budget en millions (21 et en euros).
2 types topent là
Soit une équation qui nous rappelle un certain film récent : le biopic de Piaf, La Môme. On ne peut donc que se régaler à l’avance de savoir que le film que Corneau annonce "comme une tragédie avec de grands personnages" se fasse une place dans les salles avec plus de 650 copies annoncées pour le 24 octobre.
Pour la petite histoire, Alain Corneau en rêvait depuis 30 ans, depuis qu’il avait vu le film. Ensuite il a travaillé avec José Giovanni. En 2004, il fait les mots bleus pour Arp sélection, la société de Michelle et Laurent Pétin. Eux avaient les droits du livre, et pensaient en confier l’adaptation à Johnnie To ou John Woo, grands fans de Melville (comme Tarentino, Tsui Hark, Moi, Toi etc…).
Bref, au hasard des discussions, ils se découvrent la même passion pour le même projet et tope là on le fait.
Comme quoi la vie ce n’est pas compliquée.

Le Deuxième souffle de Alain Corneau (sortie le 24 octobre) Avec Daniel Auteuil, Michel Blanc, Eric Cantona, Monica Belucci et quelques autres…
Marcel Martial (un top type)

vendredi 9 mars 2007

Affiches : Les Témoins/Closer, copies conformes

En salles : Quand, dans un film, on retrouve une sacrée belle pléiade d’acteurs, les producteurs misent logiquement sur leurs sacrées belles gueules. C’est la raison pour laquelle sur l’affiche du dernier film d’André Téchiné, Les Témoins, on retrouve Emmanuelle Béart, Sami Bouajila, Julie Depardieu, Michel Blanc et l’inconnu, Johan Libéreau. Gros plans, visages fermés, airs graves. On comprend que ce sont eux les Témoins du titre, que l’histoire n’est pas forcément drôle, mais que l’étalage de cette jolie brochette doit forcément valoir le détour.
Impression de "déjà vu" ? C’est normal.
Souvenez-vous, début 2005, Closer, le dernier film de Mike Nichols débarquait dans les salles avec une affiche plus qu’alléchante. Pour vous Messieurs, les jolies bouilles de Julia Roberts et Natalie Portman, et pour nous, Mesdemoiselles et Mesdames, les gueules d’amour de Clive Owen et Jude Law. Eh oui, déjà à l’époque, ça donnait envie ! Quand on regarde les deux affiches l’une à côté de l’autre, ça devient très clair : Les Témoins se la jouent Closer, il n’y a pas photo.
Avec ces têtes d’affiche super glamour, le film de Nichols avait réussi à capter l’attention de près de 25.000 spectateurs le premier mercredi (900.000 au total sur toute la période de son exploitation). Quant aux Témoins, ils n’ont, eux, attiré que 7000 personnes le jour de leur sortie. Moralité : affiche similaire ne signifie pas forcément même box-office spectaculaire. CQFD.
Black Mamba