jeudi 14 décembre 2006

Pirates des Caraïbes 3 : Hong Kong style

En prod - En DVD - Sur le web : Le site moviesonline.ca lève un petit voile sur le 3e épisode de Pirates des Caraïbes, en publiant deux photos officielles du film. En voici une, qui réunit deux vieilles connaissances : Jack Sparrow (Johnny Depp) et le capitaine Barbossa (Geoffrey Rush). A leurs côtés, un nouveau venu dont on ignore le nom mais pas l'interprète : le Hong-Kongais Chow Yun-Fat (The Killer, A Toute Epreuve, Tigre et Dragon). Sortie prévue : 26 mai 2007.
En attendant, la sortie en DVD de Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit a été aussi fructueuse que sa distribution en salles. Lors de la première semaine dans les rayons des magasins américains, il s'en est vendu 10,5 millions d'unités. En une semaine ! Ce qui en a fait le meilleur démarrage vidéo pour 2006, devant Le Monde de Narnia (14 millions de DVD depuis avril dernier). Idem au Royaume-Uni et au Japon. Du coup, les acheteurs américains ont également craqué pour le premier film de la trilogie, La Malédiction du Black Pearl, qui a été propulsé à la 9e place des meilleures ventes de DVD trois ans après sa sortie ! Une malédiction comme ça, Disney en veut bien tous les ans.

mardi 12 décembre 2006

Saddam Gibson et Gordon Jones


Artistes : Apocalypto n°1 au box-office quelques mois à peine après une controverse qui semblait mettre un terme à la carrière de Mel Gibson (voir posts précédents). Ce type est un sorcier. D'ailleurs, il en avait la barbe. Un attribut qui a fait penser à Saddam Hussein. C'est oublier que Charlton Heston portait la même dans Les Dix Commandements et cela collerait mieux avec la foi affichée de Mel Gibson.
Mais il y a une autre ressemblance entre un acteur et un leader politique qui, personnellement, me frappe davantage. Regardez Gordon Brown, le ministre britannique des Finances et successeur de Tony Blair à la tête du Parti Travailliste. Il ne vous rappelle pas... Terry Jones, l'un des Monty Python. Hein, dites, allez ?... M'enfin ?! "Ce sont mes yeux ou quoi ?"

dimanche 10 décembre 2006

Apocalypto : la bande-annonce

Le film de Mel Gibson est classé n°1 au box-office, après son premier week-end dans les salles nord-américaines.

Apocalypto : la rédemption de Mel Gibson

En salles : Franchement, il y a encore quelques jours, qui aurait misé un dollar sur Mel Gibson ? Déjà soupçonné d'être antisémite depuis la sortie de La Passion du Christ, le réalisateur de Braveheart avait laissé exprimer sa haine envers les juifs lors d'un contrôle de police, l'été dernier. "J'étais bourré, je ne le pensais pas", s'était-il excusé en substance. Sans convaincre. L'homme semblait fini, pour Hollywood en tout cas. Et son film, Apocalypto, paraissait voué à une sortie en catimini et donc une brève carrière en salles.
Contre toute attente, le scénario catastrophe ne s'est pas produit. La semaine dernière, les journalistes américains ont pu découvrir son oeuvre sur la civilisation maya. Et là, les médias ont applaudi le film, reconnaissant à Gibson le don de remuer les spectateurs. Tout en se questionnant pour son goût malsain pour la violence. Le film est d'ailleurs classé R (interdit aux moins de 16 ans).
Les hommes préfèrent Mel
Le public a suivi - des hommes, à 60%. Pour son premier week-end dans les salles d’Amérique du Nord, Apocalypto a pris la première place du box-office, en engrangeant 14,2 millions de dollars. C’est toutefois le plus petit "score" réalisé par un n°1 depuis le week-end du 8 septembre. Et l’on est bien loin des 84 millions de dollars cumulés par La Passion du Christ à sa sortie. Pour autant, Paul Dergarabedian, spécialiste du box-office, n'est pas surpris par le succès d'Apocalypto. Selon lui, la polémique a été "sans aucun doute" un coup de pouce, Disney (le distributeur) n'ayant pas hésité à mettre en avant le cinéaste lors de la promotion.
Le film de Gibson est talonné par The Holiday de Nancy Meyers, avec pour vedette un quatuor amoureux transatlantique (Kate Winslet-Jack Black et Cameron Diaz-Jude Law), qui rapporte 13,5 millions de dollars. Le public est féminin à 65%. Déception en revanche pour Blood Diamond d'Edward Zwick. Le film avec Leonardo DiCaprio et Djimon Hounsou, ne récolte que 8,5 millions de dollars et se place 5e, derrière les manchots de Happy Feet et Casino Royale. Diamonds are not forever...

samedi 9 décembre 2006

Vous reprendrez bien un peu de Johnny Depp

Sur le web : Noël, y a-t-il meilleure période pour déguster du chocolat ? Euh... Pâques, la Saint-Valentin, les anniversaires... Bon, bref, pour les fêtes, au lieu de vous ruer sur les toffees british, de vous empiffrer de fourrés belges, de craquer pour des carrés suisses, de dévaliser les pyramides de douceurs cacaotées lors des soirées de l'ambassadeur ou de vous balancer des Pyrénées à la tronche (en plus, ça fait mal), goûtez les tablettes de Willy Wonka !
Oui, Willy Wonka ! Le farfelu Roi du chocolat, celui-là même qui ouvre son usine à quatre heureux enfants dans Charlie et la chocolaterie, avec Johnny Depp sous le haut-de-forme de l'industriel bien barré. Et bien ses douceurs qui vous ont tant fait saliver dans le film de Tim Burton sont en vente sur internet au prix de 29,70 dollars pour 18 tablettes. Le ticket d'or n'est pas fourni.
Sinon, pour 29,99 euros, vous pouvez vous procurer le coffret DVD édition prestige du film de Burton comprenant le double DVD du film, le CD de la B.O. signée Danny Elfman et le roman original de Roald Dahl. Les Oompa-loompa ne sont pas fournis.
Anderton

jeudi 7 décembre 2006

Lettres d'Iwo Jima : la bande-annonce

Eastwood vs Scorsese : premier acte

En salles : La saison des prix est lancé ! Le National Board of Review, une organisation américaine réunissant 120 professionnels de cinéma, a élu les meilleurs films et interprètes de l'année. Alors que Mémoires de nos pères n'avait complètement convaincu les critiques, Lettres d'Iwo Jima (la guerre du Pacifique vue du côté japonais) de Clint Eastwood a été désigné meilleur film. Le titre de meilleur réalisateur est attribué à Martin Scorsese. Les deux cinéastes sont donnés favoris dans la course aux Oscars.
Palmarès du NBR
Best Film: "Letters from Iwo Jima"
Best Director: Martin Scorsese, "The Departed"
Best Actor: Forest Whitaker, "The Last King of Scotland"
Best Actress: Helen Mirren, "The Queen"
Best Supporting Actor: Djimon Hounsou, "Blood Diamond"
Best Supporting Actress: Catherine O'Hara, "For Your Consideration"
Best Foreign Film: "Volver"
Best Documentary: "An Inconvenient Truth"
Best Animated Feature: "Cars"
Best Ensemble Cast: "The Departed"
Breakthrough Performance by an Actor: Ryan Gosling, "Half Nelson"
Breakthrough Performance by an Actress: Jennifer Hudson, "Dreamgirls" and Rinko Kikuchi, "Babel"
Best Directorial Debut: Jason Reitman, "Thank You for Smoking"
Best Original Screenplay: Zach Helm, "Stranger Than Fiction"
Best Adapted Screenplay: Ron Nyswaner, "The Painted Veil"

Tom Cruise, Katie Holmes &... Alfred

Artistes : On ne doit pas se moquer du physique, ni des affaires, ni des enfants. Une règle d'or que fait exploser avec une joie sadique le magazine américain Mad.
La couverture de décembre 2006 est un pastiche poilant de celle de Vanity Fair, parue quelques mois plus tôt : Tom Cruise et Katie Holmes y couvaient de leur bonheur paternel leur fille Suri. Sur la couv de Mad, l'enfant est représentée sous les traits d'Alfred E. Neumann, le rouquin neuneu (mann-mann) aux oreilles décollées qui incarne à lui tout seul la bétise béate et assumée de cette hilarante revue satirique.
C'est con, c'est bien fait et c'est drôle : c'est Mad, quoi !
Anderton

mardi 5 décembre 2006

Manchots : 3 - James Bond : 0

En salles : Dans quel gai pied s'est fourré l'agent 007 ? Pour la 3e semaine consécutive, les manchots de Happy Feet (le "Gai pied" en question) ont surpassé Casino Royale au box-office américain. La preuve qu'avec ce film, George Miller n'est pas venu pour faire banquise. George Miller, oui, vous avez bien lu : le réalisateur des Mad Max. Enfin, il a aussi réalisé Babe 2, le cochon qui parle. Bref, l'Australien s'y connaît en bestioles mais cela ne suffit pas à expliquer le succès de Happy Feet aux Etats-Unis.
Rappelons d'abord l'immense succès de La Marche de l'Empereur outre-atlantique. Avec ce documentaire, les Américains se sont découverts une passion pour les manchots. Leur lutte pour la survie dans des conditions extrêmes, leur sens du sacrifice, leur esprit de corps (je parle des manchots) ont forcé leur respect (là, je parle des Américains) et suscité moults débats sur la famille mais aussi l'homosexualité, certains manchots étant apparemment homosexuels -enfin manchosexuels-, la preuve que l'homosexualité serait naturelle et donc normale, ont souligné les associations gays et lesbiennes américaines. Le titre de Happy Feet (gai pied) n'est donc pas mal trouvé...
Casting et B.O.
George Miller a cependant assuré que son film d'animation avait été lancé bien avant la sortie de La Marche de l'Empereur. On veut bien le croire tant le développement et surtout la fabrication d'une telle oeuvre se comptent en années. Happy Feet cartonne aussi grâce à la qualité de son graphisme, un casting vocal impressionnant (Elijah Wood, Hugh Jackman, Nicole Kidman, Robin Williams, Hugo Weaving en V.O.), un message écolo bien dans l'air du temps et une bande-son à faire chanter un dépressif solitaire un dimanche soir de novembre.
Les majors d'Hollywood surfent sur cette vague de manchomanie : après le gang des pingouins remarqué dans Madagascar, des pingouins surfeurs (Surf's Up) justement vont débarquer sur les écrans américains à l'été 2007. Et James Bond dans tout ça ? Et bien, il a vendu aux enchères le smoking qu'il arbore dans Casino Royale. Motif officiel : récolter de l'argent pour une bonne cause. En vrai de vrai, il en avait marre de s'habiller... en pingouin.
PS : La différence entre pingouins et manchots ? Les premiers vivent dans l'hémisphère Nord et les seconds dans l'hémisphère Sud.

lundi 4 décembre 2006

Shortbus : Make Love Not War !

En salles : Partir pour voir Casino Royale et se retrouver - pour cause de trop grande affluence - devant Shortbus, représente ce que j’appellerais une Expérience Radicale. Posons le contexte. Shortbus, c’est le dernier film de John Cameron Mitchell, réalisateur américain connu pour avoir écrit, réalisé et interprété un film brillant, Hedwig and the angry inch, qui lui a valu en 2001 le Prix du Public de Sundance, ainsi que le Grand Prix du jury du festival de Deauville. Bref, premier coup, coup de maître.
Depuis, le bonhomme s’était mis en tête de faire un film sur le sexe, dans lequel on parlerait de sexe et on montrerait clairement le sexe, sans pour autant qu’il soit étiqueté "film porno". En somme, un film libéré qui braverait la censure et le puritanisme dogmatiques. Et c’est donc comme ça qu’est né Shortbus… Mais au fait le Shortbus, qu’est-ce que c’est ? C’est précisément le nom d’un club privé où se retrouvent des new-yorkais tous plus ou moins largués. Une sexologue mariée mais frustrée, un couple gay qui cherche à s’ouvrir à un troisième partenaire ou une artiste dominatrice paumée, dont les histoires n’ont rien à voir entre elles, en dehors du fait de tourner autour de leur sexualité.
Un peu déjanté
Le sexe, vaste sujet. On gratte un peu et on se rend compte qu’il y a ça et plein de choses autour, entre autres, les sentiments et l’amour. Bref, des trucs dont tout le monde parle, dont tout le monde rêve, dont tout le monde souffre, mais qu’au fond personne n’aura jamais vraiment élucidés. Shortbus non plus d’ailleurs, mais il aura eu le mérite d’avoir cherché à le montrer avec humanité.
C’est un peu trash, il faut dire ce qui est, puisque tout est vrai, mais c’est finalement moins troublant qu’Eyes Wide Shut, avec lequel Kubrick avait tenté lui aussi d’aborder LE sujet. Les acteurs sont tous plus excellents les uns que les autres, et de toutes façons, ils sont bons rien que pour avoir "osé". C’est un peu le sexe and the city aussi, car il y a au centre du film un New York post-11septembre qui s’éteint et s’illumine aux grés des émotions des personnages. Ça n’est ni glauque, ni complaisant, ni gratuit, ni perturbant. C’est plutôt provocant juste comme il faut, drôle et parfois franchement émouvant. Bref, Shortbus, c’est une expérience tragi-comique un peu déjantée, mais finalement pas dérangeante.