Ceux qui, comme moi, ont découvert Sans retour (Southern Comfort, 1981) sur une VHS empruntée au vidéoclub peuvent légitimement se réjouir de la ressortie en vidéo du film signé Walter Hill. Plus que la nostalgie, ce qui nous étreint, c'est la joie suscitée par la qualité de l'édition concoctée par L'Atelier d'images. Un must.
En DVD et Blu-ray : Avec Extrême préjudice (1987), qui sort dans l'excellente collection Make my day !, Jean-Baptiste Thoret nous invite à un triple duel sous le soleil. Entre Nick Nolte et Powers Boothe, Walter Hill et Sam Peckinpah, le western et le film d'action 80's.
En DVD et Blu-ray : Pour 100 briques, tu n'as peut-être plus rien mais pour 30 millions de dollars, tu peux en avoir 300 autres. A condition de dépenser ces 30 premiers millions pendant un mois... sans rien posséder à la fin. Tel est le pitch de Comment claquer 1 million de dollar par jour (Brewster's Millions, 1985), une bonne comédie de Walter Hill avec Richard Pryor et John Candy qu'Elephant Films a la joyeuse idée de sortir en vidéo.
En DVD et Blu-ray : En découvrant Drive(2011), de Nicolas Winding Refn, les cinéphiles de 40 ans et plus ont évidemment perçu l'influence de Driver (1978), réalisé par le grand Walter Hill. Sa sortie en vidéo dans une version restaurée permet de mesurer combien le film n'a rien perdu de sa force.
Artistes : Les Cinéastes des années 80 (découvrez notre dossier) sur OCS Géants, ça continue ! Ce samedi à 22h20, focus sur celui que l'on a désigné comme l'héritier de Sam Peckinpah : Walter Hill. Interviewé par Jean-Pierre Lavoignatet Christophe d'Yvoire, le cinéaste les reçoit dans son manoir de Beverly Hills, les cheveux et le bouc blanchi par les années, en jean, tout de noir vêtu, lunettes comprises, en raison d'une fragilité oculaire.
Après des débuts tendus, l'entretien se relâche. A un point tel que le cinéaste viril et testostéroné des Guerriers de la nuit avoue que l'un de ses films cultes est Les Parapluies de Cherbourg ! Et qu'il ne peut s'empêcher de lâcher un silence lourd de sous-entendus et d'émotions à l'évocation du décès de son père pendant le tournage de Crossroads (1986), le film-hommage qu'il a consacré au blues et à Robert Johnson en particulier. Mais au fait, c'est qui, Walter Hill dans les années 80 ?
Buzz :Première, Studio Magazine, avec Marc Esposito, c'est lui. Jean-Pierre Lavoignat, à l'occasion de la diffusion sur OCS Géants de la collection de portraits decinéastes anglo-saxons des années 80 (découvrez notre dossier) qu'il a initiée et co-réalisée, revient sur les origines du projet, sa genèse, ses regrets et ses enthousiasmes. Merci à lui de nous avoir accordé cet entretien où brille sa flamme pour le cinéma. Celle qui a animé les années Première et Studio. Et qu'il nous a donnée en partage !
Buzz : N'en déplaise à Matthew McConaughey, Sylvester Stallone peut aussi tomber la chemise. Et à 66 ans, il prouve qu'il est bien conservé. La preuve avec cette affiche de Du Plomb dans la tête (Bullet to the Head). Le film l'opposera à un autre musclé, Jason Momoa (Game of Thrones). Le tout devant la caméra de Walter Hill. Moi, je dis : Yesssssssssssss.
Buzz : Il fut un temps où le Festival de Cannes n’hésitait pas sélectionner en compèt officielle Walter Hill et son fabuleux Gang des frères James (The Long Riders), avec les frères Carradine (David, Keith et Robert), Keach (James & Stacy) et Quaid (Dennis & Randy). Manquait plus que les Bridges pour compléter la famille !
Cette année, c’est John Hillcoat qui reprend le flambeau du film d’action et de genre pur jus – un créneau pas mal déserté ces derniers temps sur la Croisette et remis à l’honneur par les sélectionneurs, certes, mais aussi Tarantino. Gangs, trafic d’alcool, vamp fatale, famille et sulfateuse au programme de ce Lawless aka Des Hommes sans Loi, pour un casting qui fait saliver : Tom Hardy, Shia LaBoeuf, Gary Oldman, Guy Pearce côté masculin ; la sublime Jessica Chastain et Mia Wasikowska côté féminin.
De l’Australien John Hillcoat, on a vu avec succès en France son adaptation de La Route, tiré du roman cauchemardesque de Cormac McCarthy. Il est également le réalisateur d’un western totalement hypnotique situé dans l’outback australien, distribué en France en 2009, déjà écrit et mis en musique par son compatriote Nick Cave - lequel signe scénar + BO de ce Lawless.
En espérant que John Hillcoat reprenne avec la même énergie ce flambeau longtemps porté haut par des cinéastes comme Walter Hill, petit coup d’œil sur le trailer du Gang des frères James (1980) et celui de Lawless.