Affichage des articles dont le libellé est James Caan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est James Caan. Afficher tous les articles

jeudi 12 mars 2026

Way of the Gun : unusual suspense

Way of the Gun Christopher McQuarrie 4K UHD Blu-ray CINEBLOGYWOOD

Il y a un peu plus d'un quart de siècle, avant de mettre Tom Cruise sur une moto pour le faire sauter d'une falaise, Christopher McQuarrie (quatre Mission Impossible au compteur) a réalisé son premier film, Way of the Gun. Une pépite atypique, entre néo-noir et western, que L'Atelier d'images propose pour la première fois en France dans une édition vidéo 4K UHD et Blu-ray.

lundi 10 décembre 2018

Rollerball : un film puissant et prophétique

En DVD et Blu-ray : Un jeu et des pains. Avec Rollerball (1975), Norman Jewison montre que le patin à roulettes n'est pas seulement destiné à nous faire trémousser sur du disco, comme le fera le film Roller Boogie (1979), mais qu'il offre aussi la possibilité à des gros musclés de se foutre des beignes à 60 km/h. Mais si le cinéaste avait la volonté de dénoncer la violence dans le sport, il est allé beaucoup plus loin. Au point que, plus de 40 ans après sa sortie, le film s'avère d'une brûlante actualité. Cela tombe bien, il est disponible pour la première fois en Blu-ray et dans un magnifique master haute définition.

jeudi 7 février 2013

The Killer Elite : Peckinpah en mode parano future


Buzz : La filmo de Sam Peckinpah se résume souvent à trois films - et quels films ! J'ai nommé La Horde Sauvage (The Wild Bunch, 1969), Les Chiens de Paille (Straw Dogs, 1971) et Guet-Apens (The Get Away, 1972). Des films brillants qui imposent un style, une esthétique de la violence également, avec ces ralentis qui deviendront la marque de fabrique du réalisateur. Des films qui éclipsent le reste de son oeuvre. Gloire à Wild Side qui sort en Blu-ray et double DVD un des films oubliés du grand Sam : The Killer Elite

vendredi 4 mai 2012

Le Solitaire : ultra asphalt jungle solitude


En salles : Cinq ans qu’on est sans nouvelles de Michael Mann… En tout cas, sans nouveau film. Pour patienter, de manière toute subreptice, revient sur les écrans en ce moment Le Solitaire (Thief, 1981), premier film du réalisateur tourné pour le cinéma. Immanquable. La preuve par 9 :

Pour son impact matriciel : eh oui, comme d’aucuns l’ont fort bien relevé, tout Michael Mann est déjà là : fascination pour la jungle urbaine et les ambiances nocturnes, mise en scène virtuose qui laisse la part belle aux effets de lumière et axes de caméra hyperréalistes, précision documentaire du milieu et de ses rites, héros existentialiste au cœur d’or et aux poings d’acier en quête d’idéal….Pas un de ses films n’échappe à cette matrice mise en place ici.

Pour la prodigieuse mise en scène de Michael Mann : entre le sublime quasi plan séquence central dans un diner entre Franck et Jessie, celle avec laquelle il aspire à construire sa vie – Mann, le roi du face à face, remember le final de Niro-Pacino dans Heat – le casse inaugural – une leçon de maîtrise technique – ou bien la tuerie finale entre Peckinpah et Pollock, le futur réalisateur de Public Ennemies y déploie une inventivité prodigieuse.

Pour son héros : à la fois figure tragique et néo-romantique du cavalier solitaire, Robin des bois en quête de rédemption, ange exterminateur autiste et suicidaire, Franck apparaît comme une figure archétypale du cinéma noir contemporain. Au même titre que Travis Bickle pour Scorsese. Ou bien l’homme sans nom d’Eastwood. A la revoyure, on s’étonne vraiment que les chemins de ces deux-là ne se soient jamais croisés – du moins pas encore… Et s’inscrit dans le prolongement direct du héros de son téléfilm précédent, sorti en salles quelques mois avant ce Solitaire : Comme un homme libre. Qu’on aimerait bien revoir aussi !

Pour James Caan : star depuis Le Parrain et Rollerball, l’acteur y trouve son meilleur rôle avec Le Flambeur de Karel Reisz. Un rôle comportementaliste, qu’il habite de manière physique et fiévreuse. A ses côtés, une actrice bien oubliée, Tuesday Weld, mi Faye Dunaway, mi Lauren Hutton, pourtant à la solide filmo – A la recherche de Mr Goodbar, Les Guerriers de  l’Enfer, Il était une fois en Amérique. Autre madeleine : apercevoir dans de petits rôles William Petersen (To live and die in LA) ; Robert Prosky, dans un rôle à la Louis Calhern dans Quand la ville dort, de John Huston : paternaliste et psychotique à la fois. Et bien sûr, le grand country singer Willie Nelson, dans le rôle décisif du père adoptif de James Caan.

lundi 22 décembre 2008

Le Parrain : mafia Blu... ray

En DVD : Elu le plus grand film de tous les temps par les lecteurs d'Empire magazine, Le Parrain (The Godfather) est sorti dans une version Blu-ray à couper le souffle. Et pour cause, il s'agit d'une version restaurée et revue par Francis Ford Coppola lui-même.
Il suffit de mettre dans le lecteur un des trois DVD du premier coffret DVD sorti par Paramount Home Entertainment puis de mettre son homologue Blu-ray pour se rendre compte de l'ampleur du travail effectué.
Les images sont tout simplement superbes ; des détails insoupçonnés apparaissent - un critique américain a même écrit que dans les scènes du
Parrain II qui se déroulent à Cuba, on a l'impression de voir les moustiques voler !
Souvenez-vous de toutes les scènes dans la pénombre (notamment au début du premier opus) : et bien, le noir devient couleur et les couleurs prennent davantage de "chair" sans faire trop lisses (le défaut principal du support numérique).

Star Wars à l'italienne
Le coffret comporte en outre une pelletée de bonus, de qualité variable mais globalement passionnants. Surtout les commentaires audio de Coppola et les docs sur la genèse tourmentée du film, l'histoire du tournage et l'hommage du show-biz à la saga Corleone. Steven Spielberg (qui a aidé Coppola à convaincre Paramount de restaurer les trois films) raconte ainsi avoir failli tout arrêter après avoir vu Le Parrain, persuadé qu'il ne parviendrait jamais à être aussi bon que Coppola. David Chase explique tout ce que Les Soprano doivent à la trilogie tandis que Joe Mantegna (qui joue dans le 3e film) définit la saga comme un Star Wars à l'italienne !
C'est clairement grâce à ce type de travail que le Blu-ray pourra enfin décoller car, si la version B-r d'un film est à la hauteur, vous avez l'impression de le redécouvrir. C'est ce que j'ai ressenti avec ce coffret.
Anderton

mercredi 9 avril 2008

Le Flambeur, ou Dostoievski made in US

A la Télé : Les chaînes thématiques ciné, ça a du bon. Liberté de ton – Yannick Dahan et sa bande de dégénérés qui secoue le cocotier conformiste de la critique sur Ciné Frisson, Jean-Jacques Bernard ou Patrice Carré, toujours éclairés, souvent passionnants, systématiquement bienvenus et sans langue de bois – mais surtout, véritable coffre à trésors !
Dernier en date : Le Flambeur (The Gambler) de Karel Reisz. Karel, qui ? Cinéaste d’origine tchèque, émigré au UK, puis aux US, rare – à peine 10 films en 40 ans – donc cher, décédé en 2002. Vous le connaissez, au moins pour La Maîtresse du lieutenant français, qui a révélé en son temps Meryl Streep et Jeremy Irons – chapeau…
Le ciné US à son meilleur
Là, avec Le Flambeur, c’est la crème du ciné US des 70’s que vous recevez en pleine poire. Une grosse baffe, tranquille, sans esbrouffe - le ciné US à son meilleur. Sur un scénario dérangeant et masochiste du grand James Toback – qui réalise 2 ans plus tard Fingers (De Battre mon cœur s’est arrêté, en version made in Paris) et scénarise Bugsy de Warren Beatty, sur la création de Las Vegas – le cinéaste filme non la descente aux enfers d’un prof de littérature littéralement possédé par le démon du jeu sous toutes ses formes, mais sa survie.
Au quotidien. Avec sa famille. Ses amis. Sa copine. Ses étudiants. Ses bookmakers. Ses banquiers. Et sa conscience. Et c’est passionnant, souvent désolant. Et carrément flippant. Comme du Dostoievski, passé à la moulinette des 70’s.
James Caan fiévreux
Car cette trajectoire sur la fascination du risque et du danger est littéralement habitée par la prestation fiévreuse de James Caan (Sonny Corleone, Le Solitaire, Rollerball, Misery, The Yards, rien que ça…). Du coup, Le Flambeur transcende tous les films du genre (Kid de Cincinatti, L’Arnaqueur). Et quel plaisir de découvrir à ses côtés, dans de plus ou moins petits rôles, James Woods (on le présente ?!) en banquier psycho-rigide, M. Emmet Walsh (le privé visqueux de Sang pour sang), brun et mince ! – Burt Young, en pré-Paulie, version sadique. Sans oublier Antonio Fargas (Huggy les bons tuyaux !) dans une rôle bref, mais capital. Enfin, pour qui veut plonger dans les yeux verts de Lauren Hutton ou admirer sa superbe plastique, faites vos jeux...
Bref, du ciné US à son meilleur. Qu’attend donc la Paramount pour éditer cette perle introuvable en zone 2 ? Si vous loupez les quelques diffusions qui restent, précipitez-vous sur un autre film de Reisz, édité en DVD, lui : Les guerriers de l’enfer, 1979, avec Nick Nolte, sur le Vietnam. A côté, Platoon ressemble tout juste à une promenade bucolique au bois de Vincennes…
Travis Bickle