Cannes 2022

vendredi 25 août 2017

Un cinéma dans les Cyclades

Buzz : Il y a plusieurs jolis villages à Sifnos, l’une des plus belles îles des Cyclades, mais Artemonas est mon préféré. Après une première place, sans grand charme, bordée classiquement de tavernes et de cafés, on s’enfonce dans le village en suivant la première rue qui part sur la droite. On passe tout d’abord devant quelques maisons magnifiques, plus vénitiennes que cycladiques : ne me demandez pas pourquoi, mais elles m’ont fait penser au Savannah qu’on voit dans Minuit dans le Jardin du bien du mal, le super film de Clint Eastwood (tu sais, du temps où il mettait ses obsessions réactionnaires en sourdine).


Puis, après un coude sur la gauche, on arrive à un cinéma : le Dragatsi. Bah ouais, morray, un ciné. Dans les Cyclades ! Evidemment, il ne s’agit pas d’une salle, mais plutôt d’un jardin dans lequel on a disposé une trentaine de chaises, devant un écran, certes, de taille modeste, mais qui reste un vrai écran de cinéma. En réalité, je serais sans doute passé devant sans même le remarquer, si je n’avais pas vu la sublime affiche de la programmation de l’été 2017.
 
Une superbe affiche, donc, à l’image de la programmation : citons simplement The Harder they come (P. Henzel), La nuit des morts vivants, (G. Romero), Metropolis (F. Lang), Le Festin de Babette (G. Axel), Sideways (A. Payne), Delicatessen (M & J.P. Jeunet), La Grande Bouffe (M. Ferreri), L’Avventura (M. Antonioni), Le Guépard (L. Visconti), Meurtre d'un bookmaker chinois (J. Cassavetes), Pierrot le fou (J.L. Godard), La Grande illusion (J. Renoir), Ascenseur pour l’échafaud (L. Malle), Jour de fête (J. Tati), Timbuktu (A. Sissako), ou encore La Barrière de chair (S. Suzuki). Un programme entre classicisme et modernité, mêlant genres (drame, humour, films politiques) et origines (asiatique, européen et américain). Presque chacun des films de cette programmation est représenté sur l’affiche. Si t’as de la culture et du temps, tu peux t’amuser à essayer de les reconnaître !

Un film le mardi, et un autre le vendredi. De quoi rendre encore plus sexy la belle Sifnos. Mais bon, j’aurais peut-être mieux dû fermer ma gueule : je ne voudrais pas voir le contingent de Fançais augmenter encore l’année prochaine !
 
Fred Fenster

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