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vendredi 21 septembre 2007

Les premiers seront les derniers

Il fût un temps, pas si lointain, où Première était un très bon magazine de cinéma. En ce temps là , internet n'existait pas mais la concurrence papier était féroce.
Et puis, mine de rien, il y avait des journalistes qui savaient écrire. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui, je tiens le numéro de septembre (Jean Dujardin en couv) entre les mains. Le magazine est en papier recyclé, les pubs sont pixelisées (page 61), preuve que soit elles sont gratuites, soit les gens de la rédactions n'en ont plus rien à foutre, et toutes les critiques transpirent l'ennui que ces journalistes traînent de projections de presse en projections de presse...
C'est un fait, Première vit ses dernieres heures. L'édition portugaise vient d'annoncer sa fermeture, après celle aux US en début d'année (ce qui avait fait enrager Anderton). Dans leur communiqué de presse , ils ne cachent même pas le fait que les français seront les prochains. Et je doute que beaucoup de gens pleurent.

Johnson & Johnson (J&J, une bonne marque , pour un mauvais whisky)

lundi 14 mai 2007

La dernière de Premiere

Il y en a peut-être parmi vous (certainement Black Mamba) qui regrettent la lente dégradation du magazine Première. Il m'est arrivé occasionnellement d'acheter tel ou tel numéro mais je dois dire que j'ai toujours préféré la version américaine.
Pas par snobisme mais parce que je la trouvais mieux foutue : plus complète, plus irrévérencieuse, plus drôle, plus pointue dans les analyses, plus hollywoodienne forcément (avec le reproche de l'américano-centrisme). D'une manière générale, la rédac US prenait plus de risques tout en affichant sa cinéphilie.
Je me souviens d'un dossier sur les dix films les plus surcotés du 7e art. Et ça commençait par 2001 : L'Odyssée de l'Espace. Un journaliste descendait le film de Kubrick tandis qu'un de ses collègues faisait valoir son droit de réponse. C'était gonflé, sympa et ça engageait un débat sur des oeuvres considérées - à tort ou à raison - comme incontournables.
Daube "pipole"
Après en avoir eu marre de débourser près de 7 euros chaque mois dans les kiosques français, je me suis abonné un an. Puis j'ai renouvelé mon abonnement en début d'année. Et deux mois plus tard, j'ai appris que Premiere USA mettait la clé sous la porte ! Confirmation il y a quelques jours avec ce message reçu par courrier.
J'étais vert ! Vert d'avoir perdu une de mes revues préférées, vert d'avoir claqué 30 euros dans la nature et vert de vert de découvrir que pour remplacer mon abonnement, on m'enverrait désormais... Us Weekly ! Une daube "pipole", équivalent ricain de Voici. Ou pire. C'est dire...
Premiere USA reste dispo sur internet mais je n'y suis pas retourné depuis l'avis de décès. Une sale histoire révélatrice de l'avenir de la presse. En même temps, même s'il n'y a rien de mieux qu'internet pour obtenir des infos de dernière minute, c'est quand même sympa de feuilleter un magazine qui propose des dossiers et photos qui seraient trop pénibles à regarder sur la toile.
Petite consolation : le tout dernier numéro de Premiere USA (avril 2007) affichait en couverture... Will Ferrell.
Anderton
Pour le plaisir des yeux, voici les couvertures de Premiere USA de 1987 à fin 2006.

samedi 11 novembre 2006

Première : 30 ans, 30 films... ?

Cela devait bien arriver un jour. CinéBlogywood est tellement bien fait, tellement bien écrit qu'un fan club s'est créé. Bon, il ne dépasse pas la sphère familiale et les copains du boulot mais c'est déjà ça, non ? Et justement, une fan, qui se fait appeler Black Mamba, m'a proposé de rédiger un post. Comme elle manie aussi bien le sabre que la plume, je n'ai pas pu refuser. Je vous laisse donc en sa compagnie. Anderton.
J’ai acheté mon premier Première en 1994. J’avais 13 ans. C’était le numéro du mois d’octobre avec en couverture Jean Reno pour son rôle dans Léon. Le nettoyeur. J’avais adoré. 1995 : abonnement. Ça dure depuis 11 ans. Aujourd’hui, Première a 30 ans et Léon ne fait pas partie des 30 films préférés par les lecteurs ces 30 dernières années. La question est : comment peut-on choisir ? Comment peut-on élire son film préféré ? Ou pire, comment les classer ? Dilemme cruel. Quels sont les bons critères ?

Une adaptation : si parfaite qu’elle nous ferait croire que des Hobbits habitent vraiment la Comté ? Un héros simple d’esprit : tellement attachant qu’il nous ferait gober qu’il a croisé dans sa vie Elvis, John Lennon et John Fitzgerald Kennedy ? Un univers : si poétique qu’il pourrait nous persuader de l’existence d’un être humain avec des ciseaux en guise de mains inachevées ? Ou une fin : si improbable qu’elle nous laisserait incapable d’admettre qu’à cette histoire révolutionnaire de combats à mains nues dans les parkings, on n’a toujours rien compris… ?
Je n’aurais pas pu voter. Avec une moyenne de 300 films par ans, j’aurais dû trancher entre près de 1000 films sortis ces 30 dernières années… Autant me demander d’infiltrer la Maison Blanche : mission impossible. Et même si je n’ai pas vu la moitié d’entre eux, l’idée déjà est douloureuse. Pulp Fiction ou Amélie Poulain ? The Hours ou Requiem for a dream ? Gladiator ou...Léon ? C’est perdu d’avance. J’aime trop de films chaque année… J’aime trop de réalisateurs pour choisir entre Gondry, Burton et Kubrick… Et puis, honnêtement, je ne sais pas si j’aurais osé avouer que Coup de foudre à Notting Hill fait partie de mes films favoris…

dimanche 15 octobre 2006

Daniel Craig tient le BOND bout

Artistes : "Le nouveau James Bond va-t-il remporter le jackpot dans Casino Royale ?" Premiere USA pose la question dans son numéro de novembre. Avec en couverture Daniel Craig. Je dois dire que je faisais partie des dubitatifs lorsque la production a désigné le remplaçant de Pierce Brosnan. Je ricanais même du nouveau surnom donné à l'acteur : James Blond. Facile mais drôle. Et puis, j'ai trouvé l'acharnement des opposants un poil trop déplacé. Enfin, j'ai découvert un acteur que je ne connaissais pas : la prestation de Craig dans Munich a fini de me faire changer d'avis. Et la bande-annonce de Casino Royale m'a conforté dans mon retournement de veste de smoking (deux olives avec mon Martini, merci).
Daniel Craig a une gueule et une prestance à mille lieux de celles de Moore le gigolo et c'est tant mieux. Il renoue avec l'animalité du personnage tel que l'avait défini le grand Connery. Le nouveau Bond sera moins l'agent secret de ses dames (encore qu'il côtoiera quelques bombes, dont la Française Eva Green et l'Italienne Caterina Murino remarquée dans L'Enquête corse) que le tueur implacable de Sa Majesté. J'applaudirais des deux mains si je ne devais pas m'en servir pour taper ce post. La côte de "Daniel jeté aux lions" remonte donc à un mois de la sortie du film. Un signe qui ne trompe pas : le site de ses opposants, craignotbond.com, a fermé. Rien ne va plus, faites vos jeux.
Lien : le blog officiel de Casino Royale.