En salles (le 1er mai) : Bon, alors clôturons dès à présent le sujet : oui, dans Stoker, les références à Hitchcock fourmillent – de L’Ombre d’un doute à Psychose, en passant par Vertigo – elles forment une trame esthétique, elles constituent le canevas sur lequel s’est bâti ce bien étrange film, soyeux et vénéneux comme une orchidée. En s’inscrivant dans les pas d’oncle Alfred et reprenant le flambeau de son aîné américain Brian de Palma, le Coréen Park Chan-wook met la barre haut. Très haut. Et la franchit haut la main, bien loin de son compatriote Kim Jee-won dont le véhicule made in US formaté pour Schwarzie, Le Dernier rempart, avait fortement déçu, lui qui nous avait envoûté et apeuré avec J’ai rencontré le Diable.
Mais réduire sa traversée du Pacifique à une simple relecture d’Hitchcock serait passer à côté de sa renversante beauté, de sa constante invention et de sidérante perversité. Bref, un film tout à fait cohérent avec le reste de l’œuvre d’un réalisateur désormais majeur, auteur des mémorables Old Boy ou Lady vengeance.
