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mardi 25 septembre 2012

Savages : un film pas si sauvage


Bienvenue à Tom Jedusor (trouver un pseudo, c'est pas sorcier) qui rejoint l'équipe de Cineblogywood. Pour son premier post, il descend Savages. Pas à la tronçonneuse quand même.

En salles : Savages, le nouveau film d’Oliver Stone marquera-t-il le retour en grâce de ce réalisateur/scénariste de génie ? Oliver adapte donc un roman culte de Don Wislow qui a confié avoir écrit certains passages du film comme un scénario. La bande annonce est sea, sex, sun, action and violence, le tout porté par une pléiade d’acteurs charismatiques : Aaron Johnson (Kick Ass, Nowhere Boy), Taylor Kitsch (John Carter), et Blake Lively (Gossip Girl) pour la new generation et Salma Hayek, John Travolta, Benicio Del Toro que l’on ne présente plus.


Le pitch : sous le soleil californien, un duo de beaux gosses, Ben, botaniste/businessman, cheveux longs, chemises à fleurs, et  Chon, ex-militaire, musclé, tatoué, pratiquent le triolisme avec la belle O. (Ophélia) et cultivent à des fins thérapeutiques un cannabis qualifié de meilleure herbe du monde. Notre duo commercialisant également en toute illégalité une partie de leur production attire l’attention du cartel mexicain, qui leur propose de s’associer. Face à leur refus, le cartel contrôlé par Elena (Salma Hayek) décide de leur forcer la main en kidnappant O. Le cartel sans le savoir s’est trouvé deux adversaires à sa hauteur qui sont prêts à  tout pour sauver leur petite blondinette chérie…

Massacre à la tronçonneuse

Le cocktail avait tout d’explosif même si le sujet mettant en scène des « Monsieur tout le monde » se confrontant aux cartels de drogues avait déjà été traité avec brio et profondeur avec des séries comme Breaking Bad et Weeds. Un film réunissant tous ces ingrédients devait donc nous garantir un thriller de qualité. 

La première minute donne le ton, une scène de décapitations à la tronçonneuse et la voix off d’Ophelia (Blake Lively) qui introduit : "Même si je raconte cette histoire, je ne suis pas forcément en vie à la fin". En quelques secondes, ma curiosité avait été titillée et j’avais envie d’écouter son histoire. Mais après une introduction à l’esthétique californienne très léchée, une bonne base de scénario et une présentation des personnages un poil stéréotypés, le film ne parvient pas à trouver son propre univers. Le scénario contrairement à ce que l’on en espère, se déroule sans surprise, manquant cruellement de crédibilité et multipliant les clichés. Tout a déjà été vu et revu. La multiplication des clichés et références ne laissent aucune place à l’originalité et la créativité. Le film comporte des scènes de violence qui sont totalement gratuites. Les scènes d’actions sont au nombre de deux, la dernière n’en est pas une (vous comprendrez si vous allez voir le film). La définition du mot "Savages" aux relents colonialistes à la fin du film, ajoutait un point final à ma déception.

Thriller mais pas trop

Je me dois tout de même d’être plus nuancé car ce film reste un bon film de divertissement, c’est le style de thriller sur lequel on adore tomber par hasard le dimanche soir à la télé. J’en attendais certainement beaucoup plus de celui ayant gagné ses lettres de noblesses en tant que réalisateur dans les années 80, mais aussi du génial scénariste de Midnight Express, Scarface, Platoon, Wallstreet, Né un 4 juillet, JFK, Tueurs nés.

Je vous conseille d’aller le voir comme un bon thriller, mais ceux qui iront pour voir un Oliver Stone seront certainement déçus. Pour info, il y a bien une scène de Threesome du trio baba-cool et pour répondre à une question précise : "NON, vous ne verrez pas à quoi ressemble la poitrine de Salma Hayek 15 ans après Une nuit en enfer".

Tom Jedusor
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