Artistes : Pour compléter le beau portrait qu’en a fait Anderton (lire Peter Yates, de Bullitt à Krull), quelques mots supplémentaires sur Peter Yates. On ne le savait pas assez, mais l’auteur de Bullitt qui vient de décéder à l’âge de 82 ans, était un cinéaste britannique. Bon, OK, vu sa filmo – et sa discrétion ! – cela n’apparaît pas évident. Même s’il a été cité 4 fois à l’Oscar du meilleur réalisateur.
Rappel de quelques-uns de ses faits d’armes, notamment de 8 petits chefs-d’œuvre qui restent dans les mémoires de ceux qui les ont trop peu vus.
1- Bullitt (1968). A revoir absolument pour admirer comment on pouvait réaliser un film d’action d’une beauté racée doublé d’un vrai cache-cache psychologique sans avoir recours au montage minute et aux effets spéciaux. Bref, le mariage d’Antonioni et du film d’action. Et puis San Francisco, et puis Steve McQueen, et puis la musique de Lalo Schiffrin…
2- La Guerre de Murphy (1970). Face à face Peter O’Toole-Philippe Noiret dans un recoin du Vénézuela, à la fin de la Seconde guerre mondiale. Un classique du cinéma du dimanche soir de l’ORTF, qu’on aimerait revoir pour sa faconde, son humanité et son originalité.
3- Les Copains d’Eddy Coyle (1973). Tiré d’un polar de George Higgins, un bijou noir et violent sur l’amitié, les trahisons et le temps qui passe. Avec un formidable Robert Mitchum, désabusé et au bout du rouleau. Un petit chef-d’œuvre noir des 70’s, avec Les flics ne dorment pas la nuit.
4- La Bande des Quatre (1978). Chronique désabusée de la jeunesse des 70’s, avec Dennis Quaid, Daniel Stren, Jackie Earl Healy et Dennis Christopher, sur un scénario de Steven Tesich, futur auteur du grand et méconnu Georgia d’Arthur Penn.