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mardi 29 août 2017
mercredi 5 avril 2017
Brancaleone : Gassman est grand !
En DVD et Blu-ray : C’est peut-être devenu avec le temps un cliché, mais force est de le constater : les Monty Python n’ont rien inventé... Ou plutôt, n’avions-nous pas suffisamment notre regard averti pour repérer dans ce chef d’œuvre d’humour non-sensique et absurde qu’est Brancaleone s’en va-t-aux croisades (Brancaleone alle crociate, 1970), pour la première édité en DVD chez ESC Editions, les prémisses ce qui allait faire la gloire des comiques britanniques. En marche avec Brancaleone !
mardi 11 octobre 2016
Festival Lumière 2016 : Deneuve l’Italienne (2/6)
Artistes : A quelques jours du Prix Lumière 2016 que le Festival Lumière remettra à Catherine Deneuve, poursuivons notre rétrospective sur la carrière moins connue de l'actrice française. Aujourd'hui, direction l'Italie.
lundi 15 août 2011
Le Fanfaron : vivant comme un 15 août !
Buzz : Mort comme un 15 août. Tout est fermé. La ville est déserte. Tout le monde s'est barré à la plage. Les rues suintent l'ennui. Et pourtant, ce point de départ peut donner lieu à un chef-d'oeuvre cinématographique. La preuve avec Le Fanfaron (Il Sorpasso, 1962), un sommet de la comédie italienne ou plutôt de la comédie à l'italienne, où le rire éclatant se coince parfois dans la gorge sous le coup de l'émotion.
jeudi 24 juin 2010
Mondial : les Italiens, Les Monstres du football
Buzz : L'Italie peine à se qualifier pour le 2e tour de la Coupe du Monde. Et pourtant, les italiens ont le foot dans le sang. La preuve avec Che Vitaccia, un sketch tiré du chef-d'oeuvre de Dino Risi : Les Monstres (I Mostri).
Vittorio Gassman y interprète un père de famille romain qui revient à la maison pour y découvrir son enfant souffrant. Il lui faut des médicaments mais comment payer ? Il y a bien quelques lires mais le papa les avait mises de côté pour une impérieuse raison. Tant pis. Il doit se sacrifier en se lamentant. Mais sa femme et le docteur lui donnent leur bénédiction. La chute vous fera exploser de rire. Enjoy !
Anderton
jeudi 13 août 2009
Prolongez l'été italien !
En salles et En DVD : Il fait beau, les terrasses s’animent, le campari coule à flots, les jupes virevoltent, les piaggio pullulent. Cet été, Paris ressemble davantage à Rome qu’à Beauvais. Comme la saison cinématographique qui vire clairement italien. La preuve avec ces nombreuses rééditions, en salles comme en DVD :- Ces Messieurs Dames : Palme d’or 1966 ex aequo avec Un homme et une femme – ce qui s‘appelle avoir le sens de l’à propos, sifflée par le public, représentatif d’un genre dont seuls les Italiens semblent détenir le secret : le film à sketches. Immanquable.
- Casanova 70 : une pure kistcherie signée Monicelli, qui vaut le détour pour un sublime générique 70’s en diable, et un cameo de Marco Ferreri hilarant en mari jaloux. Dispensable, néanmoins
- le dyptique Hier, aujourd’hui, demain (dont on vous reparlera) et Mariage à l’italienne : à voir pour le couple glamourissime Marcello Mastroianni- Sophia Loren
- Scola, à travers ses deux films les plus réussis, qui ressortent en salles. Et les plus emblématiques de son œuvre : Une journée particulière, magnifique huis-clos historique d’inspiration théâtrale, filmé en sépia ; Affreux, sales et méchants, qui relève de sa veine satirique et politique.
- Dino Risi, dont on ressort un autre fleuron du film à sketches, Les Monstres.
- Mario Bava : magnifique travail de Carlotta qui à travers ce cinéaste ressuscite un genre typiquement italien et tombé dans l’oubli, le giallo, source d’inspiration manifeste d’un réalisateur comme de Palma
- enfin, ressortent les tout premiers films de Nanni Morretti, Ecce bombo, Je suis un autarcique et Sogni di Oro, le cinéaste post-Fellini et post-comédie italienne
Merci, entre autres, à Carlotta (Pasolini et Antonioni), à Opening (Monicelli)et aux éditions Montparnasse (Rosi, Monicelli) pour ce patient travail de mise au jour d’une cinématographie riche en œuvres devenues au fil du temps totalement invisibles.
Car de mon temps, (OK, chuis vieux, j’assume !) les inédits qui sortaient au ciné avec quelques années de décalage par rapport à leur sortie sur le sol italien, c’était Mesdames et messieurs bonsoir, ou bien Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? (non, ce n’est pas un Max Pecas, mais une satire anticolonialiste hilarante signée Scola) ou bien Une poule, un train et quelques monstres…
Et les nouveaux films, c’était La Terrasse, Dernier amour ou La chambre de l’évêque… Autant de titres tombés dans l’oubli et qui méritent franchement d’être réédités, ne serait-ce qu’en DVD.

Messieurs les distributeurs, petite sélection subjective :
- D’abord, et avant tout : Les Nouveaux monstres. Actuellement édité dans une édition indigne de ce chef d’œuvre (uniquement en VF !!!) qui rassemble la crème du ciné italien, devant et derrière la caméra.
- Hormis à son goûter, qui a récemment vu Pain et chocolat ? Le Welcome italien des 70’s signé Franco Brusati, un cinéaste à redécouvrir
- Mario Monicelli, tout le monde connaît Le Pigeon. Mais où sont passés Brancaleone aux croisades ? Mes chers amis et sa séquence de baffes ? La Grande guerre ? Rosy la bourrasque ? Et surtout, Un bourgeois tout petit, petit ?
- Dino Risi : certes, on accède facilement à ses classiques (superbe Fanfaron, grandiose Parfum de femme, parmi mes préférés. Pour combien de chefs d’œuvre oubliés : ses gothiques Fantôme d’amour (Romy Schneider-Mastroianni) et Ames perdues (Gassman-Deneuve) ? Et drames psychologiques, intrigants et sarcastiques (La chambre de l’évêque, Dernier amour et Caro papa) ?
- Ettore Scola : peut-être le moins négligé, si on excepte les éditions DVD pourries d’Une journée particulière et de La Terrasse en VF, et l’absence de Belfagor le magnifique, Drame de la jalousie, La plus belle soirée de ma vie et Passion d’amour.
- Comencini : je ne demande qu’un film : Le Grand embouteillage !!! Sordi, Tognazzi, Depardieu, Girardot, Dewaere, Miou-Miou dans le même film, puissante parabole sur nos sociétés contemporaines… Tant que vous y êtes, rajoutez-y Qui a tué le chat ? A cheval sur le tigre et L’Argent de la vieille.
Même les monstres sacrés ne sont pas épargnés : Huit et demi, de Fellini, par exemple, quelqu’un a des news ? Sandra, Les nuits blanches, de Visconti : késako ? Rosi : pour une belle édition de Main basse sur la ville, où sommeille Cadavres exquis ? Et Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, d’Elio Pietri ? J’arrête là…
C’était juste histoire de signaler combien il est urgent de profiter des rééditions des films italiens en salles ou DVD pour mesurer la splendeur d’un cinéma qui recèle plus d’un trésor…
Travis Bickle
jeudi 3 juillet 2008
L'Homme aux Cent Visages : formidable One Gassman show
En DVD : La comédie, "wo-o-o-oooo, je l'aime à l'italienne". Bon, dis comme ça, ça ne donne pas envie. Mais je voudrais vous faire part d'un coup de coeur découvert il y a plusieurs années et qu'Opening a la bonne idée de sortir enfin en DVD dans la 2e vague de sa collection Les Grands Classiques du Cinéma Italien.
La comédie en question s'appelle L'Homme aux Cent Visages (Il Mattatore, 1960) et elle réunit Dino Risi derrière la caméra et Vittorio Gassman devant. Rien que ces deux noms devraient suffire à vous convaincre de ne pas passer à côté de cette petite perle.
L'histoire : un type au look d'employé de bureau (Vittorio Gassman) déjeune tranquillement chez lui avec sa femme quand un vendeur ambulant débarque et tente de l'arnaquer avec un truc à ne pas tromper un aveugle sourd et muet. L'employé de bureau explique qu'on ne la lui fait pas à lui, Gerardo, qui par le passé fut le plus grands des escrocs. Et de lui raconter sa vie...
Rire et délire
Un acteur qui interprète un acteur qui interprète plusieurs personnages. Vous voyez un peu la mise en abyme ? Pas d'inquiétude : avant tout, L'Homme aux Cent Visages vous fera rire. C'est un one-man show du grand Gassman qui, entouré par une foule de seconds rôles attachants, s'en donne à coeur joie dans les déguisements et la roublardise.
Je ne peux m'empêcher de penser que sa prestation délirante a inspiré Jean-Paul Belmondo dans une autre comédie géniale, L'Incorrigible du regretté Philippe de Broca. Et sans jouer les vieux cons, on ne peut que se demander qui sont les comédiens actuels capables de se lâcher autant et d'être aussi drôles en restant premier degré, sans intellectualiser. Je n'en vois qu'un en France : Jean Dujardin. Et Will Ferrell aux States.
A noter que deux ans après Il Mattatore, Dino Risi et Vittorio Gassman signeront un chef-d'oeuvre : Le Fanfaron (Il Sorpasso).
Anderton
samedi 7 juin 2008
Dino Risi, mort du maître de la comédie à l'italienne
Artistes : Pour moi qui adore la comédie italienne, c'est une bien triste journée. Dino Risi est mort, ce samedi matin à Rome, à l'âge de 91 ans.Dans son impressionnante filmographie (que je suis loin de connaître en entier), trois chefs-d'oeuvre : Le Fanfaron (Il Sorpasso, 1962), Les Monstres (I Mostri, 1963) et Parfum de Femme (Profumo di Donna, 1975). Et des grands films tels L'Homme aux Cent Visages (Il Mattatore, 1959), qui sort en DVD et dont je vous parlerai très bientôt, ou La Marche sur Rome (La Marcia su Roma, 1962).
Cinq longs-métrages avec l'immense Vittorio Gassman mais Risi a aussi travaillé avec Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni, Nino Manfredi, Sofia Loren, Alberto Sordi. Ainsi qu'avec Coluche pour deux films diversement appréciés : Le Bon Roi Dagobert (1984) et Le Fou de Guerre (Scemo di Guerra, 1985).
Un maestro della commedia donc qui a reçu un Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise.
"Avec Mario Monicelli, Nanny Loy, Ettore Scola, Luigi Comencini, il a été un des grands maîtres de la comédie à l'italienne", a commenté La Repubblica. Il était "une sorte de Billy Wilder made in Italy", ajoute le journal. "Il a tourné des films qui ont fait l'histoire du cinéma", écrit La Stampa.
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