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lundi 28 octobre 2019

Extrême préjudice : triple duel sous le soleil

En DVD et Blu-ray : Avec Extrême préjudice (1987), qui sort dans l'excellente collection Make my day !, Jean-Baptiste Thoret nous invite à un triple duel sous le soleil. Entre Nick Nolte et Powers Boothe, Walter Hill et Sam Peckinpah, le western et le film d'action 80's.

vendredi 22 novembre 2013

Idée cadeau de Noël : tout savoir sur les films cultes jamais tournés


A lire : Chaque cinéaste, tel le capitaine Achab, a poursuivi au cours de sa carrière sa "baleine blanche", un projet de film maintes fois développé mais jamais abouti. Au point d'en devenir une obsession. L'un des exemples les plus fameux est le Napoléon de Stanley Kubrick, pour lequel le cinéaste réunit une somme impressionnante de documents. C'est à l'histoire de ces oeuvres virtuelles, devenues souvent mythiques, que s'est intéressé Simon Braund dans l'ouvrage Les plus grands films que vous ne verrez jamais, publié aux éditions Dunod.

jeudi 7 février 2013

The Killer Elite : Peckinpah en mode parano future


Buzz : La filmo de Sam Peckinpah se résume souvent à trois films - et quels films ! J'ai nommé La Horde Sauvage (The Wild Bunch, 1969), Les Chiens de Paille (Straw Dogs, 1971) et Guet-Apens (The Get Away, 1972). Des films brillants qui imposent un style, une esthétique de la violence également, avec ces ralentis qui deviendront la marque de fabrique du réalisateur. Des films qui éclipsent le reste de son oeuvre. Gloire à Wild Side qui sort en Blu-ray et double DVD un des films oubliés du grand Sam : The Killer Elite

samedi 14 mai 2011

Les Chiens de Paille : trailer bien brutal

Buzz : Un remake des Chiens de Paille ? Il y aurait de quoi crier au scandale. Sorti en 1971, le film de Sam Peckinpah avec Dustin Hoffman m'avait mis K.O. lorsque je l'avais découvert en vidéo il y a de nombreuses années de cela. L'histoire est terrible : un gentil et timide Ricain part vivre dans le bled de sa femme, au fin fond de la campagne anglaise. Là, il est victime de quolibets et de petites humilations tandis que son épouse fricotte avec les locaux, dont son ex. La tension monte et atteint son paroxysme quand la bande de bouseux s'attaque à la maison isolée du couple. Le timide pacifiste se transforme alors en chien de guerre et répond à la violence par la violence.

Du pur Peckinpah, brutal, avec un Dustin Hoffman inspit d'érotisme semble avoir été conservé dans le remake, signé Rob Lurie. Tant mieux ! Et le choix des acteurs est judicieux : James Marsden (le Cyclope de X-Men) est parfait dans le rôle du gentil qui devient très méchant et Alexander Skarsgard (True Blood) interprète un redneck - l'action se déroule dans le Deep South - des plus convaincants. La bande-annonce, à voir ci-dessous, est donc plutôt prometteuse. J'en profite pour vous mettre aussi celle de l'original. Enjoy !

Anderton




jeudi 6 mars 2008

Redacted de Brian De Palma : pastiche ou révolution ?

En salles : Tel un mauvais cauchemar, l'histoire se répète pour De Palma : Viet Nam-Irak, Outrages-Redacted allers-retours... La même scène qui se rejoue. Dans le réel, à 35 ans d'écart. Dans la fiction, à 17 ans d'écart. A l'instar de ses héros hitchcockiens condamnés à vivre avec leurs cauchemars traumatiques, De Palma semble désormais condamné à refaire le même film. Jusqu'au pastiche ? Jusqu'à l'autocitation ? Oui et non.
Déja vu
Oui, parce que pitch, scènes et répliques de son dernier brûlot ont un air de "déjà vu", pour reprendre le titre du film-gigogne dont le cinéaste avait parsemé l'affiche dans toutes les rues du Paris de Femme Fatale.
Oui, car c'est encore un échec cinglant au box-office US, des réactions extrêmement violentes ayant accompagné sa sortie. Et le réalisateur a connu les mêmes déboires avec ses collaborateurs : le scénariste David Rabe pour Outrages, ses producteurs pour Redacted.
Retour aux sources, également : réalisé expérimentalement, comme ses premiers films, Greetings et Hi Mom ! Enfin, retour aux maîtres, par le biais de citations discrètes, mais bien réelles à Kubrick - cf l'utilisation de la Sarabande de Haendel (regardez l'extrait 2 de Redacted), et la troublante ressemblance d'un de ses bidasses au Vincent d'Onofrio de Full Metal Jacket – ou à Peckinpah – cf ce gros plan sur un scorpion dévoré par des fourmis, tout droit sorti de La Horde Sauvage.
DJ Brian
Et en même temps, non. Parce que le contexte n'est plus le même. Et que De Palma s'est complètement renouvelé : comme un DJ cinéaste, il malaxe, comprime, éparpille tous les documents qu'il fait mine d'avoir sous la main – vidéos HD, blogs, etc (regardez l'extrait 1 de Redacted). Pas d'esbrouffe, pas de plan séquence de 20 mn ou de split-screen à gogo. Ou du moins, fait-il semblant d'être cinématographiquement modeste.
Car c'est toute la force du film : parvenant à se faire totalement oublier, Big Brian crée là le film ultime : celui que tout le monde peut visionner, créer, dans l'anonymat le plus total, celui de l'ère de YouTube, où le réalisateur et le spectateur ne font plus qu'un. Mais plus malin que De Palma, tu meurs : dans un ultime sursaut, l'auteur de Snake Eyes se réinsère dans la fiction, lors de la dernière scène, en tant que metteur en scène amateur, sorte Deus ex-machina invisible, dans ce qui constitue la seule séquence de mise en scène, et assumée comme telle.
Auto-pastiche ou bien brûlot expérimental ? A vous de voir...surtout si vous êtes allergique à ces images tièdes qui envahissent nos écrans, qu'elles viennent du Nord ou de la Gaule olympique !
PS : gros scandale : en VO, les sous-titres blancs sur fonds sur-exposés... blancs sont quasiment illisibles - le distributeur aurait-il voulu flinguer la sortie du film qu'il ne s'y serait pas pris autrement... Censure douce ? Redacted redacted ?
PS 2 : Découvrez ici Brian De Palma répondant aux mails de Tom Cruise, Scarlett Johansson et Tony Montana.
Travis Bickle