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lundi 9 octobre 2017

"On a expérimenté le sens du perfectionnisme d’Haneke" - INTERVIEW

Artistes : Et de deux ! Cinq ans après sa première édition, le livre de référence sur l’œuvre du cinéaste autrichien, Haneke par Haneke (Stock), est augmenté d’un chapitre, ainsi que d’une préface inédite. Un ouvrage indispensable à tous ceux qui  souhaitent comprendre de l’intérieur le processus de fabrication d’un des artistes majeurs du moment, aussi à l’aise à la mise en scène d’opéra qu’à la réalisation de films ou de téléfilms.

 
Au fil des entretiens menés par Philippe Rouyer et Michel Cieutat, critiques à Positif qui ont accompagné la découverte du cinéaste auprès du public français dès ses premiers films, on y découvre un homme affable et perfectionniste, doté d’une très grande culture, mais surtout pourvu d’un sens de l’humour ravageur. Rencontre avec Philippe Rouyer.
 

jeudi 5 octobre 2017

Happy End : "Un film qui se réinvente presque à chaque séquence" - INTERVIEW

En salles : Happy end, bien que revenu bredouille du Festival de Cannes 2017, est notre Palme de cœur. Qui tout en creusant le sillon entamé depuis Le Septième continent, témoigne d’un renouvellement formel qu’on n’attendait pas forcément de la part d’un cinéaste déjà palmé deux fois. Rencontre avec Philippe Rouyer, co-auteur d’un livre de référence d’entretiens avec le cinéaste autrichien, Haneke par Haneke, sur les enjeux du dernier film de Michael Haneke.

mercredi 4 octobre 2017

Happy End : le charme discret des bourgeois de Calais

 

En salles : Accueilli fraîchement lors de sa présentation au Festival de Cannes 2017, Happy End mérite une réhabilitation en bonne et due forme – une sorte de happy end, en somme. Car Michael Haneke nous livre ici une œuvre majeure – en tout cas, une œuvre somme, satirique et mordante, grave et sombre, un précis de décomposition familiale et civilisationnelle, comme il sait si bien les filmer – qu’on se souvienne du Septième continent ou de Funny games. Mais grande nouveauté : le cinéaste autrichien a décidé de nous faire rire et de nous émouvoir - certes, avec pas mal de grincements de dents et une bonne dose d’absurdité. Pour nous livrer son film à la fois le plus rond et le plus tranchant de sa carrière.

lundi 22 mai 2017

Cannes 2017 : Happy end "chef-d'oeuvre", "caricature", "assez délicieux"

Buzz : Double Palme d'or pour Le Ruban blanc et Amour, Michael Haneke est chez lui au Festival de Cannes. La projection de Happy end, avec Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz, était donc attendue. Les Festivaliers sont loin d'être unanimes...


samedi 23 février 2013

César 2013 : palmarès complet

Buzz : Quelques belles vannes, des gros moments de malaise, des longueurs, une parodie marrante ... la cérémonie des César 2013 a respecté la tradition. Amour a remporté le Top 5. De Rouille et d'Os ainsi que Les Adieux à la reine n'ont pas démérité. Et Camille Redouble redouble. Ci-dessous le palmarès complet des César 2013.

samedi 22 décembre 2012

Cadeaux de Noël : la hotte de Cineblogywood part 2

Buzz : Plus que trois jours avant Noël et tu réveilles groggy de ta soirée orgiaque de fin du monde qui n'a pas eu lieu (la fin du monde, pas la soirée orgiaque). Qu'offrir le 25 puisque les Mayas se sont plantés ? Relax, Cineblogywood te propose une fois de plus quelques bonnes idées de cadeaux de Noël. Enjoy !


L'antre de la Hammer - Les trésors des archives de Hammer Films
par Marcus Hearn
Editions Akileos

Berceau de bon nombre de films d'horreurs mythiques tels que les séries des Dracula, Momie et autres Frankenstein, les studios britanniques de la Hammer ont connu leur Âge d'Or dans les années 50 et 60, grâce notamment au talent de deux acteurs qui ont incarné les plus beaux rôles du cinéma d'horreur, Peter Cushing et Christopher Lee. Mises entre parenthèses pendant 30 ans, les productions de la Hammer ont repris en 2010 avec les sorties de Let me in avec Chloë Grace Moretz, ou encore Woman in Black avec Daniel Radcliffe. Dans ce superbe ouvrage, voyagez film après film à travers les archives rares de ce studio légendaire composées de dossiers de production, de brochures publicitaires, de scripts annotés et de centaines de photos.
M. W.


Wild Side - 10 ans : d'autres histoires de cinéma (coffret DVD)
Old Boy - Le Labyrinthe de Pan - La Nuit nous appartient - Thirst - REC - Sin City - Soul of A Man - Drive - Enter The Void - Let's Get lost

La filiale vidéo de WildBunch célèbre ses dix années d'existence avec un coffret de dix DVD. Dix ans de découvertes, dix ans d'audaces et de bonheurs cinéphiles purs ! Entre autres titres, j'en retiendrais quatre :
- Drive : le prix de la mise en scène Cannes 2011 décerné au Danois NWR, polar sublimé par la musique de Kavinsky, ses références stylées au polar des eighties, le charisme de Ryan Gosling.
- Enter the void : le 2001 du genre humain, comme si les films éducatifs de sciences humaines avaient été revus sous acide. Choc, passionnant, et au fond, très fleur bleue. 
- Le Labytinthe de Pan : le film ultime sur la guerre d'Espagne, où l'univers onirique et fantastique de Guillermo Del Toro s'intègre parfaitement dans le dédale des pensées enfantines perturbé par le conflit entre républicains et nationalistes.
- La Nuit nous appartient : le modèle de polar tragique de James Gray, dont la séquence de poursuite automobile ralentie par la pluie battante est devenue un modèle du genre. Tragique et dur comme de l'antique.
- Let's get lost : déchirant portrait du jazzman Chet Baker par le photographe Bruce Webber. Où comment un artiste à la beauté du diable s'est refugié dans une incroyable spirale autodestructrice... Témoignages d'amis, voix off du trompettiste émaillent ce déchirant portrait en noir et blanc d'un artiste majeur du XXème siècle.
T. B.


Baltimore 
par David Simon
Editions Sonatine

Enfin ! Les éditions Sonatine, qui nous ont habitué à publier d'excellents polars et livres sur le cinéma, ont pris la peine de traduire en français l'ouvrage de David Simon, qui est à l'origine de la série culte The Wire (Sur Ecoute). Paru aux States en 1991, Homicide: A Year on the killing streets, devenu Baltimore en VF, raconte le quotidien des inspecteurs de la brigade criminelle de Baltimore. Un quotidien marqué par la violence, la souffrance, la misère et la bétise. Avec abnégation, courage et minutie, les flics enquêtent sur des meurtres commis, le plus souvent, dans les ghettos de la ville, sous le regard hostile d'une population marquée par la brutalité et le racisme de la police.

Alors journaliste, David Simon accompagne les policiers sur les scènes de crime, en salles d'interrogatoire, à la morgue ou au tribunal. Il s'efface pour mieux laisser parler les sujets de son enquête. D'où une écriture à la fois réaliste et vivante, minutieuse et pleine d'empathie. Il n'y a pas d'un côté, les héros et de l'autre, les salauds. Juste des victimes, des assassins et des hommes qui tentent de faire leur boulot, avec des méthodes plus ou moins strictes, une bose dose de filouterie et un code de l'honneur un peu désuet. Ce pavé de plus de 900 pages se dévore comme une bonne vieille série télé. Les amateurs de The Wire apprécieront, les autres en deviendront dingues.
A.



Le cinéma de Michael Haneke
Le Ruban blanc - Funny Games U.S. - Caché - Le Temps du loup - La Pianiste - Code inconnu - Funny Games - Le Château - 71 fragments d'une chronologie du hasard - Benny's Video - Le Septième continent
TF1 Video

Pour égayer vos repas de famille et lancer des débats sur, par exemple, la violence au cinéma, ou raviver les souvenirs de vos aïeux sur la guerre d'Algérie ou les origines du nazisme, ce coffret Haneke est pour vous !! 11 films pour réviser la filmo du plus grand cinéaste vivant, dixit Jean-Louis Trintignant, et bi-palmé. Pour ma part, je le défends depuis son 1er film, Le Septième Continent, découvert en catimini dans une salle du Quartier Latin en 1993. Le choc ! Depuis, le cinéaste a plus que confirmé, malgré quelques impasses – Le temps du loup – ou un certain paroxysme – La Pianiste. Rien que pour son 1er film, puis Caché, Le Ruban blanc ou le méconnu Code Inconnu, procurez-vous ce coffret : du cinéma au scalpel, qui ne laissera personne indifférent, et fait avancer le schmilblick. Indispensable. (en même temps, je vous recommande les entretiens auxquels le cinéste autrichien s'est livré, avec Philippe Rouyer et Michel Chion, et compilé dans un fabuleux recueil, en passe de devenir aussi référentiel que le sont ceux de Michel Ciment consacrés à Kubrick ou Elia Kazan).
T. B.
Générations Star Wars
par Ryder Windham, Daniel Wallace et Pablo Hidalgo
Editions Hors Collection

Voici une encyclopédie richement illustrée que tout fan de Star Wars se doit de posséder. Les auteurs y décryptent la genèse d'une oeuvre devenue culte. Cinéma, télévision, jeux vidéo, livres, BD, merchandising... tout l'univers Star Wars est présenté en quelques chapitres chronologiques. L'ouvrage est bourré d'anecdotes et déborde de visuels incroyables, souvent inédits. L'édition 2012 est complétée par un nouveau cahier couvrant la période 2010-2012 (mais avant le rachat par Disney). Le parfait cadeau que le papa piquera à son fiston - et inversement.
A.

Anderton, Marsellus Wallace et Travis Brickle


dimanche 27 mai 2012

Cannes 2012 : le palmarès complet

Buzz : Nanni Moretti et son jury ont révélé le palmarès du Festival de Cannes 2012. Michael Haneke reçoit une deuxième Palme d'Or pour Amour. Moretti a d'ailleurs souligné la "contribution exceptionnelle" de ses deux acteurs, Jean-Louis Trintignan et Emmanuelle Riva.

Palme d'or : Amour de Michael Haneke

Grand Prix du jury : Reality de Matteo Garrone

Prix d'interprétation masculine : Mads Mikkelsen pour Le Chasseur (Jagten) de Thomas Vinterberg

Prix d'interprétation féminine (ex-aequo) : Cosmina Stratan et Cristina Flutur dans Au-delà des Collines de Cristian Mungiu

Prix du Jury : La Part des Anges (The Angel's Share) de Ken Loach

Prix de la mise en scène : Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas

Prix du scénario : Au-delà des Collines de Cristian Mungiu

Caméra d'Or : Les Bêtes du Sud Sauvage (Beasts of the Southern Wild) de Benh Zeitlin

Palme d'Or du court-métrage : Silence de L. Rezan Yesilbas

Anderton

lundi 21 mai 2012

Cannes 2012 : Amour, Haneke en mode bullet time


Buzz : Amour, sponsorisé par Polident et les couches confiance, le nouveau film de Michael Haneke en compét officielle au Festival de Cannes, suit la fin d'un amour, celui d'Anne et Georges, et les actes ultimes qu'il peut nécessiter. Haneke nous rappelle combien il peut être dur de vieillir et nous fait prendre conscience de cet partie du consentement entre époux "et pour le pire".

Si l'interprétation des comédiens (Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva) est remarquable, et pour cause, ils feignent à peine leurs handicaps et autres problèmes moteurs, le film manque de rythme ou plutôt installe volontairement une lenteur semblable à celle de ses personnages, comme si le film entier était en mode "bullet time". À noter, les 2 scènes d'action du film (garanties sans effets visuels) : la motorisation du fauteuil et l'expulsion du pigeon.

Et le pire dans tout ça, c'est que je suis victime d'une sorte de malédiction cannoise qui fait que je ne m'endors même pas sur les films chiants...

Marsellus Wallace

Cannes 2012 J5 - J6 : tempête, déprime, marmotte et tournante


Buzz : On ne va pas tourner autour du pot. Il y a une ambiance de merde au Festival de Cannes. La faute à la pluie. Que dis-je ! A la tempête qui s'est abattue sur la Croisette. Adieux bains de soleil, déj en terrasses et poses interminables devant les photographes avant la montée des marches. Le tapis rouge est détrempé, festivaliers et badauds se réfugient dans leurs chambres, grelotant de froid, le feu d'artifice de la 65e édition a dû être reporté à mardi. L'horreur.

dimanche 20 mai 2012

Cannes 2012 : Avant Amour, Haneke explorait Le Septième Continent

Buzz : Avec un titre pareil – Amour – on est sûr d’une chose : on n’aura pas droit à une bluette ! Si Michael Haneke – qui présente là son 10e film au Festival de Cannes, toutes sections confondues – n’est pas dépourvu d’un certain humour à froid, on connaît davantage son goût pour les situations claustrophobiques, violentes et désespérées, portées par une mise en scène au scalpel qui dissèque davantage qu’elle ne compatît au sort de ses personnages.

Trois ans après avoir décroché sa Palme d’Or, le cinéaste autrichien revient en compétition avec un huis clos sur la vieillesse, la maladie et la filiation. Bigre ! Un sujet et un casting de haute tenue – son égérie Isabelle Huppert, entourée d’Emmanuelle Riva (inoubliable dans Hiroshima mon amour) et de Jean-Louis Trintignant, qui effectue un come-back après 10 ans d’absence – laisse présager une œuvre dans la lignée de La Pianiste, qui avait alors récolté un Grand Prix du Jury, ainsi qu’un double prix d’interprétation.

Si le choc Funny Games avait imposé le cinéaste sur la scène cannoise en 1997 – cette année-là, l’actuel président cannois Nanni Moretti, alors membre du jury présidé par Isabelle Adjani, avait publiquement déclaré son rejet du film – on connaît moins ses œuvres antérieures. Notamment Le 7ème continent (présenté à Cannes en 1989, distribué en France en 1992), précis de décomposition d’une famille autrichienne, qui décide peu à peu de se retirer du monde. Critique au scalpel de la société de consommation, de ses illusions et de ses impasses, un film coup de poing toujours d’actualité. Extrait et trailer d'Amour.


Travis Bickle


lundi 2 novembre 2009

Michael Haneke : Funny movies !





Artistes : Avec 126.280 entrées sur133 écrans, Le Ruban blanc s’est octroyé la semaine du 26 octobre la meilleure moyenne par écran – soit le ratio le plus élevé de la semaine… Qui l’eût cru ? Haneke, roi du box office ! Eh bien, ça fait plaisir. Occasion de revenir sur la carrière d’un cinéaste exigeant, implacable dénonciateur de la violence dans toutes ses formes. Quitte à brutaliser nos consciences. Et qui appartient depuis cette année au club des palmés d’or cannois. Et dont la carrière a très souvent arpenté les chemins du Festival de Cannes.

dimanche 24 mai 2009

Cannes 2009 : la Palme d'Or pour Le Ruban blanc

Buzz : Découvrez le palmarès du 62e Festival de Cannes :

Palme d'or : Le Ruban blanc de Michael Haneke

Grand prix du 62e Festival de Cannes : Un Prophète de Jacques Audiard

Prix exceptionnel du Festival de Cannes : Alain Resnais pour Les Herbes folles

Prix d'interprétation masculine : Christoph Waltz pour Inglourious Basterds de Quentin Tarantino

Prix d'interprétation féminine : Charlotte Gainsbourg pour Antichrist de Lars von Trier

Prix de la mise en scène : Brillante Mendoza pour Kinatay

Prix du scénario : Mei Feng pour Nuit s d'Ivresse printannière de Lou Ye

Prix du jury ex-aequo : Fish Tank de Andrea Arnold et Thirst, Ceci est mon sang de Park Chan-Wook

Caméra d'or : Samson et Delilah de Warwick Thornton

Palme d'or du meilleur court-métrage : Arena de Joao Salaviza.

Un commentaire à chaud : le jury a primé des films d'auteurs exigeants, qui ont parfois suscité la polémique (Antichrist, Kinatay) mais qui se caractérisent par une grande maîtrise, notamment au niveau de la mise en scène. Oubliés Ken Loach et Pedro Almodovar, Jane Campion, Xavier Giannoli et Ang Lee - autant d'oeuvres plus accessibles au grand public et qui font la part belle à l'émotion, aux sentiments, au rire même.
En attribuant la Palme d'or à son cinéaste fétiche (elle a obtenu le Prix d'interprétation féminine à Cannes pour La Pianiste), Isabelle Huppert n'a pas manqué de courage, faisant fi des éventuels soupçons de favoritisme.


Anderton

mercredi 24 octobre 2007

Funny remake ?

En salles (bientôt ?). Michael Haneke doit beaucoup au cultissime Funny Games. Il lui doit tellement qu'il a décidé d'en faire un remake. Le comparatif des trailers (Pour la version de 1997 voir ici, pour la version de 2007 voir là) laisse supposer que très peu de nouveautés ont été envisagées. Excepté au niveau du cast, Ulrich Mühe étant indisponible pour cause de décès inopiné et Isabelle Huppert refusant toujours de jouer le rôlé de la mère (Elle avait déjà décliné l'offre pour la version originale, arguant de l'aspect provocateur du récit de cette prise d'otage sadique...Elle accepta pourtant, 4 ans plus tard, le rôle d'une pianiste aux déviances sexuelles marquées. Il faut croire qu'Haneke n'avait plus besoin de faire ses preuves). C'est donc Tim Roth et Naomi Watts qui reprendront les rôles des parents traumatisés. Cette nouvelle version, premier tournage en langue anglaise pour le réalisateur allemand, ne bénéficiera pas du même effet de surprise...Espérons que la causticité du récit ne se diluera pas dans les impératifs de rentabilité hollywoodienne.
Sentenza (fan de ça)