Affichage des articles dont le libellé est Niels Arestrup. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Niels Arestrup. Afficher tous les articles

vendredi 18 juillet 2014

Diplomatie : Paris vaut bien un bras de fer

 
En DVD et Blu-ray : Paris aurait-il pu brûler ? L'histoire est connue : après le débarquement allié en Normandie, alors que les chars du général Leclerc perçaient les lignes allemandes pour foncer vers la capitale, Hitler a donné l'ordre de détruire Paris. Le général Von Choltitz, alors gouverneur du Grand Paris, a refusé d'appliquer cet ordre fou, alors que les explosifs avaient été disposés sur les principaux monuments et ponts de la ville. Pourquoi ce militaire "exemplaire" a-t-il désobéi ? Diplomatie, sorti en vidéo chez Gaumont, relate l'histoire de cette décision capitale (c'est la cas de la dire) à travers un face-à-face tendu porté par deux acteurs époustouflants.

mercredi 22 janvier 2014

Diplomatie : Paris aurait-il brûlé ? - TEASER

Buzz : Contrairement à Londres et Berlin, ravagés par les bombes pendant la deuxième guerre mondiale, Paris a échappé à la folie destructrice des hommes. Pourtant, en août 1944, Hitler avait ordonné au général von Choltitz, alors gouverneur de Paris, de faire sauter les principaux ponts et monuments de la capitale. Les amateurs d'Histoire et ceux qui ont vu Paris Brûle-t-il ? de René Clément le savent. Le général refusa d'appliquer l'ordre. Ceux qui sont venus au moins une fois à Paris le savent aussi. Mais ce que l'on sait (un peu) moins, c'est que la décision de von Choltitz a été prise grâce à l'intervention de Raoul Nordling, alors consul de Suède. Diplomatie revient sur cette négociation serrée.

Passons sur le titre trop passe-partout à mon goût. Après tout, c'est le titre original de la pièce à succès dont est tiré le film. Niels Arestrup et André Dussolier reprennent leurs rôles respectifs devant la caméra de Volker Schlöndorff, le réalisateur du Tambour (Palme d'or et Oscar du meilleur film étranger en 1979). Deux grands acteurs, des dialogues brillants... On pense à une autre adaptation d'une pièce de théâtre : Le Souper (Edouard Molinaro, 1992), avec Claude Rich et Claude Brasseur. Rendez-vous en salle le 5 mars pour savoir si Diplomatie attirera autant les foules.

Anderton


mercredi 20 novembre 2013

Quai d’Orsay : bon film, camarade !


L'équipe de Cineblogywood accueille en son sein une nouvelle recrue : Anouk. Avec un pseudo pareil, nul doute qu'elle saura se faire aimer. Et mine de rien, elle contribue à féminiser nos effectifs de brutes épaisses aux mains velues. Il y a désormais parité à la rédac - ce qui sera plus pratique en cas de bal de fin d'année.

En salles : Qui a dit que notre cerveau tourne en boucle passé l’âge de la retraite ? A 72 ans, Bertrand Tavernier innove en réalisant sa première comédie, Quai d’Orsay. En 2013, pas de robes à crinolines ni de grands discours, mais une comédie politique hilarante et fédératrice, pour tous les Français qui savent critiquer leur pays avec humour, comme tout bon citoyen qui se respecte ! Alors, pour reprendre Thierry Lhermitte en ministre de droite, "Bonjour camarade !". 

mercredi 29 juin 2011

Wars Horse : trailer du prochain Spielberg

Buzz : Le trailer de War Horse cavale sur un internet. Steven Spielberg nous promet une grande fresque pleine de fureur et de passion. Haterz gonna hate mais les fans, dont je fais partie, sont aux anges. Tirée d'un livre signé Michael Morpurgo et adaptée sur les planches, cette histoire raconte l'amitié entre un jeune homme et un cheval prénommé Joey, sur fond de Première guerre mondiale.

Au casting : Emily Watson, David Thewlis, Peter Mullan, Niels Arestrup, Tom Hiddleston, Jeremy Irvine, Benedict Cumberbatch et Toby Kebbell. Et Spielberg s'est évidemment entouré de ses fidèles collaborateurs : John Williams à la musique, Janusz Kaminski à la photo, Michael Kahn au montage, Kathleen Kennedy et Frank Marshall à la prod. Sortie prévue : décembre 2011.

Anderton

mardi 1 septembre 2009

Un prophète : Audiard est grand et Rahim est son prophète.

En salles : Tout comme les plus grands, Jacques Audiard compose des univers reconnaissables entre tous. Très sombres, ses films mettent en scène un personnage principal dont la nature véritable se révèle à mesure qu'il est confronté à des situations auxquelles il aurait voulu échapper (j'invoque là tous les anti-héros que recèle la filmo du maître : du faux résistant d'Un héros très discret à la vraie garce de Sur mes lèvres).
La fatalité qui imprègne leur destin se lit dans la maîtrise d'une réalisation laissant peu de place à l'interprétation, comme dans une direction d'acteur précise et rigoureuse. Le grain terne de la pellicule, les caractères frustres et frustrés de la plupart des autres protagonistes, la réalité souvent sordide (mais pas désenchantée : il n'y a pas de cynisme dans les scenarii mis en scène par Audiard), suffisent ensuite à identifier l'oeuvre du grand Jacques.
A partir de petites histoires qui auraient pu être anecdotiques s'ils elles avaient été traités par un autre que lui, il nous emmène dans une dimension où le récit prend des allures de mythe.
Paroxysme et ascèse

Un prophète, sélectionné en compét officielle au Festival de Cannes 2009, n'échappe pas à ces "règles". Il les transcende en les poussant à leur paroxysme. Comme si l'ampleur des thèmes évoqués - la mort, le pouvoir, la connaissance, l'enfermement - demandait l'ascèse des situations : un jeune homme "innocent" (illettré il n'a aucun repère culturel ou religieux) doit survivre à l'enfer carcéral. Il n'y a rien dans ce film qui ne soit pas au service de l'histoire, pas de coquetterie de réalisateur surpayé, pas de numéro d'acteur décalé, pas d'artifice. Juste Malik qui vient de prendre 6 ans fermes pour agression. Juste Malik dont la personnalité s'affirme sous les coups de ses tortionnaires. Juste Malik qui apprend petit à petit toutes les ficelles d'une voyoucratie qu'il n'apprécie pas. Et pourtant tellement plus.

Pour servir ce parcours initiatique atypique, Audiard a choisi Rahim Tahar. Bien lui en a pris car Rahim crève l'écran de la seconde où il apparaît au générique de fin. Il passe de la naïveté à l'assurance des plus grands sans que jamais le spectateur ne surprenne l'effort de l'acteur. Son regard noir hante le film et ne vous lâche plus. Et tout ça sans tatouage.

Mon conseil : si un film suscite autant de critiques positives, c'est qu'il doit y avoir une raison. Courez-y avant qu'Audiard n'envisage plus sérieusement une suite...

Sentenza