Dossier

mardi 10 juillet 2012

Les Kaïra : sur la vie de ma mère, c’est bien !


En salles : Si vous êtes normalement constitué, vous avez au moins une fois vu un épisode du Kaïra Shopping une fois dans votre vie (qu’elle soit courte, sans saveur ou absolument sublime comme la mienne par exemple). Un trio en caméra fixe au pied d’une cité entrain d’essayer de vendre selon les épisodes : un ghetto blaster, une poupée vulgaire, un sanglier « halal », un ours ou encore Mathieu Kassovitz ou Elie Semoun. Bref, un bon délire sur la sur la té-ci et ceux qui la font. Bon, et bien, cette bande de bâtards a passé le pas pour un vrai bon long métrage sobrement intitulé Les Kaïra.
 
 
Un film TTBM
 
La bande-annonce était très réussie: le film encore plus. Moustène, Abdelkrim et Momo sont trois potes d'enfance qui ont toujours vécu dans leur cité de Melun. Casquettes enfoncées sur la tête et baskets aux pieds, tous les trois ont le même problème : désespérément célibataires, ils passent leurs journées à laisser s'écouler leurs vies, sans motivation ni ambition. 

Jusqu'au jour où ils découvrent une annonce dans un magazine porno qui propose un casting pour devenir une "Star du X". En galère de filles et d'argent, la quête de ce qui leur semble être alors le meilleur métier du monde va se transformer en un parcours initiatique et devenir la plus importante aventure de leurs life.
 
Sur cet improbable scénario, Franck Gastambide (Réal, scénar et Moustène) nous envoie du lourd : gags en rafales, caméos biens sentis, personnages déjantés et vannes qui claquent, Les Kaïra souffle un vent de renouveau sur la comédie française.

Clavier, Reno, Auteuil et Mergault vont direct au musée Grévin, Rien à Déclarer et La vérité si je mens font « So 20e siècle ! ». Ici pas de tabous, les problèmes sont pris en frontal et tout le monde en prend pour son grade, des méchants de la cité aux chanteurs Hip hop en passant par la police…évidement. Le tout fait toujours sans aucune méchanceté et avec la farouche envie de faire rire. Au milieu de tout ce joyeux bordel, le film réussit à faire la part belle aux filles avec une formidable Alice Belaidi et une Pom Klementieff que l’on croquerait volontiers. Les 3 comédiens principaux sont parfaits, mention spéciale pour Medi Saddoun, formidable Abdelkrim, incontestablement bourré de talent ce bâtard !
 
Marcel Martial (chui un ouf guedin wam !)


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