Double crime à Hollywood. Une ancienne actrice et un réalisateur soupçonné mènent l'enquête. Dans La Femme au portrait, BD publiée chez Dargaud, Nicolas Tellop et Antonio Lapone nous emmènent dans le Los Angeles des années 1940 et signent un hommage à la grande époque des studios.
Un meurtre sur un plateau
Le tournage de La Femme au portrait est arrêté. Un veilleur de nuit a été retrouvé mort sur le plateau et le tableau au coeur du film a été volé. Sans lui, la production ne peut reprendre. Pour le retrouver, le producteur fait appel à Miss X, une ancienne actrice devenue détective privée. Yeux revolvers, langue bien pendue, elle mène l'enquête avec l'arrogant et acariâtre réalisateur du film, Ernst Spieler. Un duo qui provoque des étincelles.
Hommage à Hollywood
Cet album de bande dessinée est une déclaration d'amour au "vieil" Hollywood. Celui de l'époque où les studios régnaient en maîtres. On y retrouve des producteurs bedonnants, des divas de l'écran, tout un peuple de techniciens, des malfrats, des flics désabusés. Tellop et Lapone convoquent Hitchcock et Fritz Lang (dont le réalisateur Spieler est inspiré), citent Sunset Boulevard et Le Faucon maltais, rendent hommage au film noir des années 1940, font un clin d'oeil à L'étrange créature du lac noir.
Le scénariste déroule un récit riche en rebondissements et fausses pistes, soignant les répliques aiguisées que s'échangent les deux enquêteurs mal assortis. Quant au dessinateur, il fait revivre Los Angeles et l'univers des studios de la grande époque. Costumes; décors, architecture... De son trait précis, tranchant, jaillissent les lignes et courbes élégantes de l'époque (découvrez les premières planches). Il rend bien l'ambiance d'une ville clinquante, dont les arrière-cours sont aussi sombres que les mentalités de certains de ses habitants.
Anderton


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