Artistes : Agrégé de philosophie et spécialiste de Philippe de Broca (découvrez notre dossier), Jean-Pierre Zarader nous a transmis ce texte consacré à l'émouvante épitaphe gravée sur la tombe du cinéaste.
Un simple clic nous l’apprenait il y a encore quelques jours, juste avant l’ouverture de la rétrospective que lui consacre la Cinémathèque : "Philippe de Broca est un cinéaste français né le 15 mars 1933 dans le 12ᵉ arrondissement de Paris et mort le 26 novembre 2004 à Neuilly-sur-Seine, enterré en Bretagne, à Sauzon, à Belle-Île, avec pour épitaphe : 'J'ai bien ri''. Pourtant, si l’on se rend sur sa tombe, on peut lire : "J’ai assez ri...". Il faut d’abord reconnaître que cette double inscription, pour le moins incongrue, a quelque chose de debroquien et qu’on devrait s’en tenir là, de même que la chanson chantée par le gitan, dans L’Incorrigible, se suffit à elle-même : "C’est beau comme ça, y’a pas tellement intérêt à traduire", répond Victor à Marie-Charlotte qui veut savoir "Qu’est-ce que ça veut dire ?". Reste que la question surgit presque d’elle même et il est difficile de ne pas se demander quelle est la bonne épitaphe : "J’ai assez ri" ou "J’ai bien ri" ?

