31 décembre 2006

Jim Carrey pète un câble au réveillon

Artistes - Sur le web : Anderton et Black Mamba souhaitent à tous leurs lecteurs (oui, il y en a au moins deux - auteurs non compris) un réveillon aussi givré que celui de Jim Carrey en 1999-2000. Mais voyez plutôt (ouaf!). Et une excellente année pleine d'émotions dans les salles et salons (home cinéma oblige) obscurs. Prochain rendez-vous en 2007.
And since we got some English speaking readers out there, we wish you a New Year's party as crazy as Jim Carrey's in 1999-2000 (click on the link above). Happy new year full of movie emotions, y'all!

29 décembre 2006

Meilleurs films de l'année : Melville number one

En salles - En DVD : Glenn Kenny, critique au magazine américain Premiere, a dressé sa liste des dix meilleurs films de l'année. Surprise, son premier choix est un film français... qui date de 1969 !
L'Armée des Ombres de Jean-Pierre Melville n'avait jamais été distribuée aux Etats-Unis avant le printemps dernier : en voici la bande-annonce. Cette oeuvre sombre et bouleversante a été encensée par la critique américaine. Et Glenn Kenny en a fait son meilleur film de l'année, évoquant un "instant classic" (un "classique instantané").
Parmi ses autres coups de coeur : Inland Empire (David Lynch), Volver (Pedro Almodovar), Les Infiltrés (Martin Scorsese), Clean (Olivier Assayas), Le Labyrinthe de Pan (Guillermo del Toro), L'Enfant (Jean-Pierre et Luc Dardenne), Marie-Antoinette (Sofia Coppola), The Fountain (Darren Aronofsky) et The Queen (Stephen Frears).

26 décembre 2006

Les 4 Fantastiques 2 : la bande-annonce

Sur le web : Les FF sont de retour ! Cette fois-ci, les quatre super-héros affrontent le Surfeur d'argent, comme le prouvent le titre de ce nouvel opus (Rise of The Silver Surfer) et la bande-annonce qui va avec.
Le premier épisode m'avait un peu laissé sur ma FFaim, malgré quelques bons moments. J'espère que l'histoire, les personnages et la réalisation auront franchi un nouveau niveau : celui établi par les séries des Spider-man et X-Men.

Transformers : la bande-annonce

Sur le web : Après un trailer alléchant, la bande-annonce de Transformers est dispo sur Yahoo Movies.
Le film a l'air spectaculaire, à l'image de l'association Michael Bay (réalisateur)-Steven Spielberg (producteur exécutif). Rendez-vous le 4 juillet prochain (date de la sortie américaine) pour juger sur pièces... transformables.
Merci à Chryde pour les captures d'images.

24 décembre 2006

Merry Christmas 2 : mes films de Noël à moi aussi

En DVD : Black Mamba a dégainé sa plume la première pour vous faire part de ses films de ou sur Noël préférés. Du coup, elle m'en a piqué quelques uns mais il m'en reste sous le sapin :

Piège de cristal (Die Hard, John McTiernan)
Un Noël sans neige et où les Christmas carols sont interprétés par Run DMC : bienvenue à Los Angeles ! Cela vous surprend : John McClane (Bruce Willis) aussi a eu du mal à s'y faire. Ce pur flic de New York débarque dans la tour de la boîte où bosse sa femme quand une bande de bandits européens investit le building. Au risque de me la péter, j'ai découvert Die Hard (littéralement, Dur à cuire ou Meurs durement) à sa sortie, à L.A., en 1988. Et j'ai pris une sacré claque en même temps qu'un de mes plus beaux pieds cinématographiques. Les références à Noël sont omniprésentes : j'aime beaucoup le "Ho ! Ho ! Ho ! Now I have a machine gun" que McClane écrit au marqueur sur le premier bad guy qu'il dézingue.
1941 (Steven Spielberg)
C'est l'oeuvre la plus barrée de Spielberg, le film d'un ado attardé qui s'éclate à casser ses jouets. Quelques jours après Pearl Harbour, Los Angeles s'attend à une invasion nippone. D'ailleurs, un sous-marin japonais traîne près des côtes. Militaires bornés ou insouciants, civils "va-t-en guerre"... tout le monde en prend pour son grade. Lors d'une des scènes les plus loufoques de ce film qui n'en manque pas, un groupe de soldats décide d'éteindre à coups de bastos les illuminations de Noël censées attirer les avions ennemis. Un psychopathe du pilotage (le regretté John Belushi) finira d'ailleurs par se prendre une statue géante de Santa Claus sur la tête. On ne plaisante pas avec Noël.
Gremlins (Joe Dante)
Joe Dante ne plaisante pas avec Noël, il le dynamite ! Après avoir présenté la petite ville américaine typique sous la neige et les illuminations rouges et vertes, il y balance une horde de monstres aussi bordéliques qu'irrespectueux. L'un d'entre eux, planqué dans un sapin, attaque la maîtresse de maison. Jambes écartées, l'arbre multicolore sur le ventre, elle tente de résister à son agresseur. On a l'impression qu'un symbole de Noël tente de violer une brave mère de famille. Au fait, c'était pour tout public, Gremlins ?
Un fauteuil pour deux (Trading places, John Landis)
Deux frangins aussi pingres que friqués transforment l'un de leurs meilleurs employés (Dan Ackroyd) en SDF et le remplacent par un faux cul-de-jatte expert en arnaques (Eddie Murphy). Scène mémorable : Ackroyd, déguisé en Père Noël, trempé jusqu'au os, imbibé d'alcool, machouille un saumon qu'il extrait tant bien que mal de sa barbe. Santa Claus is a trash !
Harry Potter à l'école des sorciers (Harry Potter, Chris Columbus)
Là, vous dites : "Un peu des respect pour cette fête familiale !". OK, la première aventure du jeune prodige balafré met tout le monde d'accord. On y découvre un univers magique (en même temps, c'est normal, c'est une école de sorciers) où il neige dans la salle à manger et où le festin de Noël n'a jamais aussi bien porté son nom. Vous reprendrez bien un peu de dinde ?
Les 101 Dalmatiens (101 Dalmatians, Geronimi, Luske, Reitherman)
Pas de Noël sans Disney ! Cela tombe bien, cette histoire de famille nombreuse à poils blancs et tâches noires se déroule lors des fêtes de fin d'année. Une vilaine amatrice de fourrure, Cruella DeVil (avec un nom pareil, z'auraient dû se méfier), kidnappe une portée de 99 chiots pour s'en faire un manteau. Pongo et Perdita, les parents, partent à la rescousse, aidés par tous leurs amis à quatre ou deux pattes. Et tout finit bien sous le sapin.


Sinon, Noël, c'est aussi la période bénie pour s'organiser une orgie de films. Il y a bien sûr les incontournables qui passent et repassent à la télé. Pour moi, il s'agit surtout des Dix Commandements et du Plus grand chapiteau du monde, tous deux signés Cecil B. DeMille. Du grand spectacle. Plus récemment, la trilogie du Seigneur des Anneaux s'est imposée comme le grand rendez-vous de ces quelques jours de vacances.
PS : La BBC propose un quizz sur les films de Noël. J'ai eu 6 sur 10. Et vous ?

Merry Christmas : mes films de Noël...

En DVD : Il y a quelques jours, Anderton m'a dit "Et si on faisait un post sur les films de Noël ?"... En voilà une idée qu'elle est bonne ! Mais j'ai quand même dû me creuser les méninges... Il y a les classiques, évidemment et puis il y a ceux qu'on oublie, parce qu'on les a vus à Noël oui, mais quand on avait douze ans.

Résultat, voilà ma petite liste de films de Noël. Ça ne vole pas souvent très haut, mais ça colle parfaitement au Christmas spirit !

Joyeux Noël !


Love actually

C’est, entre autres moments charmants, une scène culte. Celle du mimi et so british Hugh Grant qui, dans le rôle d’un premier ministre britannique amoureux, enchaîne quelques déhanchés endiablés à travers les pièces du 10 Downing Street au rythme de "Jump for my love" des Pointer Sisters. Il y a aussi un chanteur grossier et désabusé, un couple en mauvaise passe, un petit garçon amoureux… Love is in the air, et en plus c’est Noël… Que demander de mieux ?


L’Etrange Noël de Monsieur Jack…
… Du grand Tim. Ou comment faire incarner par un anti-héros inquiétant, roi des citrouilles au pays d’Halloween, le rôle du mythique Santa Claus. Jack Skellington, de son petit nom, résume à lui seul l’esprit de Noël vu par Burton et rythmé parfaitement par la musique de Danny Elfman. Jack décide de distribuer ses propres cadeaux effrayants aux enfants et déclenche des situations infernales. C’est décalé, subversif, inventif et tout se termine bien, finalement.


Maman j’ai raté l’avion
Le "grand" – l’unique ? – film de Macaulay Culkin, du temps où il était l’un des enfants les plus bankable du cinéma hollywoodien. Il y a plein de bonnes choses à retenir de cette comédie et notamment tout un tas de pièges à monter, à grand renfort de carton pâte et d’imagination. Lâcher un fer à repasser brûlant sur la tête du méchant, balancer de l’eau sur le perron de la maison, pour qu’une fois gelée, elle devienne une patinoire redoutable. Bref, le film idéal pour les petits et les grands qui le sont restés.



Le Père Noël est une ordure
Le classique par excellence évidemment. Des répliques à reprendre en chœur "C’est c’lâ, oui", "C’est bon, c’est très fin, ça se mange sans faim", "J'n'vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer" ou "Minuterie !". Rien à ajouter, c’est très con, très culte, mais ça fait toujours marrer.


Miracle sur la 34ème rue
Alors là… Dans le genre film de Noël trop mimi, Miracle sur la 34ème rue se pose vraiment là ! L’histoire d’un employé de grand magasin qui, pour animer sa boutique, choisit d’embaucher un vieux monsieur qui prétend être le vrai Père Noël. Ledit vieux monsieur se retrouvant au tribunal pour le prouver… C’est plein de bon esprit, de lutins, de rouge et de vert, de neige, de sapins multicolores… C’est beau comme une guirlande de Noël !



Le Grinch
Un peu dans la veine de l’Etrange Noël de Monsieur Jack. Cette fois-ci, c’est l’excellent Jim Carrey qui prête sa voix et ses mimiques délirantes (un peu cachées derrière un masque et des poils verts) à un héros-titre, bien décidé à pourrir la fête de Noël des habitants de Chouville. Marrant, plein de mauvais esprit cinglant sur l’esprit de Noël, réjouissant !



Elfe
Will Ferrell, enfin ! Elfe, c’est l’un des premiers films qui a fait connaître en France l’acteur-humoriste américain, connu pour avoir fait les belles heures comiques du Saturday Night Live dans les années 90. Dans ce conte farfelu, il joue un humain élevé par les lutins du Père Noël et qui, à cause de sa différence, va être parachuté parmi ses semblables pour retrouver son père biologique. On retrouve alors Buddy, son personnage ignorant, naïf et paumé, au milieu de la jungle hostile de New-York. Situations cocasses et délirantes, Will Ferrell est hilarant !

19 décembre 2006

Dirty Harry goes fishing

Artistes - Sur le web : Invité du "Late Show", Clint Eastwood explique à David Letterman que les studios voudraient qu'il fasse un nouveau "Inspecteur Harry". Et l'acteur de leur répondre : "Et qu'est-ce qu'il ferait ? De la pêche à la mouche ? On le verrait à la retraite ? Il poursuivrait les méchants avec un déambulateur ?". Clint, you made my day !

16 décembre 2006

Le salon du cinéma... Enfin !


Avis à tous les dingos du Septième Art que nous sommes : le Salon du cinéma est né ! Pour les parisiens ou franciliens, vous êtes chanceux ! Pour les provinciaux, il va falloir réserver vos billets de TGV ! Le salon se déroulera du 12 au 14 janvier au Parc des expositions de la Porte de Versailles...
"Trois jours pour vivre le cinéma de l'intérieur", c'est le pitch...
Au programme :
- des rencontres avec des réalisateurs (Rappeneau, Braoudé, Belvaux, Gatlif, ...), des acteurs (Berléand, Forrestier, Seimou,...), des techniciens et tous les autres métiers du cinéma (effets spéciaux, cascades ou castings).
- le tournage en direct live d'un court-métrage réalisé par Nils Tavernier. Le public sera d'ailleurs invité à participer pour la figuration... Vous en avez toujours rêvé ? Votre heure de gloire est peut-être arrivée !
- des projections de grands films, les bandes-annonces des longs-métrages qui nous feront vibrer en 2007, des makings of exclusifs...
Ca donne envie !
Evidemment, l'entrée n'est pas gratuite, mais tout ça reste très raisonnable pour les fanatiques de ciné. 21 € le pass pour trois jours, 10 € le pass pour la journée (Possibilité de réserver directement ses billets sur le site officiel du salon).

Quand on aime, on ne compte pas : rendez-vous à la mi-janvier !

15 décembre 2006

Harry Potter et l'Ordre du Phénix : la bande-annonce

Sur le web : Harry Potter et l'Ordre du Phénix ne sort pas dans les salles avant le 13 juillet 2007. Mais la bande-annonce est déjà sur Internet. Personnellement, je la trouve "bof".

14 décembre 2006

Pirates des Caraïbes 3 : Hong Kong style

En prod - En DVD - Sur le web : Le site moviesonline.ca lève un petit voile sur le 3e épisode de Pirates des Caraïbes, en publiant deux photos officielles du film. En voici une, qui réunit deux vieilles connaissances : Jack Sparrow (Johnny Depp) et le capitaine Barbossa (Geoffrey Rush). A leurs côtés, un nouveau venu dont on ignore le nom mais pas l'interprète : le Hong-Kongais Chow Yun-Fat (The Killer, A Toute Epreuve, Tigre et Dragon). Sortie prévue : 26 mai 2007.
En attendant, la sortie en DVD de Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit a été aussi fructueuse que sa distribution en salles. Lors de la première semaine dans les rayons des magasins américains, il s'en est vendu 10,5 millions d'unités. En une semaine ! Ce qui en a fait le meilleur démarrage vidéo pour 2006, devant Le Monde de Narnia (14 millions de DVD depuis avril dernier). Idem au Royaume-Uni et au Japon. Du coup, les acheteurs américains ont également craqué pour le premier film de la trilogie, La Malédiction du Black Pearl, qui a été propulsé à la 9e place des meilleures ventes de DVD trois ans après sa sortie ! Une malédiction comme ça, Disney en veut bien tous les ans.

12 décembre 2006

Saddam Gibson et Gordon Jones


Artistes : Apocalypto n°1 au box-office quelques mois à peine après une controverse qui semblait mettre un terme à la carrière de Mel Gibson (voir posts précédents). Ce type est un sorcier. D'ailleurs, il en avait la barbe. Un attribut qui a fait penser à Saddam Hussein. C'est oublier que Charlton Heston portait la même dans Les Dix Commandements et cela collerait mieux avec la foi affichée de Mel Gibson.
Mais il y a une autre ressemblance entre un acteur et un leader politique qui, personnellement, me frappe davantage. Regardez Gordon Brown, le ministre britannique des Finances et successeur de Tony Blair à la tête du Parti Travailliste. Il ne vous rappelle pas... Terry Jones, l'un des Monty Python. Hein, dites, allez ?... M'enfin ?! "Ce sont mes yeux ou quoi ?"

10 décembre 2006

Apocalypto : la bande-annonce

Le film de Mel Gibson est classé n°1 au box-office, après son premier week-end dans les salles nord-américaines.

Apocalypto : la rédemption de Mel Gibson

En salles : Franchement, il y a encore quelques jours, qui aurait misé un dollar sur Mel Gibson ? Déjà soupçonné d'être antisémite depuis la sortie de La Passion du Christ, le réalisateur de Braveheart avait laissé exprimer sa haine envers les juifs lors d'un contrôle de police, l'été dernier. "J'étais bourré, je ne le pensais pas", s'était-il excusé en substance. Sans convaincre. L'homme semblait fini, pour Hollywood en tout cas. Et son film, Apocalypto, paraissait voué à une sortie en catimini et donc une brève carrière en salles.
Contre toute attente, le scénario catastrophe ne s'est pas produit. La semaine dernière, les journalistes américains ont pu découvrir son oeuvre sur la civilisation maya. Et là, les médias ont applaudi le film, reconnaissant à Gibson le don de remuer les spectateurs. Tout en se questionnant pour son goût malsain pour la violence. Le film est d'ailleurs classé R (interdit aux moins de 16 ans).
Les hommes préfèrent Mel
Le public a suivi - des hommes, à 60%. Pour son premier week-end dans les salles d’Amérique du Nord, Apocalypto a pris la première place du box-office, en engrangeant 14,2 millions de dollars. C’est toutefois le plus petit "score" réalisé par un n°1 depuis le week-end du 8 septembre. Et l’on est bien loin des 84 millions de dollars cumulés par La Passion du Christ à sa sortie. Pour autant, Paul Dergarabedian, spécialiste du box-office, n'est pas surpris par le succès d'Apocalypto. Selon lui, la polémique a été "sans aucun doute" un coup de pouce, Disney (le distributeur) n'ayant pas hésité à mettre en avant le cinéaste lors de la promotion.
Le film de Gibson est talonné par The Holiday de Nancy Meyers, avec pour vedette un quatuor amoureux transatlantique (Kate Winslet-Jack Black et Cameron Diaz-Jude Law), qui rapporte 13,5 millions de dollars. Le public est féminin à 65%. Déception en revanche pour Blood Diamond d'Edward Zwick. Le film avec Leonardo DiCaprio et Djimon Hounsou, ne récolte que 8,5 millions de dollars et se place 5e, derrière les manchots de Happy Feet et Casino Royale. Diamonds are not forever...

09 décembre 2006

Vous reprendrez bien un peu de Johnny Depp

Sur le web : Noël, y a-t-il meilleure période pour déguster du chocolat ? Euh... Pâques, la Saint-Valentin, les anniversaires... Bon, bref, pour les fêtes, au lieu de vous ruer sur les toffees british, de vous empiffrer de fourrés belges, de craquer pour des carrés suisses, de dévaliser les pyramides de douceurs cacaotées lors des soirées de l'ambassadeur ou de vous balancer des Pyrénées à la tronche (en plus, ça fait mal), goûtez les tablettes de Willy Wonka !
Oui, Willy Wonka ! Le farfelu Roi du chocolat, celui-là même qui ouvre son usine à quatre heureux enfants dans Charlie et la chocolaterie, avec Johnny Depp sous le haut-de-forme de l'industriel bien barré. Et bien ses douceurs qui vous ont tant fait saliver dans le film de Tim Burton sont en vente sur internet au prix de 29,70 dollars pour 18 tablettes. Le ticket d'or n'est pas fourni.
Sinon, pour 29,99 euros, vous pouvez vous procurer le coffret DVD édition prestige du film de Burton comprenant le double DVD du film, le CD de la B.O. signée Danny Elfman et le roman original de Roald Dahl. Les Oompa-loompa ne sont pas fournis.
Anderton

07 décembre 2006

Lettres d'Iwo Jima : la bande-annonce

Eastwood vs Scorsese : premier acte

En salles : La saison des prix est lancé ! Le National Board of Review, une organisation américaine réunissant 120 professionnels de cinéma, a élu les meilleurs films et interprètes de l'année. Alors que Mémoires de nos pères n'avait complètement convaincu les critiques, Lettres d'Iwo Jima (la guerre du Pacifique vue du côté japonais) de Clint Eastwood a été désigné meilleur film. Le titre de meilleur réalisateur est attribué à Martin Scorsese. Les deux cinéastes sont donnés favoris dans la course aux Oscars.
Palmarès du NBR
Best Film: "Letters from Iwo Jima"
Best Director: Martin Scorsese, "The Departed"
Best Actor: Forest Whitaker, "The Last King of Scotland"
Best Actress: Helen Mirren, "The Queen"
Best Supporting Actor: Djimon Hounsou, "Blood Diamond"
Best Supporting Actress: Catherine O'Hara, "For Your Consideration"
Best Foreign Film: "Volver"
Best Documentary: "An Inconvenient Truth"
Best Animated Feature: "Cars"
Best Ensemble Cast: "The Departed"
Breakthrough Performance by an Actor: Ryan Gosling, "Half Nelson"
Breakthrough Performance by an Actress: Jennifer Hudson, "Dreamgirls" and Rinko Kikuchi, "Babel"
Best Directorial Debut: Jason Reitman, "Thank You for Smoking"
Best Original Screenplay: Zach Helm, "Stranger Than Fiction"
Best Adapted Screenplay: Ron Nyswaner, "The Painted Veil"

Tom Cruise, Katie Holmes &... Alfred

Artistes : On ne doit pas se moquer du physique, ni des affaires, ni des enfants. Une règle d'or que fait exploser avec une joie sadique le magazine américain Mad.
La couverture de décembre 2006 est un pastiche poilant de celle de Vanity Fair, parue quelques mois plus tôt : Tom Cruise et Katie Holmes y couvaient de leur bonheur paternel leur fille Suri. Sur la couv de Mad, l'enfant est représentée sous les traits d'Alfred E. Neumann, le rouquin neuneu (mann-mann) aux oreilles décollées qui incarne à lui tout seul la bétise béate et assumée de cette hilarante revue satirique.
C'est con, c'est bien fait et c'est drôle : c'est Mad, quoi !
Anderton

05 décembre 2006

Manchots : 3 - James Bond : 0

En salles : Dans quel gai pied s'est fourré l'agent 007 ? Pour la 3e semaine consécutive, les manchots de Happy Feet (le "Gai pied" en question) ont surpassé Casino Royale au box-office américain. La preuve qu'avec ce film, George Miller n'est pas venu pour faire banquise. George Miller, oui, vous avez bien lu : le réalisateur des Mad Max. Enfin, il a aussi réalisé Babe 2, le cochon qui parle. Bref, l'Australien s'y connaît en bestioles mais cela ne suffit pas à expliquer le succès de Happy Feet aux Etats-Unis.
Rappelons d'abord l'immense succès de La Marche de l'Empereur outre-atlantique. Avec ce documentaire, les Américains se sont découverts une passion pour les manchots. Leur lutte pour la survie dans des conditions extrêmes, leur sens du sacrifice, leur esprit de corps (je parle des manchots) ont forcé leur respect (là, je parle des Américains) et suscité moults débats sur la famille mais aussi l'homosexualité, certains manchots étant apparemment homosexuels -enfin manchosexuels-, la preuve que l'homosexualité serait naturelle et donc normale, ont souligné les associations gays et lesbiennes américaines. Le titre de Happy Feet (gai pied) n'est donc pas mal trouvé...
Casting et B.O.
George Miller a cependant assuré que son film d'animation avait été lancé bien avant la sortie de La Marche de l'Empereur. On veut bien le croire tant le développement et surtout la fabrication d'une telle oeuvre se comptent en années. Happy Feet cartonne aussi grâce à la qualité de son graphisme, un casting vocal impressionnant (Elijah Wood, Hugh Jackman, Nicole Kidman, Robin Williams, Hugo Weaving en V.O.), un message écolo bien dans l'air du temps et une bande-son à faire chanter un dépressif solitaire un dimanche soir de novembre.
Les majors d'Hollywood surfent sur cette vague de manchomanie : après le gang des pingouins remarqué dans Madagascar, des pingouins surfeurs (Surf's Up) justement vont débarquer sur les écrans américains à l'été 2007. Et James Bond dans tout ça ? Et bien, il a vendu aux enchères le smoking qu'il arbore dans Casino Royale. Motif officiel : récolter de l'argent pour une bonne cause. En vrai de vrai, il en avait marre de s'habiller... en pingouin.
PS : La différence entre pingouins et manchots ? Les premiers vivent dans l'hémisphère Nord et les seconds dans l'hémisphère Sud.

04 décembre 2006

Shortbus : Make Love Not War !

En salles : Partir pour voir Casino Royale et se retrouver - pour cause de trop grande affluence - devant Shortbus, représente ce que j’appellerais une Expérience Radicale. Posons le contexte. Shortbus, c’est le dernier film de John Cameron Mitchell, réalisateur américain connu pour avoir écrit, réalisé et interprété un film brillant, Hedwig and the angry inch, qui lui a valu en 2001 le Prix du Public de Sundance, ainsi que le Grand Prix du jury du festival de Deauville. Bref, premier coup, coup de maître.
Depuis, le bonhomme s’était mis en tête de faire un film sur le sexe, dans lequel on parlerait de sexe et on montrerait clairement le sexe, sans pour autant qu’il soit étiqueté "film porno". En somme, un film libéré qui braverait la censure et le puritanisme dogmatiques. Et c’est donc comme ça qu’est né Shortbus… Mais au fait le Shortbus, qu’est-ce que c’est ? C’est précisément le nom d’un club privé où se retrouvent des new-yorkais tous plus ou moins largués. Une sexologue mariée mais frustrée, un couple gay qui cherche à s’ouvrir à un troisième partenaire ou une artiste dominatrice paumée, dont les histoires n’ont rien à voir entre elles, en dehors du fait de tourner autour de leur sexualité.
Un peu déjanté
Le sexe, vaste sujet. On gratte un peu et on se rend compte qu’il y a ça et plein de choses autour, entre autres, les sentiments et l’amour. Bref, des trucs dont tout le monde parle, dont tout le monde rêve, dont tout le monde souffre, mais qu’au fond personne n’aura jamais vraiment élucidés. Shortbus non plus d’ailleurs, mais il aura eu le mérite d’avoir cherché à le montrer avec humanité.
C’est un peu trash, il faut dire ce qui est, puisque tout est vrai, mais c’est finalement moins troublant qu’Eyes Wide Shut, avec lequel Kubrick avait tenté lui aussi d’aborder LE sujet. Les acteurs sont tous plus excellents les uns que les autres, et de toutes façons, ils sont bons rien que pour avoir "osé". C’est un peu le sexe and the city aussi, car il y a au centre du film un New York post-11septembre qui s’éteint et s’illumine aux grés des émotions des personnages. Ça n’est ni glauque, ni complaisant, ni gratuit, ni perturbant. C’est plutôt provocant juste comme il faut, drôle et parfois franchement émouvant. Bref, Shortbus, c’est une expérience tragi-comique un peu déjantée, mais finalement pas dérangeante.

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