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samedi 22 décembre 2012

Cadeaux de Noël : la hotte de Cineblogywood part 2

Buzz : Plus que trois jours avant Noël et tu réveilles groggy de ta soirée orgiaque de fin du monde qui n'a pas eu lieu (la fin du monde, pas la soirée orgiaque). Qu'offrir le 25 puisque les Mayas se sont plantés ? Relax, Cineblogywood te propose une fois de plus quelques bonnes idées de cadeaux de Noël. Enjoy !


L'antre de la Hammer - Les trésors des archives de Hammer Films
par Marcus Hearn
Editions Akileos

Berceau de bon nombre de films d'horreurs mythiques tels que les séries des Dracula, Momie et autres Frankenstein, les studios britanniques de la Hammer ont connu leur Âge d'Or dans les années 50 et 60, grâce notamment au talent de deux acteurs qui ont incarné les plus beaux rôles du cinéma d'horreur, Peter Cushing et Christopher Lee. Mises entre parenthèses pendant 30 ans, les productions de la Hammer ont repris en 2010 avec les sorties de Let me in avec Chloë Grace Moretz, ou encore Woman in Black avec Daniel Radcliffe. Dans ce superbe ouvrage, voyagez film après film à travers les archives rares de ce studio légendaire composées de dossiers de production, de brochures publicitaires, de scripts annotés et de centaines de photos.
M. W.


Wild Side - 10 ans : d'autres histoires de cinéma (coffret DVD)
Old Boy - Le Labyrinthe de Pan - La Nuit nous appartient - Thirst - REC - Sin City - Soul of A Man - Drive - Enter The Void - Let's Get lost

La filiale vidéo de WildBunch célèbre ses dix années d'existence avec un coffret de dix DVD. Dix ans de découvertes, dix ans d'audaces et de bonheurs cinéphiles purs ! Entre autres titres, j'en retiendrais quatre :
- Drive : le prix de la mise en scène Cannes 2011 décerné au Danois NWR, polar sublimé par la musique de Kavinsky, ses références stylées au polar des eighties, le charisme de Ryan Gosling.
- Enter the void : le 2001 du genre humain, comme si les films éducatifs de sciences humaines avaient été revus sous acide. Choc, passionnant, et au fond, très fleur bleue. 
- Le Labytinthe de Pan : le film ultime sur la guerre d'Espagne, où l'univers onirique et fantastique de Guillermo Del Toro s'intègre parfaitement dans le dédale des pensées enfantines perturbé par le conflit entre républicains et nationalistes.
- La Nuit nous appartient : le modèle de polar tragique de James Gray, dont la séquence de poursuite automobile ralentie par la pluie battante est devenue un modèle du genre. Tragique et dur comme de l'antique.
- Let's get lost : déchirant portrait du jazzman Chet Baker par le photographe Bruce Webber. Où comment un artiste à la beauté du diable s'est refugié dans une incroyable spirale autodestructrice... Témoignages d'amis, voix off du trompettiste émaillent ce déchirant portrait en noir et blanc d'un artiste majeur du XXème siècle.
T. B.


Baltimore 
par David Simon
Editions Sonatine

Enfin ! Les éditions Sonatine, qui nous ont habitué à publier d'excellents polars et livres sur le cinéma, ont pris la peine de traduire en français l'ouvrage de David Simon, qui est à l'origine de la série culte The Wire (Sur Ecoute). Paru aux States en 1991, Homicide: A Year on the killing streets, devenu Baltimore en VF, raconte le quotidien des inspecteurs de la brigade criminelle de Baltimore. Un quotidien marqué par la violence, la souffrance, la misère et la bétise. Avec abnégation, courage et minutie, les flics enquêtent sur des meurtres commis, le plus souvent, dans les ghettos de la ville, sous le regard hostile d'une population marquée par la brutalité et le racisme de la police.

Alors journaliste, David Simon accompagne les policiers sur les scènes de crime, en salles d'interrogatoire, à la morgue ou au tribunal. Il s'efface pour mieux laisser parler les sujets de son enquête. D'où une écriture à la fois réaliste et vivante, minutieuse et pleine d'empathie. Il n'y a pas d'un côté, les héros et de l'autre, les salauds. Juste des victimes, des assassins et des hommes qui tentent de faire leur boulot, avec des méthodes plus ou moins strictes, une bose dose de filouterie et un code de l'honneur un peu désuet. Ce pavé de plus de 900 pages se dévore comme une bonne vieille série télé. Les amateurs de The Wire apprécieront, les autres en deviendront dingues.
A.



Le cinéma de Michael Haneke
Le Ruban blanc - Funny Games U.S. - Caché - Le Temps du loup - La Pianiste - Code inconnu - Funny Games - Le Château - 71 fragments d'une chronologie du hasard - Benny's Video - Le Septième continent
TF1 Video

Pour égayer vos repas de famille et lancer des débats sur, par exemple, la violence au cinéma, ou raviver les souvenirs de vos aïeux sur la guerre d'Algérie ou les origines du nazisme, ce coffret Haneke est pour vous !! 11 films pour réviser la filmo du plus grand cinéaste vivant, dixit Jean-Louis Trintignant, et bi-palmé. Pour ma part, je le défends depuis son 1er film, Le Septième Continent, découvert en catimini dans une salle du Quartier Latin en 1993. Le choc ! Depuis, le cinéaste a plus que confirmé, malgré quelques impasses – Le temps du loup – ou un certain paroxysme – La Pianiste. Rien que pour son 1er film, puis Caché, Le Ruban blanc ou le méconnu Code Inconnu, procurez-vous ce coffret : du cinéma au scalpel, qui ne laissera personne indifférent, et fait avancer le schmilblick. Indispensable. (en même temps, je vous recommande les entretiens auxquels le cinéste autrichien s'est livré, avec Philippe Rouyer et Michel Chion, et compilé dans un fabuleux recueil, en passe de devenir aussi référentiel que le sont ceux de Michel Ciment consacrés à Kubrick ou Elia Kazan).
T. B.
Générations Star Wars
par Ryder Windham, Daniel Wallace et Pablo Hidalgo
Editions Hors Collection

Voici une encyclopédie richement illustrée que tout fan de Star Wars se doit de posséder. Les auteurs y décryptent la genèse d'une oeuvre devenue culte. Cinéma, télévision, jeux vidéo, livres, BD, merchandising... tout l'univers Star Wars est présenté en quelques chapitres chronologiques. L'ouvrage est bourré d'anecdotes et déborde de visuels incroyables, souvent inédits. L'édition 2012 est complétée par un nouveau cahier couvrant la période 2010-2012 (mais avant le rachat par Disney). Le parfait cadeau que le papa piquera à son fiston - et inversement.
A.

Anderton, Marsellus Wallace et Travis Brickle


samedi 6 décembre 2008

L’Esprit de la Ruche : la matrice du Labyrinthe de Pan

En DVD : A CineBlogywood, on aime tous les cinémas – sauf Rohmer, quoique, je persiste, je signe ! En tout cas, on adore le cinéma hispanique. Buñuel, Almodovar, Saura, bien sûr. Et plus récemment Amenabar ou Bayona – qui ça ? L’Orphelinat, courez-y. Et bien sûr, l’immense Victor Erice.
L’étrange señor Victor
Un cas, cet étrange señor Victor
: 3 films en 30 ans – qui dit mieux ? Et 3 chefs-d’œuvre, pas moins. Dont un suspense métaphysique haletant : Le Songe de la Lumière (El Sol del Membrillo, 1992), narrant la course à la montre que mène un peintre pour saisir en pleine luminosité naturelle déclinante des coings sur le point de tomber de leurs cognassiers... Si, si je vous assure : une de mes plus grandioses expériences de cinéma.
Mais là n’est pas le propos. Carlotta nous permet de redécouvrir son 1er film, L’Esprit de la Ruche (El Espíritu de la colmena), tourné en 1973. Nous sommes en 1940, dans l’aridité hivernale des plaines castillanes. Le cinéma itinérant projette un beau jour Frankenstein – oui, le Boris Karloff – sous les yeux des habitants du village. Dont ceux de la jeune Ana, incarnée par Ana Torent, future interprète de Cria Cuervos, dont la rengaine de Janette Porque te vas a dû bercer – soûler, peut-être ? – toute votre enfance.
Univers sensoriel
Tourments de l’enfance, fantômes du passé, mystères des adultes, innocence des rencontres, cette oeuvre contemplative n’occulte aucune des peurs enfantines. Par la précision de sa mise en scène, le cinéaste parvient à filmer cette chronique à hauteur d’enfant, sans jamais tomber dans la mièvrerie ou la compassion. Espaces immenses bercés par le vent et les nuages, ombres noctournes qui viennent s’imprimer sur l’écran blanc d’une chambre hantée par la solitude et l’ennui, Victor Erice compose un univers sensoriel qui imprime durablement nos mémoires.
Bon, j’avoue, on est plus près de Kiarostami que de Spielberg. Mais franchement, pour ceux qui ont adoré Le Labyrinthe de Pan ou L’Orphelinat, un film indispensable pour en découvrir la matrice. Et pour les autres, un film rare et précieux. Le trailer est à voir ci-dessous et dans notre playlist Wat.
Pour juger de l’impact durable de cette oeuvre, Carlotta propose également une édition comprenant le magnifique Cria Cuervos. Autre conseil : (re)visionnez Le Labyrinthe de Pan. Et vous découvrirez, stupéfait, l’influence des rayons Erice sur le cinéma hispanique, notamment celui de Guillermo del Toro
Travis Bickle


vendredi 7 décembre 2007

Ne le dis à personne pour tout le monde

En DVD. Les fêtes de fin d'année approchent, périodes propices aux cadeaux et bilans de l'année écoulée. Cineblogywood se mobilise et vous facilite la tâche en vous suggérant des listes de 5 DVD qui ne pourront que faire plaisir. Je me lance le premier dans cette délicate mission de sélection (donc je ne prends pas trop de risque):
Ne le dis à personne
Un scénario en béton (tiré du roman éponyme d'Harlan Coben), une réalisation au cordeau, des acteurs au sommet (François Cluzet est éblouissant): le cinéma, c'est bien quand c'est simple.
Le labyrinthe de Pan
Comment échapper à la violence du monde grâce à l'imaginaire. Sur cette idée extrêmement cinégénique, Guillermo Del Toro évite l'écueil du pathos et réalise une fable féérique et universelle. Le cinéma, c'est bien quand c'est beau.
300
Une lutte épique et sans merci de près de 2h ? Des hommes en slips de cuir ? Une mise en scène originale incluant des effets visuels encore jamais vus ? Le cinéma, c'est bien quand c'est culte.
Spiderman 3
Avec (ou grâce à ?) son budget record de 250 millions de dollars, la suite des aventures du plus célèbre des super-héros est impressionnante. Tu peux tisser ta toile Spidey: elle est toujours aussi solide. Le cinéma, c'est bien quand c'est cher.
Black Book
Paul Verhoeven signe une fresque nuancée sur le parcours d'une juive résistante durant la seconde guerre mondiale. C'est intelligent, rythmé et ça dure 2h30: comment un tel film a-t-il pu passer inaperçu ? Le cinéma, c'est bien quand c'est long.
PS : Il y a un an, Black Mamba publiait sa liste des films de Noël. Et Anderton, aussi.
Sentenza (gère tes achats)

vendredi 6 juillet 2007

Le Labyrinthe de Pan dans la gueule

En DVD : Une jeune fille face aux exactions d'un régime didactorial... Persepolis au cinema ? Non, Le Labyrinthe de Pan en DVD. On connaissait le goût de Guillermo Del Toro pour les monstres et les univers terrifants (Mimic, Hellboy, Blade 2), on savait moins qu'il était capable de finesse dans leur traitement.
Avec ce récit des échappées oniriques d'une jeune fille innocente confrontée à la perversité de son beau-père, il nous touche bien plus profondément que trois castagnes de vampires dans une cave embrumée... Et pour une fois, le pire des monstres n'est pas le plus moche (mention spéciale à Sergi Lopez : il est exceptionnel).
La juxtaposition de l'univers imaginaire que se construit Ofélia (la petite fille) à celui d'une guerre forcément horrible n'est jamais artificielle: on l'accepte sans percevoir l'incompatibilité du rêve et de la réalité. C'est bien, c'est beau et c'est intelligent : qui dit mieux ?
Mon conseil: A revoir.
Sentenza (ancien karateka)