mardi 11 octobre 2016

Festival Lumière 2016 : Deneuve l’Italienne (2/6)

Artistes : A quelques jours du Prix Lumière 2016 que le Festival Lumière remettra à Catherine Deneuve, poursuivons notre rétrospective sur la carrière moins connue de l'actrice française. Aujourd'hui, direction l'Italie.




Tout comme Alain Delon, Philippe Noiret ou Bernard Blier, Catherine Deneuve a eu sa période italienne. Sa liaison avec Marcello Mastroianni n’y est sûrement pas étrangère. D’autant qu’il lui a donné la réplique dans les deux films qu’elle a tournés avec Marco Ferreri.

D’abord, dans Liza (1972), fable aux multiples lectures, qui narre les relations sado-masochistes entre un homme, une femme et un chien sur une île déserte en Méditerranée. On n’est pas près d’oublier l’actrice lèchant la main de son maître. 


Autre incursion de l’actrice dans l’univers provocateur du réalisateur : Touche pas à la femme blanche (1974), version très personnelle de la bataille de Little Big Horn reconstituée dans le Trou des Halles de Paris, alors en pleine reconstruction ! Aux côtés du quatuor de La Grande Bouffe – Noiret, Tognazzi, Piccoli et Mastroianni – Catherine Deneuve est cette fameuse femme blanche, objet de toutes les convoitises. Enorme et provocateur. Témoignage d’une époque qui commence à interroger son orientation consumériste et matérialiste.


La Grande bourgeoise (1974), de Mauro Bolognini. Reconstitution fastueuse et bunuelienne d’un fait divers qui marqua l’Italie au début du XXe siècle : l’assassinat d’un aristocrate décadent par un avocat, perpétré par la sœur de celui-ci, qui n’est autre que l’épouse de l’aristocrate ! Sentiments troubles et ambigus, magnifiés par la caméra de Mauro Bolognini, pour une fresque malheureusement un peu trop compassée. Reste les acteurs : Catherine Deneuve, Giancarlo Giannini, Fernando Rey, Marcel Bozuffi.


Ames perdues (1976), de Dino Risi. En explorant les ressorts de la folie domestique dans le cadre d’une Venise hivernale et pourrissante, Dino Risi changeait alors de registre. Bien lui en a pris, d’autant que Catherine Deneuve apporte une couleur bunuelienne à cette demeure hantée par la folie et la démesure de son maître des lieux, Vittorio Gassman.


Pourvu que ce soit une fille (1986), de Mario Monicelli. Peinture d’un gynécée en campagne toscane, Pourvu... est un des derniers fleurons de la comédie italienne signée par un de ses illustres maîtres, Mario Monicelli. Aux côtés de Catherine Deneuve dans le rôle d’une actrice romaine toujours très affairée, on retrouve Stefania Sandrelli, Liv Ullman, Philippe Noiret, Giuliano Gemma et Bernard Blier.


Rendez-vous mercredi pour découvrir Deneuve l'expérimentale !

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