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jeudi 18 février 2010

Black Dynamite : hommage explosif

 
En salles : J’avais vaguement entendu parler des films issus de la blaxploitation. Je n’ignorais pas qu’ils mêlaient outrageusement le glam clinquant des seventies aux revendications politiques des noirs américains. Je m’attendais donc à des coupes afros, des ghettos sordides, Marvin Gaye et un héros poilu et sans reproche. 

Il y a effectivement tout ça dans Black Dynamite mais il serait dommage de restreindre ce film à ces clichés tant il en brasse tellement d’autres…Comme Tarantino et Rodriguez l’avait fait avec le Grindhouse, Scott Sanders a sublimé le genre en n’en conservant que les éléments de pur divertissement, des personnages archétypaux aux situations invraisemblables en passant par la production fauchée. Le résultat est donc intellectuellement peu valorisant mais on accepte sans peine cette régression animale tant il est jouissif. L’antithèse d’un film de Haneke en somme. 

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L'histoire ménage de nombreux rebondissements, tous plus ahurissants les uns que les autres, et il serait dommage de les dévoiler ici. Sachez cependant que le meurtre de son frère va obliger le héros à sortir de son ghetto pour aller se coltiner des mafieux apathiques, des Chinois survoltés, des espions aigris et même un président complexé. Evidemment le rythme effréné de ces déambulations ne l'empêchera pas de séduire moultes demoiselles peu farouches. 


Soyez par ailleurs assuré que même si l'acteur incarnant Black Dynamite (Michael Jai White) n'a que ses muscles pour s'exprimer et sa moustache pour la brosser, cela suffit amplement à retranscrire toutes les subtilités d'un scénar écrit à la mitraillette. Comme tous les plaisirs coupables, Black Dynamite s'éprouve dans le slip et entre couilles.

Mon conseil : A savourer avec modération. Faudrait pas non plus croire que c'est du cinéma.

Sentenza.

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