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mercredi 23 novembre 2016
mercredi 20 janvier 2016
Ettore Scola : nous l’avons tant aimé… VIDEOS
Artistes : Avec la disparition d’Ettore Scola, à 84 ans, c’est la comédie italienne qui perd le dernier de ses géants, après Dino Risi, Mario Monicelli ou Luigi Comencini. Retour en vidéos sur les principaux films de sa carrière.
jeudi 15 janvier 2015
Qu'il est étrange de s'appeler Federico : Amarcord version Scola
En DVD et Blu-ray : En 2003, Ettore Scola avait dit qu'on ne l'y reprendrait plus : avec La Gente di Roma, il arrêtait le cinéma. C'était sans compter sur la persévérance de ses enfants et de ses proches. Dix ans plus tard, à 82 ans, le voici de retour aux affaires avec Qu'il est étrange de s'appeler Federico, titre emprunté à Garcia Lorca, et qu'édite Carlotta en vidéo. Non pour signer une oeuvre nostalgique et funèbre, avec quelques relents d'aigreur, comme avait pu l'être son évocation des heures de gloire du cinéma italien Splendor (1989), mais tout le contraire : une ode resplendissante, festive et joyeuse, un hymne au cinéma, à travers la figure tutélaire de celui qui fut son mentor et son ami, Federico Fellini.
Une formidable post-scriptum de la part d'Ettore Scola à son œuvre pourtant pléthorique, un peu mésestimée de nos jours.
jeudi 1 octobre 2009
Annecy 2009 : hommage à Trintignant, l’Italien
Artistes : A Cineblogywood, on adore le cinéma italien. Depuis plus de 27 ans, le Festival du cinéma italien d'Annecy rend tous les ans hommage aux productions transalpines à travers une sélection de nouveautés et une série de rétrospectives. Cette année, jusqu’au 8 octobre, agapes de nouveautés, de films consacrés à une région (les Pouilles). Et surtout, zoom sur la filmographie italienne d’un des acteurs français les plus précieux : Jean-Louis Trintignant.A l’instar de Philippe Noiret ou Bernard Blier, Jean-Louis Trintignant a participé à de nombreuses productions italiennes, soit en y faisant des apparitions à titre amical, soit en en endossant le rôle principal. Ce qui frappe avant tout dans sa filmo, c’est à la fois l’homogénéité de ses rôles avec sa filmo française et la fidélité à l’égard des cinéastes, notamment Ettore Scola et Valerio Zurlini. Un regret : parce que la plupart des films italiens sont post-synchonisés, on n’y entend quasiment jamais son timbre de voix si spécifique.
Zoom en 9 films :
- 1959 : Eté violent de Valerio Zurlini : chronique de l’été 43, au moment où s’effondre le fascisme. JLT sort tout juste du scandale Et Dieu créa la femme
- 1962 : Le Fanfaron de Dino Risi : un triomphe en Italie. Face à un ENORME Vittorio Gassman, il remplace au pied levé Jacques Perrin, pour une virée automobile sur les routes d’Italie un week-end de 15 août.
- 1968 : Le Grand Silence de Sergio Corbucci : incursion de JLT dans un western-spaghetti baroque et onirique. Il y joue un rôle totalement muet, paysages enneigés, face à Klaus Kinski. Culte.
- 1970 : Le Conformiste de Bernardo Bertolucci. L’ascension d’un fasciste ordinaire, dans les années 30, d’après Moravia. Rôle douloureux, prestation impeccable et inquiétante. Fabuleuse lumière de Vittorio Storaro. "C’est sans doute ce que j’ai fait de mieux au cinéma", déclara l’acteur
- 1975 : La Femme du dimanche de Luigi Comencini : polar social dans la bourgeoisie turinoise, d’après le best seller de Fruterro et Lucentini. Froid et inquiétant.
- 1976 : Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini : cameo amical de JLT, aux côtés de Perrin, von Sydow, Gassman, Noiret, etc…La crème du cinéma européen des 70’s mobilisée pour aider Zurlini à faire aboutir ce très lourd projet
- 1979 : La Terrasse d’Ettore Scola : film choral italien par excellence, bilan idéologique des 70’s avant inventaire des 80’s. Un peu bavard, mais tellement intelligent ! Edition DVD française indigente.
- 1980 : Passion d’amour d’Ettore Scola : médecin de garnison dans le Piémont, JLT est le témoin de la passion dévorante d’un beau lieutenant – Bernard Giraudeau – pour une femme laide. Nouveau caméo amical pour Scola. A quand une édition DVD en France ?
- 1982 : La Nuit de Varennes d’Ettore Scola, encore un petit rôle, mais capital : maître Sauce, aubergiste qui héberge Louis XVI lors de sa fuite.
Travis Bickle
jeudi 13 août 2009
Prolongez l'été italien !
En salles et En DVD : Il fait beau, les terrasses s’animent, le campari coule à flots, les jupes virevoltent, les piaggio pullulent. Cet été, Paris ressemble davantage à Rome qu’à Beauvais. Comme la saison cinématographique qui vire clairement italien. La preuve avec ces nombreuses rééditions, en salles comme en DVD :- Ces Messieurs Dames : Palme d’or 1966 ex aequo avec Un homme et une femme – ce qui s‘appelle avoir le sens de l’à propos, sifflée par le public, représentatif d’un genre dont seuls les Italiens semblent détenir le secret : le film à sketches. Immanquable.
- Casanova 70 : une pure kistcherie signée Monicelli, qui vaut le détour pour un sublime générique 70’s en diable, et un cameo de Marco Ferreri hilarant en mari jaloux. Dispensable, néanmoins
- le dyptique Hier, aujourd’hui, demain (dont on vous reparlera) et Mariage à l’italienne : à voir pour le couple glamourissime Marcello Mastroianni- Sophia Loren
- Scola, à travers ses deux films les plus réussis, qui ressortent en salles. Et les plus emblématiques de son œuvre : Une journée particulière, magnifique huis-clos historique d’inspiration théâtrale, filmé en sépia ; Affreux, sales et méchants, qui relève de sa veine satirique et politique.
- Dino Risi, dont on ressort un autre fleuron du film à sketches, Les Monstres.
- Mario Bava : magnifique travail de Carlotta qui à travers ce cinéaste ressuscite un genre typiquement italien et tombé dans l’oubli, le giallo, source d’inspiration manifeste d’un réalisateur comme de Palma
- enfin, ressortent les tout premiers films de Nanni Morretti, Ecce bombo, Je suis un autarcique et Sogni di Oro, le cinéaste post-Fellini et post-comédie italienne
Merci, entre autres, à Carlotta (Pasolini et Antonioni), à Opening (Monicelli)et aux éditions Montparnasse (Rosi, Monicelli) pour ce patient travail de mise au jour d’une cinématographie riche en œuvres devenues au fil du temps totalement invisibles.
Car de mon temps, (OK, chuis vieux, j’assume !) les inédits qui sortaient au ciné avec quelques années de décalage par rapport à leur sortie sur le sol italien, c’était Mesdames et messieurs bonsoir, ou bien Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique ? (non, ce n’est pas un Max Pecas, mais une satire anticolonialiste hilarante signée Scola) ou bien Une poule, un train et quelques monstres…
Et les nouveaux films, c’était La Terrasse, Dernier amour ou La chambre de l’évêque… Autant de titres tombés dans l’oubli et qui méritent franchement d’être réédités, ne serait-ce qu’en DVD.

Messieurs les distributeurs, petite sélection subjective :
- D’abord, et avant tout : Les Nouveaux monstres. Actuellement édité dans une édition indigne de ce chef d’œuvre (uniquement en VF !!!) qui rassemble la crème du ciné italien, devant et derrière la caméra.
- Hormis à son goûter, qui a récemment vu Pain et chocolat ? Le Welcome italien des 70’s signé Franco Brusati, un cinéaste à redécouvrir
- Mario Monicelli, tout le monde connaît Le Pigeon. Mais où sont passés Brancaleone aux croisades ? Mes chers amis et sa séquence de baffes ? La Grande guerre ? Rosy la bourrasque ? Et surtout, Un bourgeois tout petit, petit ?
- Dino Risi : certes, on accède facilement à ses classiques (superbe Fanfaron, grandiose Parfum de femme, parmi mes préférés. Pour combien de chefs d’œuvre oubliés : ses gothiques Fantôme d’amour (Romy Schneider-Mastroianni) et Ames perdues (Gassman-Deneuve) ? Et drames psychologiques, intrigants et sarcastiques (La chambre de l’évêque, Dernier amour et Caro papa) ?
- Ettore Scola : peut-être le moins négligé, si on excepte les éditions DVD pourries d’Une journée particulière et de La Terrasse en VF, et l’absence de Belfagor le magnifique, Drame de la jalousie, La plus belle soirée de ma vie et Passion d’amour.
- Comencini : je ne demande qu’un film : Le Grand embouteillage !!! Sordi, Tognazzi, Depardieu, Girardot, Dewaere, Miou-Miou dans le même film, puissante parabole sur nos sociétés contemporaines… Tant que vous y êtes, rajoutez-y Qui a tué le chat ? A cheval sur le tigre et L’Argent de la vieille.
Même les monstres sacrés ne sont pas épargnés : Huit et demi, de Fellini, par exemple, quelqu’un a des news ? Sandra, Les nuits blanches, de Visconti : késako ? Rosi : pour une belle édition de Main basse sur la ville, où sommeille Cadavres exquis ? Et Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, d’Elio Pietri ? J’arrête là…
C’était juste histoire de signaler combien il est urgent de profiter des rééditions des films italiens en salles ou DVD pour mesurer la splendeur d’un cinéma qui recèle plus d’un trésor…
Travis Bickle
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