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04 juillet 2011

Christopher Plummer : loin d’être un beginner !


Artistes : On l’a beaucoup vu, mais on a toujours du mal à retenir son nom. Dans le très pop Beginners, au côté d’un impeccable Ewan McGregor, il incarne avec beaucoup de charisme un jeune homme de 80 ans, tout juste outé après 60 ans de mariage. Christopher Plummer, c’est lui : classe, voix caverneuse stature de commandeur, il effectue un retour en force depuis une dizaine d’années, en accumulant les seconds rôles. En partageant l’affiche de Beginners, il accède au premier plan – enfin !

Flash-back en 10 films sur un grand acteur canadien, discret, mais toujours remarquable, mi-Rex Harrison mi-Max von Sydow, vu dans plus d’une centaine de films, tournés parallèlement à une riche carrière théâtrale, et par ailleurs père d’Amanda Plummer (Fisher King, Pulp Fiction, Butterfly Kiss…)

Tolstoi, dernière station (2009) : dans le rôle du grand écrivain russe, il excelle en être atrabilaire, tourmenté et passionné. Nomination à l’Oscar du meilleur rôle.

L’Imaginarium du docteur Parnassus
(2009), de Terry Gilliam : on a beaucoup parlé du rôle à triple tête Heath Ledger-Jude Law-Johnny Depp, en omettant tout simplement de signaler la présence de Christopher Plummer dans le rôle titre, en néo Baron de Munchausen. Seconde collaboration avec Terry Gilliam, après L’Armée des 12 singes.

Là-haut (2009) : Il prête sa voix au héros déchu de Carl Fredricksen, retiré dans son ballon dirigeable ! Sa voix charmeuse et ambivalente fait merveille pour un personnage tout autant charmeur et ambivalent.

Le Nouveau Monde (2005), de Terrence Malick : en conquistador anglais, il débarque dans l’univers cosmogonique et panthéiste du réalisateur, tel un chêne dans la tempête. Magnifique.

Révélations (2000), de Michael Mann : dans le rôle du grand journaliste américain Mike Wallace, il se montre tiraillé entre son éthique de vérité et la nécessite de préserver les impératifs commerciaux de la chaîne de TV sur laquelle il officie. Encore ambigu et charmeur.

Tout pour réussir (1990), de John Boorman. Le film le plus méconnu de son réalisateur ! Variation du Roi Lear dans le New-York des 90’s, Plummer s’impose en personnage shakespearien, charmeur et paternaliste, face à ses 3 filles dont une toute débutante, Uma Thurman.

L’œil du témoin
(1981), de Peter Yates. LE méchant du film, face au couple William Hurt-Sigourney Weaver. Redoutable et manipulateur.

Meurtre par décret
(1978), de Bob Clark : aux dires des spécialistes, il est l’un des meilleurs Sherlock Holmes au cinéma. Face à lui, la crème du cinéma anglo-saxon de l’époque : James Mason, John Gielgud, Donald Sutherland,

L’Homme qui voulut être roi
(1976), de John Huston : on l’oublie souvent, mais c’est lui joue le rôle capital du narrateur, Rudyard Kipling, partagé entre ces deux facettes de l’homme assoiffé de grandeur incarnées par Sean Connery et Michael Caine. Son plus grand rôle ?

La Mélodie du bonheur (1965), de Robert Wise. Incontestablement, son plus gros succès. Dans le rôle du capitaine veuf dont s’éprend Julie Andrews, Christopher Plummer a fait pleurer plus d’une spectatrice ! Sa composition, tout en finesse et retenue, passe hélas totalement inaperçue – aucune nomination pour le comédien, bien que le film le soit à 10 reprises et décroche 5 statuettes…

La Forêt interdite (1958), de Nicholas Ray. L’un de ses tout premiers rôles. Fabuleux conflit de l’homme face à la nature, magnifié par les décors naturels de Floride. Face au braconnier bigger than life incarné par Burl Ives, il incarne la Loi, dans toute sa rigueur et ses a-priori.

Et j’aurais pu citer Alexandre d’Oliver Stone, Syriana de Stephen Gahan, Ararat d’Atom Egoyan, Benjamin Gates, de John Turletaub, Inside Man de Spike Lee, Un homme d’exception de Ron Howard, Le retour de la panthère rose, de Blake Edwards, La Nuit des généraux, d’Anatol Litvak ou La Chute de l’empire romain, d’Anthony Mann….

Carrière bien remplie, non ? Et ce n’est pas fini : on va très prochainement le retrouver dans l’adaptation US de Millenium : L’homme qui n’aimait pas les femmes de David Fincher, dans le rôle du vieux milliardaire suédois Vanger… Enfin l’Oscar ?


Travis Bickle



1 commentaire:

dasola a dit…

Bonjour, cela fait plaisir de constater que les "vieux" acteurs ont le vent en poupe et qu'ils trouvent des rôles intéressants. Beginners vaut surtout pour lui et Ewan McGregor. Bonne après-midi.

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