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dimanche 18 août 2024
samedi 18 juin 2022
Jean-Louis Trintignant en 11 films : "Je suis un fou qui se contrôle"
Artistes : Il est mort tranquillement, à 91 ans, parmi les siens. Jean-Louis Trintignant laisse derrière lui une carrière riche et précieuse, instantanés d’une douce folie ordinaire. Zoom en 11 films.
vendredi 17 juin 2022
Jean-Louis Trintignant (2/2) : expérimentations et engagements - VIDEOS
Artistes : Alors que le comédien nous a quittés à l'âge de 91 ans, Cineblogywood revient sur la carrière originale de cet acteur atypique à partir de l'ouvrage Jean-Louis Trintignant l’inconformiste, de Vincent Quivy (Seuil). Après un premier article sur Jean-Louis Trintignant, la star boulimique, inconformiste et fidèle, découvrons ses passages derrière la caméra, sur les planches ou le petit écran.
Jean-Louis Trintignant (1/2) : la star boulimique, inconformiste et fidèle - VIDEOS
Artistes : Jean-Louis Trintignant s'en est allé, à 91 ans. Un jour de canicule, quoi de plus normal pour ce comédien incandescent. "Vous savez, je suis fatigué. Je vis comme un semi-clandestin." C’est par ces mots que Vincent Quivy, écrivain, voisin, fan de l’acteur, se décida à attaquer la montagne Trintignant. Pour livrer une biographie, intitulée Jean-Louis Trintignant l'inconformiste (Seuil), qui a le mérite de faire la lumière sur toute la carrière de l’acteur. Et qui permet de remettre au jour tout un pan de sa carrière cinéma tombée dans l’oubli – sa période italienne d’avant Le Conformiste ; sa boulimie de tournages dans les années 70 ; son statut de star, quasi équivalent à celui de Belmondo ou Delon ; sa carrière théâtrale, très fournie, et marquée par l’expérience Hamlet ; sur ses expériences de réalisateur ; son charisme, auprès des actrices ; ses engagements politiques ; enfin, son goût pour la poésie, la retraite et la solitude.
Parfois un peu trop hagiographique, à l’ancienne, qui rappelle les années PAC ou Henri Veyrier, cette biographie s’appuie sur de très nombreux témoignages d’époque, et d’interviews réalisées pour l’occasion. Matériau très complet et passionnant. Moteur sur une carrière riche 130 films, en particulier ses zones les moins connues. C’est pourquoi ne seront évoqués ici qu’allusivement – voire pas du tout ! - ses films les plus célèbres, Et Dieu créa la femme, Un homme et une femme, Le Conformiste, Ceux qui m’aiment..., Rouge et Amour.
dimanche 18 août 2019
Love on the beach : l'amour chabadabada (5/6)
Buzz : Suite de Love on the Beach, notre feuilleton estival sur les scènes cultes d'amour à la plage dans le 7e art. On ne pouvait pas passer à côté des retrouvailles tourbillonnantes de Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée sur la plage.
vendredi 16 novembre 2018
Under Fire : retour de flamme
En Blu-ray et DVD : Peut-on relater un conflit en restant neutre et sans se faire manipuler ? C'est la question qui sous-tend Under Fire (1983), réalisé par Roger Spottiswoode, avec Nick Nolte et Gene Hackman. La question et le film ont résisté au passage du temps, comme le prouve cette belle édition vidéo.
mercredi 26 septembre 2018
Make My Day! Du nouveau dans le culte
En DVD et Blu-ray : C'est aujourd'hui que StudioCanal commercialise les quatre premiers titres de sa nouvelle collection vidéo, Make My Day! Tel l'inspecteur Harry, Jean-Baptiste Thoret, sélectionneur en chef, dégaine des pépites oubliées ou méconnues pour "faire la journée" (et la nuit) des cinéphiles dans des combos Blu-ray & DVD.
mercredi 4 octobre 2017
Happy End : le charme discret des bourgeois de Calais
En salles : Accueilli fraîchement lors de sa présentation au Festival de Cannes 2017, Happy End mérite une réhabilitation en bonne et due forme – une sorte de happy end, en somme. Car Michael Haneke nous livre ici une œuvre majeure – en tout cas, une œuvre somme, satirique et mordante, grave et sombre, un précis de décomposition familiale et civilisationnelle, comme il sait si bien les filmer – qu’on se souvienne du Septième continent ou de Funny games. Mais grande nouveauté : le cinéaste autrichien a décidé de nous faire rire et de nous émouvoir - certes, avec pas mal de grincements de dents et une bonne dose d’absurdité. Pour nous livrer son film à la fois le plus rond et le plus tranchant de sa carrière.
lundi 22 mai 2017
Cannes 2017 : Happy end "chef-d'oeuvre", "caricature", "assez délicieux"
Buzz : Double Palme d'or pour Le Ruban blanc et Amour, Michael Haneke est chez lui au Festival de Cannes. La projection de Happy end, avec Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz, était donc attendue. Les Festivaliers sont loin d'être unanimes...
samedi 14 mai 2016
Cannes 2016 : "Sur Un Homme et une femme, Lelouch était très paternel" - INTERVIEW
Artistes : 50 ans déjà. Un Homme et une femme, ex aequo avec Ces messieurs dames, de Pietro Germi, décrochait la Palme d’Or du jury présidé par Sophie Loren. Le début de la gloire pour son réalisateur Claude Lelouch. Projeté dans une version restaurée au Festival de Cannes 2016, dans le cadre de Cannes Classics, le film nous a donné envie de recueillir le témoignage d’un de ses protagonistes principaux. Non, il ne s‘agit ni de Jean-Louis Trintignant, ni d’Anouk Aimée. Mais d’Antoine Sire. Alors âgé de 5 ans, il incarne – ou plutôt joue – le fils de Jean-Louis Trintignant. Souvenirs.
Comment vous êtes-vous retrouvé impliqué à Un Homme et une femme ?
Antoine Sire : Je suis le fils de Gérard Sire, grand homme de radio, également scénariste de Jean Yanne, jusqu’à sa mort en 1977. A la base de tout, il y a l’amitié entre mon père et Claude Lelouch, qui étaient extrêmement proches, comme des frères. Du coup, quand Lelouch a entrepris la réalisation d’Un Homme et une femme, il a mobilisé toutes les bonnes volontés. Mon père lui a donc prêté sa voix, sa maison qui a servi pour les scènes de flashback entre Pierre Barouh et Anouk Aimée, et son fils – moi !
Comment se sont-ils connus ?
Au début des années 60, mon père était le principal producteur de scopitones en France. Parmi les réalisateurs qu’il employait, il y avait un jeune homme, Claude Lelouch. Le scopitone marchait très bien, jusqu’à ce qu’arrive la couleur à la TV. Petite anecdote : un jour, Lelouch est arrivé dans le bureau de mon père en lui disant : "Ca fait un moment que tu ne m’as pas payé". "Bah oui, les affaires sont mauvaises." "OK, mais tu roules quand même dans un superbe cabriolet Mercedes rouge !" "Oui, tu as raison : prends la Mercedes, je te la donne !" Donc, Lelouch, qui en était à ses tout débuts, est parti avec sa voiture, qui est devenue son porte-bonheur. Quand il devait signer des contrats importants, dont celui d’Un Homme et une femme, il le faisait dans la Mercedes qui était bien plus présentable que ses bureaux !
Une amitié qui s’est prolongée dans le cinéma...
Oui, mon père apparaît dans quasiment tous ses films avant Un Homme et une femme, et tous ceux qu’a réalisés Lelouch jusqu’en 1977. Par exemple, il joue le rôle du procureur qui se fait kidnapper dans L’Aventure, c’est l’aventure. Dans Un Homme et une femme, il est très présent, mais vocalement : c’est lui qui annonce de manière les permanentes les nouvelles à la radio, notamment celles concernant le rallye de Monte-Carlo.
Quel âge aviez-vous ?
J’avais 5 ans et demi.
Quels souvenirs conservez-vous du tournage ?
J’arrive sur le tournage accompagné par ma mère. J’étais très content car j’avais une petite sœur dans le film, Souad Amidou, alors qu’à l’époque, j’étais fils unique. J’ai eu des frères par la suite. J’étais donc très content ! Et puis il y avait Lelouch. C’était lui le patron, impressionnant, mais il avait aussi quelque chose de paternel. Lelouch, je le voyais à la maison, comme un des meilleurs amis de mon père. L’avoir sur le tournage, c’était comme avoir un prolongement de mon père. S’est ajouté à cela le fait que Jean-Louis Trintignant qui jouait le rôle de mon père dans le film s’est également très bien pris au jeu ! Il s’est beaucoup amusé dans ce rôle, notamment dans les premières scènes du film : "Antoine, au karting ! Non, Antoine, au golf !" et quand il me met en situation de conduire la Ford Mustang, on voit qu’il s’amuse. Trintignant a mis du charisme paternel au service de son rôle non seulement pour jouer son rôle, mais pour que le gamin qui joue son fils se sente totalement à l’aise. J’ai encore le souvenir de son attitude très enveloppante et très paternelle.
Tourner un film devait constituer quelque chose d’exceptionnel pour un enfant, non ?
En fait, comme mon père était également scénariste, producteur, assister à un tournage pour moi faisait partie des circonstances normales de l’existence ! Et d’ailleurs, tout en ayant compris que cela constituait du travail pour les adultes, je voyais bien qu’ils s’amusaient en travaillant. A l’origine d’une idée qui ne m’a jamais quittée depuis : le travail doit être quelque chose d’amusant. Quand je demandais à mon père ce qu’il allait faire, il me disait : "Je vais m’amuser, je vais travailler".
Quels sont vos autres souvenirs de tournage ?
J’ai un souvenir très vague d’avoir assisté à des séances de visionnage de rush pendant le tournage à Deauville. Sinon, je me souviens étonnamment bien de la scène où on embarque sur un chalutier. J’ai longtemps gardé en mémoire l’image de notre présence à bord de ce chalutier.
Et Cannes ?
Je n’y étais pas, j’étais à l’école. Quand le film a décroché la Palme d’Or, on m’a expliqué de quoi il s’agissait. Autant je me souviens de la jubilation du tournage, autant je n’ai aucun souvenir de Cannes.
Quel impact ce film a-t-il eu sur votre parcours ultérieur ?
Ce film a un truc étonnant : mes grandes passions dans la vie, ce sont les voitures et le cinéma. C’est donc un film fondateur pour moi, sans que je m’en sois aperçu sur le moment. Jean-Louis Trintignant dit dans le film "Antoine, au karting !", et moi, j’ai gagné un championnat d’Europe de karting ! Les voitures des années 50-60, c’est devenu ma passion. Je roule encore à Montlhéry dans des voitures automobiles de cette époque. C’est ma passion !
Vous revoyez le film ?
Oui, je l’ai revu 6 ou 7 fois. Avec le temps, je suis devenu passionné de cinéma. Ce film, comme plusieurs Lelouch de cette époque – L’Aventure, c’est l’aventure, Le Voyou notamment – sont des films qui ont apporté beaucoup au cinéma français. Ayant consacré ma passion au cinéma, j’ai donc été amené à le revoir plusieurs fois à ce titre. Autre composante : ma passion pour les voitures de course m’a permis de m’intéresser de près au sujet. J’ai écrit un gros article sur les voitures de course au cinéma.
Quand Claude Lelouch vous appelle pour Un Homme et une femme 20 ans après, quelle est votre réaction ?
J’accepte la proposition de Lelouch très volontiers, mais comme une expérience unique, une parenthèse dans ma vie professionnelle. Mon père est mort en 1977. J’avais donc 16 ans. A l’époque, je faisais aussi des courses de hors-bord. J’ai été champion de France dans ce sport. Et ça se retrouve dans le film ! Dans Un Homme et une femme 20 ans après, il y a des scènes de courses de hors-bord sur la Seine, car Lelouch s’est adapté à un sport que je pratiquais réellement.
Une partie du tournage s’est effectuée dans le désert du Ténéré, avec Thierry Sabine, que je connaissais parce qu’il organisait aussi des courses de hors-bord. De cette expérience, je garde le fait d’avoir partagé avec Thierry Sabine ses derniers instants dans le désert avant son fatal Paris-Dakar. Nous sommes alors en novembre 1985, et il meurt deux mois plus tard. Et Sabine m’a fait écouter dans sa voiture la maquette de L’Aziza de Balavoine qui n’était pas encore sortie et que Balavoine lui avait donnée. Et découvrir la dépêche AFP annonçant la mort de Balavoine et Sabine a constitué l’un des plus gros chocs de ma vie...
Vous êtes resté en contact avec Lelouch ?
Oui. J’ai vu son dernier film, que je trouve très bien, dans lequel il se régénère. Il est désormais essentiel dans l’histoire du cinéma français. On ne peut plus faire une histoire du cinéma français sans comprendre à quel point Lelouch a été très important. Evidemment, à l’époque, il y avait une forte mise en avant de la Nouvelle Vague. Lelouch était parallèle à ce mouvement. Avec ses premiers films, Lelouch avait du mal à trouver des distributeurs. Même s’il avait été repéré par quelques critiques. Un Homme et une femme est son premier film correctement distribué. Et qui a sauvé sa carrière.
Il est étonnant qu’i n’ait pas déclenché chez vous de vocation d’acteur...
mardi 10 novembre 2015
Le Conformiste : 5 raisons de vous y précipiter
En salles : Tragédie d’un homme ridicule, Le Conformiste (1970) ressort sur les écrans, après plusieurs années de totale invisibilité. Entre temps, Bernardo Bertolucci sombre peu à peu dans l’oubli des générations Internet.
Et il serait vraiment dommage de passer à côté de cette luxueuse adaptation du roman d’Alberto Moravia, qui narre l’ascension d’un jeune "homme sans qualités" dans les années 30, entre Rome et Paris, avec pour toile de fond le fascisme et sa volonté de se fondre dans l’idéologie dominante pour se considérer comme "normal". Jean-Louis Trintignant, Bernardo Bertolucci, Dominique Sanda et Stefania Sandrelli, Vittorio Storaro, sa portée – au moins 5 bonnes raisons de découvrir Le Conformiste dans une splendide copie restaurée.
samedi 3 octobre 2015
Horace 62 : vendetta corse et jazzy à Paname
En DVD : Dans sa belle collection Gaumont à la demande, la compagnie à la marguerite remet en valeur ses pétales fanés, longs-métrages injustement oubliés ou méconnus. C'est le cas d'Horace 62 d'André Versini. Comme son titre l'indique, ce polar de 1962 revisite la tragédie de Corneille ("Ma sœur, voici le bras qui venge nos deux frères...") : l'affrontement des Horaces et des Curiaces a laissé place à une impitoyable vendetta entre deux familles corses de Paris, les Fabiani et les Colonna.
samedi 23 février 2013
César 2013 : palmarès complet
Buzz : Quelques belles vannes, des gros moments de malaise, des longueurs, une parodie marrante ... la cérémonie des César 2013 a respecté la tradition. Amour a remporté le Top 5. De Rouille et d'Os ainsi que Les Adieux à la reine n'ont pas démérité. Et Camille Redouble redouble. Ci-dessous le palmarès complet des César 2013.
mardi 8 janvier 2013
Rétro Luigi Comencini, cinéaste humaniste et exigeant
Artistes : Il y a quelques mois, nous avions évoqué ici même la sortie DVD du chef-d’œuvre de Luigi Comencini, L’Incompris, pour regretter dans le même temps son relatif oubli. Souvent considéré à tort comme le cinéaste de l’enfance – tendance Dickens plutôt qu’Enid Blyton – le cinéaste italien est également le portraitiste sans concession de l’Italie de l’après-guerre. Mais à la différence de Dino Risi ou Scola, c’est avec une certaine tendresse que sa caméra se porte sur les délaissés et les privilégiés de cette période. Marque d’un cinéaste sensible, humaniste et exigeant, au-delà de tout engagement politique.
Grâce à la Cinémathèque, retour du 9 janvier au 3 mars sur l’intégrale d’un cinéaste discret, à redécouvrir dare-dare. Focus parfaitement subjectif en 10 films :
Pain, Amour et fantaisie (1953) : extrêmement oppulaire en Italie, l’une des 1ères comédies de l’après néo-réalisme. A donné lieu à de très nombreuses suites. A un peu vieilli ? A vérifier.
La Grande pagaille (1960) : farce, drame, film de guerre, une épopée rocambolesque à travers l’Italie pendant la déroute de 1943. Irrésistible, avec un Alberto Sordi, qu’il retrouvera à de très nombreuses reprises.
lundi 21 mai 2012
Cannes 2012 : Amour, Haneke en mode bullet time
Buzz : Amour, sponsorisé par Polident et les couches confiance, le nouveau film de Michael Haneke en compét officielle au Festival de Cannes, suit la fin d'un amour, celui d'Anne et Georges, et les actes ultimes qu'il peut nécessiter. Haneke nous rappelle combien il peut être dur de vieillir et nous fait prendre conscience de cet partie du consentement entre époux "et pour le pire".
Si l'interprétation des comédiens (Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva) est remarquable, et pour cause, ils feignent à peine leurs handicaps et autres problèmes moteurs, le film manque de rythme ou plutôt installe volontairement une lenteur semblable à celle de ses personnages, comme si le film entier était en mode "bullet time". À noter, les 2 scènes d'action du film (garanties sans effets visuels) : la motorisation du fauteuil et l'expulsion du pigeon.
Et le pire dans tout ça, c'est que je suis victime d'une sorte de malédiction cannoise qui fait que je ne m'endors même pas sur les films chiants...
Marsellus Wallace
dimanche 20 mai 2012
Cannes 2012 : Avant Amour, Haneke explorait Le Septième Continent
Buzz : Avec un titre pareil – Amour – on est sûr d’une chose : on n’aura pas droit à une bluette ! Si Michael Haneke – qui présente là son 10e film au Festival de Cannes, toutes sections confondues – n’est pas dépourvu d’un certain humour à froid, on connaît davantage son goût pour les situations claustrophobiques, violentes et désespérées, portées par une mise en scène au scalpel qui dissèque davantage qu’elle ne compatît au sort de ses personnages.
Trois ans après avoir décroché sa Palme d’Or, le cinéaste autrichien revient en compétition avec un huis clos sur la vieillesse, la maladie et la filiation. Bigre ! Un sujet et un casting de haute tenue – son égérie Isabelle Huppert, entourée d’Emmanuelle Riva (inoubliable dans Hiroshima mon amour) et de Jean-Louis Trintignant, qui effectue un come-back après 10 ans d’absence – laisse présager une œuvre dans la lignée de La Pianiste, qui avait alors récolté un Grand Prix du Jury, ainsi qu’un double prix d’interprétation.
Si le choc Funny Games avait imposé le cinéaste sur la scène cannoise en 1997 – cette année-là, l’actuel président cannois Nanni Moretti, alors membre du jury présidé par Isabelle Adjani, avait publiquement déclaré son rejet du film – on connaît moins ses œuvres antérieures. Notamment Le 7ème continent (présenté à Cannes en 1989, distribué en France en 1992), précis de décomposition d’une famille autrichienne, qui décide peu à peu de se retirer du monde. Critique au scalpel de la société de consommation, de ses illusions et de ses impasses, un film coup de poing toujours d’actualité. Extrait et trailer d'Amour.
Travis Bickle
lundi 15 août 2011
Le Fanfaron : vivant comme un 15 août !
Buzz : Mort comme un 15 août. Tout est fermé. La ville est déserte. Tout le monde s'est barré à la plage. Les rues suintent l'ennui. Et pourtant, ce point de départ peut donner lieu à un chef-d'oeuvre cinématographique. La preuve avec Le Fanfaron (Il Sorpasso, 1962), un sommet de la comédie italienne ou plutôt de la comédie à l'italienne, où le rire éclatant se coince parfois dans la gorge sous le coup de l'émotion.
jeudi 1 octobre 2009
Annecy 2009 : hommage à Trintignant, l’Italien
Artistes : A Cineblogywood, on adore le cinéma italien. Depuis plus de 27 ans, le Festival du cinéma italien d'Annecy rend tous les ans hommage aux productions transalpines à travers une sélection de nouveautés et une série de rétrospectives. Cette année, jusqu’au 8 octobre, agapes de nouveautés, de films consacrés à une région (les Pouilles). Et surtout, zoom sur la filmographie italienne d’un des acteurs français les plus précieux : Jean-Louis Trintignant.A l’instar de Philippe Noiret ou Bernard Blier, Jean-Louis Trintignant a participé à de nombreuses productions italiennes, soit en y faisant des apparitions à titre amical, soit en en endossant le rôle principal. Ce qui frappe avant tout dans sa filmo, c’est à la fois l’homogénéité de ses rôles avec sa filmo française et la fidélité à l’égard des cinéastes, notamment Ettore Scola et Valerio Zurlini. Un regret : parce que la plupart des films italiens sont post-synchonisés, on n’y entend quasiment jamais son timbre de voix si spécifique.
Zoom en 9 films :
- 1959 : Eté violent de Valerio Zurlini : chronique de l’été 43, au moment où s’effondre le fascisme. JLT sort tout juste du scandale Et Dieu créa la femme
- 1962 : Le Fanfaron de Dino Risi : un triomphe en Italie. Face à un ENORME Vittorio Gassman, il remplace au pied levé Jacques Perrin, pour une virée automobile sur les routes d’Italie un week-end de 15 août.
- 1968 : Le Grand Silence de Sergio Corbucci : incursion de JLT dans un western-spaghetti baroque et onirique. Il y joue un rôle totalement muet, paysages enneigés, face à Klaus Kinski. Culte.
- 1970 : Le Conformiste de Bernardo Bertolucci. L’ascension d’un fasciste ordinaire, dans les années 30, d’après Moravia. Rôle douloureux, prestation impeccable et inquiétante. Fabuleuse lumière de Vittorio Storaro. "C’est sans doute ce que j’ai fait de mieux au cinéma", déclara l’acteur
- 1975 : La Femme du dimanche de Luigi Comencini : polar social dans la bourgeoisie turinoise, d’après le best seller de Fruterro et Lucentini. Froid et inquiétant.
- 1976 : Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini : cameo amical de JLT, aux côtés de Perrin, von Sydow, Gassman, Noiret, etc…La crème du cinéma européen des 70’s mobilisée pour aider Zurlini à faire aboutir ce très lourd projet
- 1979 : La Terrasse d’Ettore Scola : film choral italien par excellence, bilan idéologique des 70’s avant inventaire des 80’s. Un peu bavard, mais tellement intelligent ! Edition DVD française indigente.
- 1980 : Passion d’amour d’Ettore Scola : médecin de garnison dans le Piémont, JLT est le témoin de la passion dévorante d’un beau lieutenant – Bernard Giraudeau – pour une femme laide. Nouveau caméo amical pour Scola. A quand une édition DVD en France ?
- 1982 : La Nuit de Varennes d’Ettore Scola, encore un petit rôle, mais capital : maître Sauce, aubergiste qui héberge Louis XVI lors de sa fuite.
Travis Bickle
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