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vendredi 3 décembre 2010

A Bout Portant vu par une fille


En salles : A Bout Portant, les garçons vont aimer à 100%. D’abord, parce qu’un bon polar à la française, ça fait toujours envie car ça traverse toutes les époques. Voir Le Clan des Siciliens, dont Fred Cavayé a repris le nom d’Alain Delon pour son bandit à lui : Sartet, alias Roschdy Zem.

Alors, c’est sûr, ça décoiffe, 1h25 d’adrénaline pure, et nous les filles, on doit s’accrocher au fauteuil pour ingurgiter de façon la plus zen, les poursuites à motos ou autos entre flics bien pourris et bandits plutôt gentils, les coups de boule, les coups de flingue,  les coups de gueule, les dégueulis et les plaies ensanglantées. Bref, A bout Portant, c’est surtout "out of breath".

jeudi 2 décembre 2010

Lanvin : noir ou aux pralines ?


Artistes : Gérard Lanvin est un acteur que l’on ne présente plus tellement il fait partie du Top 5 français depuis plus de 20 ans. Sorte de lien générationel entre Lino Ventura et Gilles Lellouche, ce grand monsieur sait se faire rare et humble, deux qualités souvent éloignées du mot acteur. 

Si l’on regarde bien, il a été capable de faire le pitre très souvent (ah, le chevalier blanc dans Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine - voir Les Bleus "On m'appelle le chevalier blanc") avec nombre de comédies souvent réussies (Marche à l’ombre, Les Meilleurs Copains, Le Boulet, 3 zéros, Camping). On se souvient de lui dans les polars (Tir groupé, Mesrine, Secret défense) ou les films d’aventure (Les Spécialistes), voire encore dans pas mal de drames (Mon homme, Le Fils préféré, Le Goût des autres). Bref, à 60 ans depuis juin, il a presque tout fait.

mercredi 1 décembre 2010

A Bout Portant : Fred Cavayé a bon partout


En salles : Ce mercredi 1er décembre, la meilleure façon de braver l’hiver est d’aller se prendre une bonne suée devant  A Bout Portant : LE polar français de l’année, et même l'un des tout meilleurs films français de 2010. Fred Cavayé envoie du concentré en 1h25 chrono. Pas de chichi, 3 acteurs au top (Gilles Lellouche, Roschdy Zem et Gérard Lanvin), une histoire nerveuse, de l’action tendue : bref un Fisherman’s friend de 100 kilos !

lundi 29 novembre 2010

A Bout Portant : Fred Cavayé détaille sa méthode


Artistes : "Faire un thriller en France, c'est très difficile. Allez voir A Bout Portant sinon on ne fera plus jamais de thriller en France et il n'y aura que des films français qui se passent dans des cuisines". Sur scène, face à une salle de blogueurs parisiens réunis je 25 novembre par Gaumont, Fred Cavayé n'a rien perdu de sa décontraction, ni de son sens de l'humour. Pas angoissé du tout, à quelques jours de la sortie de son film en salles. Et il n'a pas à stresser : A Bout Portant est une tuerie. L'un des meilleurs films français de l'année - Marcel Martial et moi vous en reparlerons très prochainement. Du coup, après la projo, je me suis précipité pour aller interviewer le talentueux réalisateur, qui, pour ne rien gâcher, s'est révélé très sympa.

Cineblogywood.com : Dans A Bout Portant, vous avez évité le piège du tout "caméra à l'épaule", que l'on retrouve souvent dans les thrillers. Qu'est-ce qui a guidé votre mise en scène ?
Fred Cavayé : Chaque réalisateur a son propre style mais je pense qu'il faut adapter la mise en scène à l'histoire. Moi, je ne suis pas fan d'une mise en scène trop syncopée, j'aime quand on voit ce qui se passe à l'écran. C'était d'autant plus important que le film raconte l'histoire d'un Monsieur tout le monde [Gilles Lellouche], un type ordinaire plongé malgré lui dans une histoire extraordinaire, il fallait donc que les spectateurs puissent s'identifier à lui. Et je voulais également montrer l'âpreté de ce qu'il lui arrive. Il y a des scènes très violentes mais encore une fois, c'est vraiment adapté à l'histoire.

jeudi 21 octobre 2010

A Bout Portant : teaser tendu pour polar nerveux

Buzz : On vous en a déjà parlé, et en vous en reparlera. LE polar de l’année est français et on l’a vu ! Il s'appelle A Bout Portant, sort le 1er décembre et le premier teaser se mate ci-dessous.

Pour nous ça aurait pu s’appeler : En pleine Face, Dans ta tête, ou Viens prendre une grosse claque ! Le polar a la française est de retour grâce à Fred Cavayé (Pour Elle) et son aptitude à transformer les gens ordinaires en personnages extraordinaires. Gilles Lellouche haletant, Roschdy Zem méchant (une performance qui lui a valu le Prix du meilleur acteur au Festival de St-Jean-de-Luz), et Gérard Lanvin très méchant. Des surprises toutes les trois minutes, un rythme de fou du début à la fin pour un film qui a la bonne idée de ne durer que 1h30 et d’éviter ce mal du siècle qu’ont 95% des films avec leurs 25 minutes de trop.

Mon conseil : commencez le cardio-training maintenant pour être prêt le 1er décembre.

Marcel Martial (Dopé)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

mercredi 13 octobre 2010

A Bout Portant : affiche officielle et rafale de photos


Buzz : A Bout Portant de Fred Cavayé a fait l'ouverture du Festival de St-Jean-de-Luz, qui met en valeur les oeuvres de jeunes réalisateurs (un film ou deux au compteur). Pour l'occasion, Gaumont a révélé l'affiche du film et publié plusieurs photos inédites. Découvrez-en ci-dessous.


mardi 28 septembre 2010

Congrès des Exploitants 2010 : Gaumont et merveilles (1/3)


Buzz : C’était la semaine dernière à Deauville, le rendez-vous annuel incontournable de l’exploitation du cinéma en France : le congrès des exploitants (des exploités, disent les mauvaises langues). Avec en point d’orgue, la journée de présentation des line up de tous les studios, français comme ricains, grands comme petits, bons comme mauvais. Cineblogywood était présent. Compte-rendu en trois parties.



Go Gaumont !



Sûr que cette année, la Gaumont aura marqué des points. Des cinq films présentés, cinq avaient l’air canon et là où c’est fort, c’est que leur line up balayait tous les genres. D’abord, le polar à l’honneur avec l’incroyable A Bout Portant de Fred Cavayé (réalisateur du très bon Pour Elle), avec un casting 3 étoiles : Gilles Lellouche, Roshdy Zem et Gérard Lanvin. Polar nerveux, tendu et violent, croisement de Besson pour l’énergie et de Marchal pour le contenu, le film est une merveille de course poursuite à découvrir le 1er décembre. Gilles Lellouche présent sur scène a fait marrer 2000 personnes en disant : "Le film est tellement speed que l’on pourrait croire que c’est Jean-Luc Delarue qui l’a fait !". Côté polar, à noter aussi Les Lyonnais, le nouveau Marchal, actuellement en tournage et qui a l’air d’être Les Affranchis, Made in France. Sortie Octobre 2011… On en reparlera.



Coté émotion, Le Fils à Jo, avec… Gérard Lanvin, Olivier Marchal et Vincent Moscato, a fait passer un frisson. L’histoire d’un homme veuf, ex-international de rugby, qui veut que son fils suive ses traces. Beaucoup d’humour, de bourres pifs et d’émotion, c’est le défi que relève le film, première mise en scène de Philippe Guillard, ex-joueur du Racing, et coscénariste de 3 Zéros et Camping. Tourné dans le Tarn, le film entrelace de belles valeurs, comme l’amitié, la famille, l’éducation, le tout sur fond de terroir. A voir en janvier 2011.



Sarko et puceau



Coté Biopic, la scène présenté du film de Xavier Durringer : La Conquête, a climatisé la salle ! Mettant en image un Bernard Le Coq plus vrai que nature en Jacques Chirac et un Denis Podalydes juste bluffant en…Nicolas Sarkozy ! Gros buzz autour du film, dont aucune photo ne filtre pour la presse. Gageons que l’on en aura avant Paris-Match !



Enfin, la comédie avec le très drôle Philibert Le Puceau, sorte de fils de Brice de Nice et d’OSS 117 ! Jérémie Rénier s’y colle sous la plume de Jean-François Halin. 4 mn de rires avec Alexandre Astier dans le rôle du méchant. Bref, OSS au XVe siècle, ou Le Bossu du slip ! On rira ensemble en avril 2011 !



A suivre : les autres studios français.



Marcel Martial (Marguerite à la bouche)

vendredi 30 juillet 2010

Polar et puceau chez Gaumont


Buzz : Début juillet, j'ai été invité chez Gaumont (@GaumontFilms) par un mogul du cinéma français dont je tairai le nom mais pas le prénom : François. Lequel était accompagné par le plus gros buzzeur de la société : Julien. Et apparemment, tous deux avaient envie de buzzer avec moi. Evidemment, j'étais d'accord.

Nous voici donc tous les trois dans le bureau de François. Première déception : pas de déco bling-bling, ni de bol de coke, ni de tigre dans une cage. Mon image du mogul en prend un sacré coup. Qu'importe, la dope de François est partout sur les murs - des tas de projets d'affiches de films à venir -, sur son bureau et dans son ordinateur. J'ai bien essayé de prendre discrètement quelques photos avec mon iPhone mais Julien m'a fait une clé de bras pendant que François, armé d'une batte de baseball, m'a fait une imitation très réussie de Robert DeNiro dans Les Affranchis.

Donc vous ne verrez pas les photos des projets d'affiches de Last Night, la comédie romantique de Massy Tadjedin avec Keira Knightley, Eva Mendes, Guillaume Canet et Sam Worthington. Vous ne verrez pas non plus les photos des repérages en région lyonnaise pour le prochain film d'Olivier Marchal - j'ai pu rapidement feuilleter le book tandis que François agitait sa batte devant mon nez.

Puceau médiéval

Autre belle découverte : les photos des essais costumes pour Philibert. Un film de cape et d'épée que réalise actuellement Sylvain Fusée sur un scénario de Jean-François Halin. (ex-scénariste des Guignols de l'Info et d'OSS117). Jérémie Régnier incarne Philibert, un chevalier puceau - rôle dévolu à l'origine au regretté Jocelyn Quivrin. Manu Payet joue Martin, son fidèle serviteur, et Alexandre Astier, le vil Clotindre tandis qu'Elodie Navarre interprète la belle Inès.

Sur les photos des essais costumes, que François fait défiler devant mes yeux, je m'esclaffe (malgré Julien dans mon dos qui s'amuse à démarrer une tronçonneuse à chaque fois que je touche mon iPhone) en découvrant Jérémie Rénier, tout en boucles blondes et culotte bouffante : on dirait Jean Marais dans Le Capitan ou Le Bossu ! Derrière lui, regard mauvais, Alexandre Astier est vêtu d'un habit noir qui évoque celui de Louis de Funès dans La Folie des Grandeurs. La belle Elodie Navarre fait quant à elle ses yeux de biche dans de sublimes robes de velours. Manu Payet n'a pas participé à la séance. Sur d'autres photos, Rénier et Astier croisent le fer. Clairement, Philibert sera une parodie soignée de ces films français qui ont bercé notre jeunesse, en tout cas la mienne. Montjoie !

Polar nerveux

C'est l'heure du déjeuner et nous voici rejoints par Jérôme de Cinefeed et Florian de Filmgeek. Je vous passe les détails sur le repas mais le Saint-Pierre était délicieux. Retour chez Gaumont. Direction la salle de projo où François et Julien nous montrent un promo reel d'A Bout Portant. Ce polar bien sombre, signé Fred Cavayé (Pour Elle), montre comment la vie d'un couple ordinaire bascule malgré eux. Samuel (Gilles Lellouche) est infirmier. Nadia, sa compagne, attend un enfant. Ils sont heureux. C'est alors que Nadia se fait enlever : les kidnappeurs ordonne à Samuel de faire évader de son hôpital un criminel (Roschdy Zem) qui y est soigné. Commence alors une course-poursuite entre Samuel et le criminel, ses complices et les flics (Gérard Lanvin en tête).

Fred Cavayé a construit tout son film sur le même rythme que les dernières 30 minutes de Pour Elle, explique François. Cela se sent à l'écran : tempo haletant, rebondissements, mise en scène nerveuse, personnages soignés, humains (cf un reportage sur le tournage). Bref, ça devrait le faire grave. Retour à la lumière du jour. François nous rend nos passeports et Julien enlève nos menottes. Aucune image n'a filtré. M'en fous, j'ai piqué un morceau de papier toilettes. De chez Gaumont ! Collector.

Anderton

samedi 13 février 2010

A Bout Portant : photo exclusive


Buzz : Sympas, les gars de chez Gaumont ! Ils nous ont filé en exclu une photo de Roschdy Zem dans A Bout Portant, de Fred Cavayé (Pour Elle). Un polar avec Gilles Lellouche et Gérard Lanvin. 
L'histoire d'un infirmier dont on kidnappe la femme pour l'obliger à faire évader un criminel en soins dans son hôpital. Avec une histoire et un casting pareils, je réserve ma place d'emblée !
Anderton

jeudi 27 décembre 2007

A Bout Portant : du brutal en DVD

En DVD : Lors d'une réunion de famille, tu as eu le malheur de dire que tu aimais le cinéma. Résultat : Tata Micheline t'a offert le DVD de Taxi 4 à Noël. Pas de problème, tu as encore quelques jours pour aller l'échanger.
Mon conseil : tu prends à la place A Bout Portant (The Killers, 1964) que Carlotta a la bonne idée de ressortir dans une belle version DVD. Rien que le casting doit te faire saliver : Lee Marvin, John Cassavetes, Angie Dickinson et... Ronald Reagan pour son dernier film. Le tout filmé par Don Siegel (Inspecteur Harry, L'Invasion des Profanateurs de Sépultures).
Violence aveugle
Le pitch : deux tueurs à gages (Lee Marvin et Clu Gulager) sont embauchés pour liquider Johnny North (John Cassavetes), qui travaille dans un institut pour non-voyants. Or, ce dernier ne cherche pas à fuir et se laisse abattre. Cela intrigue les deux hitmen qui mènent alors l'enquête sur la personnalité de leur victime.
Et te voilà parti pour une heure et demie de film noir, très noir. C'est du brutal. Du sans pitié. Il n'y a qu'à voir Lee Marvin empoigner par le cou une secrétaire aveugle afin de lui faire cracher où se trouve Johnny North pour comprendre qu'on ne va pas s'enfiler un polar acidulé et propret - malgré les couleurs vives qui font très téléfilm. Normal, à l'origine, A Bout Portant avait été tourné pour le petit écran.
Sale métier
Marvin semble avoir fait sienne la maxime de Georges Randal (Jean-Paul Belmondo) dans Le Voleur (1966) de Louis Malle : "Je fais un sale métier, c'est vrai ; mais j'ai une excuse, je le fais salement". Et on croise une belle brochette de pourris, tous prêts à tout pour assouvir leur passion dévorante pour le fric, les femmes ou même la vérité, quitte à trahir leurs proches les plus fidèles. En dire plus serait un crime.
Siegel signe ici un remake du film noir de Robert Siodmak, Les Tueurs (1946), avec Burt Lancaster et Ava Gardner. Enfin, il revisite la nouvelle éponyme d'Ernest Hemingway. Dans les bonus, un bon doc dresse justement un comparatif entre les deux versions cinématographiques (regarde ci-dessous leurs bandes-annonces respectives, également dispo dans notre playlist Wat) tandis qu'un autre s'intéresse à Don Siegel, un cinéaste comparable en bien des points à Sam Peckinpah. Bref, il faut voir A Bout Portant, point (dans le plexus).
Anderton



A Bout Portant (The Killers) : trailer
Envoyé par cineblogywood dans Cinéma sur wat.tv

Les Tueurs (The Killers) : trailer
Envoyé par cineblogywood dans Cinéma sur wat.tv