CANNES 2024

jeudi 15 juillet 2021

Le Festival de Cannes selon Aurélien Allin (Cinemateaser)

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Buzz : Régional de l'étape, Aurélien Allin est surtout cofondateur et rédacteur en chef adjoint de Cinemateaser. Ce qui explique qu'il est un habitué du Festival de Cannes depuis sa tendre enfance. Nous lui avons donc soumis notre Questionnaire cannois (lire toutes les interviews). Il y évoque les retrouvailles avec les collègues du monde entier, le plaisir de manger des glaces, de chouettes interviews et le plaisir de manger des glaces. Non, ce n'est pas moi qui me répète.


Qu'êtes-vous venu faire à Cannes ? 

Couvrir le Festival pour Cinemateaser, magazine et site Internet. Une partie de cette couverture est en direct sur le site – les critiques des films vus tout au long de la quinzaine – et une autre partie alimentera le magazine dans les mois qui viennent – les interviews réalisées sur place.


Combien de fois avez-vous participé au Festival de Cannes

Tout dépend de comment je compte ! Je suis originaire de Cannes donc j’ai toujours vécu avec le Festival, que ce soit durant mon enfance ou mon adolescence. J’étais déjà passionné de cinéma donc je faisais tout mon possible pour vivre le festival – avec l’âge, j’ai réussi à voir de plus en plus de films, y compris ceux présentés en compétition. Mais si je compte uniquement les fois où je me s’y suis rendu professionnellement, 2021 sera ma 21e fois. J’y ai participé en tant qu’accrédité média pro entre 2000 et 2004. Puis en tant que journaliste accrédité presse de 2005 à aujourd’hui.


Qu’attendez-vous de cette édition 2021

Après les 16 mois passés sous le coup de la pandémie, j’attends avant tout de retrouver des collègues du monde entier – y compris les Français ! – que je n’ai pas pu côtoyer tout ce temps. Se retrouver tous ensemble, discuter de cinéma et vivre le festival : c'est déjà un beau programme. D’un pur point de vue journalistique, j’attends de cette édition 2021 la même chose que d’habitude : des films qui me surprennent, me cueillent et me nourrissent. Et de chouettes interviews, dont certaines qu’on ne pourrait faire à Paris en temps normal – notamment avec des talents venus d’Asie, qui se déplacent moins souvent sur la capitale le reste de l’année.


Quel est votre plus grand plaisir pendant le Festival ? 

Hormis les films, les interviews et les discussions autour des films : manger des glaces. Il y a près du Palais un formidable glacier que j’adore depuis longtemps. Y revenir chaque année est un vrai plaisir et une manière de décompresser. 


Qu’est-ce qui vous énerve le plus ?

Pas mal de choses. Et notamment qu’on m’enlève ma bouteille d’eau à l’entrée d’une salle de projection.


Quel est votre plus beau souvenir ? 

J’en ai tellement ! La première projection de Mulholland Drive, dont personne ne savait rien. La projection presse de Inside Llewyn Davis après une file d’attente sous la pluie – à peine le film commencé, l’agacement de tout le monde s’est envolé [même souvenir évoqué par le journaliste David Speranski, NDLR]. La projo presse de Antichrist à Debussy, pleine à craquer et les réactions folles suscitées par le film. Elephant en séance officielle à Lumière, moment à la fois de pure magie et d’effroi total. Une foule d’interviews formidables, de rencontres folles avec Quentin Tarantino, Sylvester Stallone, Steven Soderbergh, Todd Haynes ou Hwang Jung-min. Mais mon plus beau souvenir de Cannes restera la projection presse de Two Lovers de James Gray en 2008, pour des raisons très personnelles.


Qu’y a-t-il dans votre valise ?

Rien de bien foufou : des habits, des cahiers, des stylos, un ordinateur… Et, comme Emmanuel Raspiengeas, qui vous le confiait il y a deux ans : un ou deux livres, que je ne lis jamais, surtout par manque de temps, mais que j’aime avoir avec moi. Au cas où. (cette année, ce sera Le Miroir aux espions de John Le Carré et Once Upon A Time in Hollywood de Quentin Tarantino).


Quel est votre truc pour tenir le coup pendant la quinzaine ?

Les glaces !! On y revient toujours. Sinon, ces deux ou trois dernières éditions, avec l’âge, j’avoue que j’ai parfois dû avoir recours aux boissons énergisantes. Je n’aime pas trop ça en soi mais quand on arrive en fin de quinzaine, la projection à 22h d’un Nuri Bilge Ceylan de 2h45 nécessite une aide extérieure au-delà de la simple volonté.


Pour quel(le) artiste redeviendriez-vous un fan de base si vous le/la croisiez sur la Croisette ?

J’ai eu la chance de rencontrer beaucoup d’artistes que j’admire et je suis toujours parvenu à garder une "distance" professionnelle. Ça n’empêche pas l’émerveillement, évidemment. Mais peut-être que si je croisais Brad Pitt, je serais un peu plus midinette qu’avec d’autres !


Votre fête cannoise la plus délirante, c’était où et quand ?

Je ne suis pas du tout fête cannoise. Et quand j’en ai fait, ça n’avait rien de délirant. En tout cas, je n’y reste jamais suffisamment longtemps pour que ça le soit. Je dois être un peu chiant, mais je vais avant tout à Cannes pour voir des films, faire des interviews. Et ça me fatigue suffisamment comme ça pour ne pas en rajouter avec les fêtes ! Alors disons que voir Elton John chanter quelques morceaux en 2019 à la fête Rocketman est un très beau souvenir.


Quelle est votre Palme d’or préférée ? 

J’en aime beaucoup... Je dois aussi avouer que ces 20 dernières années, la Palme n’a pas souvent été attribuée à mon film préféré de la sélection. Je ne me suis toujours pas remis que Inside Llewyn Davis ou Old Boy ne l’aient pas eue, par exemple... Mais si je dois vraiment choisir, je dirais que ça se jouera entre Kagemusha, Elephant et Pulp Fiction. 


Quel est votre programme après le Festival ?

Une dizaine de jours de vacances – surtout que le Festival 2021 a été fixé aux dates initiales de mes congés...


Suivez sur Twitter @AurelienCTeaser


Anderton 


montage photo d'après l'affiche officielle du Festival de Cannes / Hartland Villa / Aurélien Allin


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