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lundi 10 août 2015

Westworld : teaser de la méga-série HBO


Buzz : Bad Robot n'a jamais aussi bien porté son nom. La société de J.J. Abrams coproduit pour HBO la série fantastique Westworld, remake du film de Michael Crichton sorti en 1973 dans lequel des androïdes conçus pour un parc d'attraction échappent au contrôle de leur créateur.

L'adaptation est signée Jonathan Nolan (également réalisateur du premier épisode) et Lisa Joy. Et le casting est impressionnant : Anthony Hopkins, Ed Harris, James Marsden, Evan Rachel Wood, Thandie Newton et Jeffrey Wright. Le teaser est à découvrir ci-dessous.

lundi 27 avril 2009

Taras Bulba : un souffle cosaque dans ton salon

En DVD : Dans la série "C'est un classique mais j'l'avais jamais vu", voici Taras Bulba (1962). Pour ajouter à ma honte, je dois dire que je n'ai jamais lu non plus le Taras Boulba de Gogol dont le film est tiré.
Trève d'autoflagellation. Wild Side Video a eu la bonne idée de sortir en DVD cette superproduction hollywoodienne. Et j'ai été comblé !
Un film qui déchire Taras
Prenez deux immenses acteurs, Yul Brynner et Tony Curtis ; ajoutez un réalisateur efficace, Jack Lee Thompson (Les Canons de Navarone, Les Nerfs à Vif) ; complétez par des paysages grandioses, des batailles épiques et une belle histoire d'amour ; finissez avec une pincée d'humour et dégustez pendant près de deux heures !
Taras (Yul Brynner) est un cosaque, un de ces fiers guerriers ukrainiens qui supportent mal le joug polonais sur ses steppes adorées. Pour mieux combattre son ennemi, encore faut-il bien le connaître.
Aussi envoie-t-il ses deux fils (dont l'un d'eux est interprété par Tony Curtis) dans une université polonaise. Mais le rejeton, aussi bagarreur que charmeur, tombe amoureux de la fille d'un édile local.


Le drame se met en place, jusqu'à un terrible paroxysme. Mais entre temps, Taras Bulba nous offre de folles chevauchées dans un océan d'herbe grasse, des rires tonitruants (Yul) et des sourires ravageurs (Tony), le siège d'un château fort et un duel au-dessus d'un gouffre, des chants et des danses, des costumes et des décors somptueux... Hollywood, quoi !
Côté bonus, la bande-annonce d'époque, des photos et une interview enrichissante du critique Noël Simsolo, qui revient sur la genèse du film. Un petit regret : qu'il ne soit pas rentré davantage dans les détails du tournage. Mais l'essentiel, comme toujours, reste le film. Et la version restaurée que propose Wild Side Video est superbe. Donc enfourche ta monture et galope en compagnie de Yul Brynner et Tony Curtis, éternellement jeunes et beaux. Immortels.
Anderton

lundi 21 mai 2007

La voix de Dark Vador s'est éteinte

Artistes : Georges Aminel est mort à l'âge de 84 ans(*). Sa grosse voix, grave et profonde, était reconnaissable entre toutes. C'était celle de Grosminet, d'Orson Welles et de Yul Brynner, entre beaucoup d'autres.
Et bien sûr, de Dark Vador dans L'Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi. Puis, grâce à l'insistance des fans français, Georges Aminel, qui avait arrêté depuis longtemps de faire du doublage, avait accepté de dire les quelques lignes de Dark Vador dans La Revanche des Sith.
Métis chez Molière
Comme souvent chez les "doubleurs", Georges Aminel n'était qu'une voix pour le grand public mais c'était avant tout un comédien. Il a même été engagé par la Comédie-Française en 1967 : c'était alors la première fois que la Maison de Molière accueillait dans ses rangs une personne de couleur. Car Georges Aminel (né Jacques Maline) était métis, né de père martiniquais.
Il ne restera pas plus de cinq ans à la Comédie-Française, déçu des critiques à son égard et des rôles auxquels on le confinait. "Je suis trop blanc, trop noir, le cheveu trop crépu ou pas assez. Bref, des amis qui me veulent du bien me demandent pourquoi je ne joue pas Othello mais jamais pourquoi je n'interprète pas Macbeth. C'est bien simple, j'ai passé mon temps à me barbouiller et à prendre un accent", a-t-il déclaré au Figaro en 1979.
Minorités (in)visibles
L'histoire trop souvent répétée des "minorités visibles" que le théâtre et le cinéma français se contentent de garder invisibles. Et ça n'a pas beaucoup changé. Test : citez un acteur noir français. Faut chercher, hein ? Quant aux bons comédiens africains, ils doivent traverser l'Atlantique pour trouver des rôles à la mesure de leur talent. Djimon Hounsou (Gladiator, Amistad...) n'aurait jamais eu une telle carrière s'il était resté en France. La preuve, le seul film récent qu'il a tourné à Paris, c'était... Le Boulet. Pour un second rôle. Alors que son nom côtoie celui de Leonardo DiCaprio à l'affiche de Blood Diamond.
Presque pareil pour Isaac de Bankolé : malgré son César et quelques beaux rôles (Black Mic-Mac, S'En Fout La Mort), il avait tendance à rester abonné aux rôles de grand Black rieur. Parti aux States, il tourne avec Jarmusch (Ghost Dog), Lars Von Trier (Manderlay), Michael Mann (Miami Vice) ; castagne Daniel Craig/James Bond (Casino Royale). Bonne nouvelle : il apparaît au générique du Scaphandre et du Papillon, un film français en compét à Cannes.
Revenons à Georges Aminel : une cérémonie à sa mémoire aura lieu mercredi à 15h20 au crématorium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
Anderton
(*) Et non 87 ans, comme je l'avais écrit par erreur. Merci à Christine, la fille de Georges Aminel, de nous avoir apporté cette précision et laissé ce gentil message (voir les commentaires ci-dessous).