Artistes : Hommage tardif mais sincère à Jocelyn Quivrin. Je l'avais adoré dans 99 Francs. Sa mort me désole. D'ailleurs, précise TF1 News, les enquêteurs ont lancé un appel à témoins pour connaître les circonstances de sa mort. Rappelons que le comédien est décédé dimanche soir dans un accident de voiture dans le tunnel de Saint-Cloud. A 30 ans. Putain de roadster. Voici donc deux extraits à regarder en mémoire de Jocelyn Quivrin.
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mardi 17 novembre 2009
Hommage à Jocelyn Quivrin
Artistes : Hommage tardif mais sincère à Jocelyn Quivrin. Je l'avais adoré dans 99 Francs. Sa mort me désole. D'ailleurs, précise TF1 News, les enquêteurs ont lancé un appel à témoins pour connaître les circonstances de sa mort. Rappelons que le comédien est décédé dimanche soir dans un accident de voiture dans le tunnel de Saint-Cloud. A 30 ans. Putain de roadster. Voici donc deux extraits à regarder en mémoire de Jocelyn Quivrin.
lundi 2 juin 2008
Jan Kounen, cinéaste hallucinant
Artistes : Depuis Blueberry L'Expérience Interdite, on sait que Jan Kounen est passionné par le chamanisme. Il aborde justement cette question dans un ouvrage collectif passionnant : Plantes et Chamanisme (Mama Editions).L'ouvrage est construit autour d'une conversation à bâtons rompus entre le cinéaste, l'écrivain Vincent Ravalec et l'anthropologue Jeremy Narby. Chacun revient sur son expérience perso du chamanisme et des plantes hallucinogènes (ayahuasca en Amazonie, iboga en Afrique) qui accompagnent ces séances.
Comme au cinéma
Kounen compare une session de chamanisme (c'est-à-dire de médecine traditionnelle indigène) à un film : tu passes à travers une multitude de sentiments, très forts, mais à la fin, tu dois en ressortir mieux. Selon lui, c'est justement parce que Gaspar Noé a passé dix jours de sessions hallucinogènes au Pérou qu'il a raconté Irréversible à l'envers : "(...) cette histoire finit par l'amour, et donc laisse quand même le sentiment de l'amour à la fin".
Sur Blueberry, Kounen explique être revenu d'un séjour chez les Shipibo, au Pérou, et avoir dit "texto" aux producteurs du film : " 'Ariel [Zeitoun], Thomas [Langman], ça va être très bien ! Dans mes bras ! Oublions l'idée de faire un film ; il faut que vous veniez avec moi en Amazonie. On fera un film dans quelques années peut-être. Il y a des choses plus importantes que de faire du cinéma !' Ce qui a empêché mes producteurs de dormir pendant plusieurs semaines. Mais on a fini par faire un film, parce que j'ai changé d'avis quelques semaines après (...)" On comprend pourquoi le cinéaste a alors été catalogué comme illuminé, voire irresponsable.
Comme Richard Dreyfuss
Cette expérience du chamanisme l'a tellement chamboulé et l'a tellement fasciné qu'il en était devenu extatique. Au risque de passer pour un cinglé. "J'étais comme Richard Dreyfuss dans Rencontre du troisième type", explique-t-il dans le livre. Ses extra-terrestres, c'était les chamanes d'Amazonie. Lui "qui était obsessionnel sur le cinéma, qui vivait, mangeait et chiait du cinéma" (se torchait-il avec Les Cahiers du Cinéma comme Romain Duris dans Dobermann ?), il a pris conscience, grâce à l'ayahuasca, "qu'il y avait autre chose (...) comme rencontrer des gens, voyager..." Mais, reconnaît Kounen, "ça fait très peur chez nous, quelqu'un qui change radicalement parce qu'il a pris on ne sait trop quelle drogue avec un sorcier au fond de la jungle".
On a failli le perdre, Kounen. Et cela aurait été dommage car qu'on aime (comme moi) ou non ses films, c'est bien d'avoir un cinéaste aussi inventif en France. Heureusement, le succès de 99 Francs l'a remis sur les rails. Bref, je vous recommande chaudement la lecture de Plantes et chamanisme : au départ, je n'étais pas particulièrement intéressé par le sujet mais Kounen et ses deux compères m'ont fait découvrir un monde fascinant. Jan Kounen en parle d'ailleurs très bien dans un entretien filmé par LCI.fr. Enjoy !
Anderton
jeudi 11 octobre 2007
Après Kounen, Fabien Lafait
En salles. Et si Octave était obsédé sexuel ? Et si Madone vendait des soutifs plutôt que du yaourt ? Et si Kounen était un Max Pécas désinhibé ?Nous n'en avions pas rêvé, JTC l'a fait. 95 bonnet F n'est qu'une copie fantasmée de 99F mais son effet sera sans doute plus perceptible dans le pantalon qu'entre les oreilles.
En tout cas, Fabien Lafait, réalisateur de cette petite gâterie, ne s'est pas encombré du moindre scrupule pour reprendre l'histoire et l'affiche du film de Kounen.
Gageons cependant que le prétexte d'instrumentalisation (mot à la mode) des fantasmes de la ménagère de moins de 50 ans sera moins présent... Au profit d'une manipulation sans vergogne de cette même ménagère.
Cette "comédie pornographique" sort en novembre : reste à savoir comment les producteurs de 99F vont expliquer comment ils se sont mordus la queue.
PS: Question à qui connaît la réponse. N'y a t-il pas de cadre juridique à la récupération des titres issus du cinéma "classique" par l'industrie porno ? On vous en avait donné quelques échantillons ici.
Sentenza (Yataaaa !)
PS: Question à qui connaît la réponse. N'y a t-il pas de cadre juridique à la récupération des titres issus du cinéma "classique" par l'industrie porno ? On vous en avait donné quelques échantillons ici.
Sentenza (Yataaaa !)
mardi 2 octobre 2007
99F : Kounen crache dans sa soupe
En salles. : Je n’aime pas les livres de Beigbeder. Je n’aime pas les films de Jan Kounen. Pourtant, sensible à la pression marketing autour de sa sortie salle, je suis allé voir 99 F, dont voici la bande-annonce. Je n'aurais pas dû...Entre le mysticisme branché du réal et le snobisme affiché du scribouillard (il faudrait sans doute ajouter la vénalité du producteur), le film s'embourbe dans la dénonciation d'une publicité conquérante et sans créativité. Oscillant constamment entre le réquisitoire dépassé pour lecteurs de teknikart et la comédie lourdingue pour abonnés Télé 7 jours, 99 francs tente de dénoncer la publicité en travestissant ouvertement ses codes.
La transgression manque de finesse, comme la mise en scène d'originalité. Les séquences pop indigestes, tournées à la façon de clips abrutissants, succèdent à des scènes durant lesquelles il ne se passe rien, excepté une longue énumération de poncifs sensés décribiliser ceux qui les disent.
Publicité ou cinéma ?
Les intentions restent louables mais elles sont imposées avec un tel opportunisme qu'elles en deviennent suspectes. Le ton est péremptoire alors que le talent est inexistant : Jan Kounen devrait se contenter de faire de vrais pubs, ou de vrais clips, plutôt que des faux films. Octave, le personnage joué par Jean Dujardin, dit que lorsqu’il va au cinéma les pubs sont bien souvent meilleures que le film. Je ne pensais pas pouvoir être un jour de son avis...
Mon conseil: A voir pour le culot du réal qui ose terminer son film sur un message moralisateur alors qu'il n'est apparu (et ne survit ?) que grâce à la pub.
Sentenza (Malavida)
Publicité ou cinéma ?
Les intentions restent louables mais elles sont imposées avec un tel opportunisme qu'elles en deviennent suspectes. Le ton est péremptoire alors que le talent est inexistant : Jan Kounen devrait se contenter de faire de vrais pubs, ou de vrais clips, plutôt que des faux films. Octave, le personnage joué par Jean Dujardin, dit que lorsqu’il va au cinéma les pubs sont bien souvent meilleures que le film. Je ne pensais pas pouvoir être un jour de son avis...
Mon conseil: A voir pour le culot du réal qui ose terminer son film sur un message moralisateur alors qu'il n'est apparu (et ne survit ?) que grâce à la pub.
Sentenza (Malavida)
dimanche 23 septembre 2007
Automne 2007 : les films se ramassent à la pelle
En salles : Jamais le deuxième semestre n'aura été aussi ouvert. Alors qu'en juin, le marché accusait un retard important par rapport à 2006 et ses succès francais - Les Bronzés, Camping, OSS, Je vous trouve tres beau - l'été et ses blockbusters a bien rattrapé le coup. A noter quand même, deux bonnes tôles chez Paramount : Transformers qui n'a pas transformé et Evan L'impuissant. Bref , on est en septembre et les compteurs sont remis à zéro, donc profitons en pour faire un petit tour d'horizonSeptembre, un mois de transition ?
L'année dernière, septembre avait profité à deux films francais (Je vais bien et Quand j'étais chanteur) et à une comédie US (Le Diable s'habille en Prada). En 2007, JB (vous avez remarqué Jason Bourne, James Bond, Jake Bauer... Etonnant, non ?) va faire mieux que les deux premiers parce qu'il est très bien mais il devrait toucher le million et un demi s'il-vous-plaît, pas plus.
Coté frenchie, 99 F va se laisser porter par JD (Jean Dujardin) mais risque de perturber le grand public par son coté sombrero (je sais c'est nul). Le film étant quand même réussi, il n'y pas de raison qu'il n'aille pas au million. L'Invité, dont la Terre entière sait que le film est mauvais, va se cracher sous les 500 000 entrées et tout cela devrait donc mettre le marché en retrait par rapport à N-1.
Octobre, le mois du risque
Les grosses productions francaises mettent leurs couilles sur le billot.
- Sa Majesté Minor (budget : 30,43 millions d'euros). Quand on essaie de savoir ce que le film va pouvoir rapporter, tout le monde regarde ses baskets.
- Le Deuxième Souffle (21,12 millions d'euros). Artistiquement, le film a l'air réussi. Commercialement ? Personne ne sait. Néanmoins, choisir comme catchline "Notre Ocean Eleven à nous. En mieux ! ELLE" ne peut relever d'une approche marketing empreinte de sérénité.
- Un Secret (12 millions d'euros). Quelques beaux partenariats (Le Fig Mag et surtout le Version Femina) peuvent permettre au film de s'en tirer.
- Le Coeur des Hommes 2 (10 millions d'euros). Alors là pas de risque , même affiche, même FA, même tout , zero risque. Pour les chiffres, Pathé compte même donner directement le box-office du premier opus pour éviter d'avoir à appeler les salles et prendre les entrées. Pas con.
- L'Ennemi Intime (9 millions d'euros). Voyant que la guerre d'Algerie, ca n'énerve pas le chaland, SND repositionne le film de Floria Emilio-Siri sur le thème de la guerre tout court. Initialement placé fin septembre, et reporté pour cause d'occupation des plateaux télé par Jean Dujardin, le film a les cartes pour s'en sortir.
Et du coté des Cow-Boys? Les Rois de la Glisse (Surf's Up) vient s'essayer sur nos plages après s'être mangé le box-office US (budget de 120M$ pour une recette de 58M$). Les Rois du Patin (Blades of Glory) s'offre une sortie technique des plus audacieuses (Rest in Peace Will Ferrell). En Cloque (Knocked Up) se positionne comme sleeper apres avoir fait marrer Deauville (et Dieu sait si Deauville n'est pas la capitale de la déconne). Les bouses encore chaudes et fumantes que sont Resident Evil et Rush Hour 3 vont occuper quelques apres midi de nos petits boutonneux.
Quant à Jesse James et son Brad Pitt , je vois d'ici la critique des journalistes de ELLE : "Notre Ocean Eleven à nous mais que avec Brad". La classe totale.
- Un Secret (12 millions d'euros). Quelques beaux partenariats (Le Fig Mag et surtout le Version Femina) peuvent permettre au film de s'en tirer.
- Le Coeur des Hommes 2 (10 millions d'euros). Alors là pas de risque , même affiche, même FA, même tout , zero risque. Pour les chiffres, Pathé compte même donner directement le box-office du premier opus pour éviter d'avoir à appeler les salles et prendre les entrées. Pas con.
- L'Ennemi Intime (9 millions d'euros). Voyant que la guerre d'Algerie, ca n'énerve pas le chaland, SND repositionne le film de Floria Emilio-Siri sur le thème de la guerre tout court. Initialement placé fin septembre, et reporté pour cause d'occupation des plateaux télé par Jean Dujardin, le film a les cartes pour s'en sortir.
Et du coté des Cow-Boys? Les Rois de la Glisse (Surf's Up) vient s'essayer sur nos plages après s'être mangé le box-office US (budget de 120M$ pour une recette de 58M$). Les Rois du Patin (Blades of Glory) s'offre une sortie technique des plus audacieuses (Rest in Peace Will Ferrell). En Cloque (Knocked Up) se positionne comme sleeper apres avoir fait marrer Deauville (et Dieu sait si Deauville n'est pas la capitale de la déconne). Les bouses encore chaudes et fumantes que sont Resident Evil et Rush Hour 3 vont occuper quelques apres midi de nos petits boutonneux.
Quant à Jesse James et son Brad Pitt , je vois d'ici la critique des journalistes de ELLE : "Notre Ocean Eleven à nous mais que avec Brad". La classe totale.
Johnson & Johnson
samedi 8 septembre 2007
Michel Houellebecq version 2.0
En prod - Sur le web : Comme les cinéastes anglo-saxons (Bryan Singer, Peter Jackson, Zack Snyder parmi beaucoup d'autres), les réalisateurs français se mettent au web 2.0 et tiennent des journaux de bord numériques (des blogs, quoi) pendant leur tournage.On vous a parlé des blogs de Jean-Jacques Annaud pour Sa Majesté Minor (un très bon blog sur lequel on reviendra bientôt) et de Jérôme Salle (Anthony Zimmer) pour Largo Winch. C'est au tour de Michel Houellebecq de relater la prod de La Possibilité d'une île sur le net. L'écrivain sulfureux est effet devenu metteur en scène pour adapter son roman polémique.
Cul et clownDans une "note d'intention" publiée jeudi, Houellebecq explique sa décision de passer derrière la caméra : "L’aspect visuel était, dès le début [du livre], très présent." Et de résumer l'intrigue de son bouquin. S'il filme comme il écrit, cela reste de faire des vagues. Le bonhomme est connu pour ses avis tranchés et politiquement incorrects ainsi que pour ses scènes de cul dignes d'un film X glauque. Il suffit de parler cul pour en voir la raie : la photo qui illustre son blog ne laisse aucun doute sur la présence de femmes dévêtues. On ne sait pas encore si Benoît Magimel, l'interprête principal, fera également tomber la chemise, voire plus. Reste à savoir si Houellebecq saura développer un style cinématographique.
Frédéric Beigbeder, lui, a préféré confier l'adaptation de 99 Francs à un cinéaste et un vrai : Jan Kounen. Avec Jean Dujardin dans le rôle du clown de la littérature. On sait donc déjà que ce sera mieux filmé que ça n'a été écrit. Confirmation avec cette bonne bande-annonce.
Anderton
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