DOSSIER

18 décembre 2009

True Blood : la série qui rend à crocs





En DVD : Les vampires sont parmi nous. Je ne parle pas des vampires de fiction, ceux de Twilight ou de La Lignée, l'excellent roman coécrit par Guillermo Del Toro. Non, je parle des vrais vampires qui vivent parmi nous et qui sont sortis du placard, enfin du cercueil. Ces morts-vivants aux dents longues ont décidé de révéler leur nature au grand jour pour intégrer la société et faire valoir leurs droits.
Mais ça ne plaît pas à tout le monde. Les "crocs" ont beau avoir accepté de se nourrir de sang synthétique, ils ont trop mauvaise réputation. Et puis, certains d'entre eux demeurent des renégats, prêts à tuer pour une pinte de sang frais. A l'inverse, il y a des humains qui sont fascinés par les vampires. Car ces derniers font l'amour divinement bien. Et leur sang aurait même des vertus curatives... Pourtant, quand Bill débarque à Bon Temps, un bled paumé de Louisiane, tout le monde se méfie de ce vampire énigmatique. Sauf Sookie, qui est bien vite fascinée. Voire plus.
Vous l'avez compris, cette histoire, c'est celle de la série géniale True Blood dont Warner Home Vidéo a édité la saison 1. Une histoire d'amour entre un vampire blafard, paria parmi les siens, et une jeune vierge effarouchée, ça vous rappelle quelque chose ? Oubliez Twilight ! Pas de romantisme adolescent dans True Blood mais des sentiments adultes, exacerbés, violents.


Du cru, du cul !
A la production de cette série HBO : Alan Ball, à qui l'on doit les histoires d'American Beauty et de Six Feet Under. L'homme manie le crayon comme un chirurgien le bistouri : il dissèque l'American way of life pour en faire jaillir les humeurs et tumeurs. Aucun respect pour les valeurs de l'Oncle Sam : la famille est la première à exploser sous les coups de son scalpel. Les individus qu'Alan Ball brosse sont des écorchés vifs, broyés par les conventions sociales et qui ne demandent qu'à se révéler. Par la sexualité, notamment.
On retrouve dans True Blood ces mêmes personnages déglingués, cette même société pourrie et hypocrite. Et l'univers de Ball s'appuie, une fois de plus, sur une histoire prenante, riche en rebondissements, qui respecte totalement le "mythe" du vampire, tout en en offrant une vision moderne. Il renouvelle le genre, quoi. Et la série est très bien servie par de très bons comédiens, au premier rang desquels Anna Paquin (Sookie), vue dans X-Men, et Stephen Moyen (Bill). Bref, ce coffret de cinq DVD (dont un de bonus) a toute sa place sur votre étagère.
Anderton

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1 commentaire:

Vladkergan a dit…

Une seconde saison qui confirme les qualités de la précédente, creuse les personnages et en introduit de nouveau, et qui amène peu à peu sur un final aussi démentiel qu'original.

Certes tous les personnages ne sont pas parfait, les rôles principaux étant parfois à la limite de l'insipide, mais cette seconde saison donne également la chance à quelques-uns des seconds rôles de crever l'écran, Jason en tête.

Vivement la suite.

Une chronique de True Blood saison 2 de Alan Ball

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