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vendredi 9 juin 2017

L'Empereur du Nord : ceux qui saignent prendront le train

En DVD et Blu-ray : Robert Aldrich, Lee Marvin, Ernest Borgnine et Keith Carradine. Avec une telle association de talents, L'Empereur du Nord (Emperor of the North, 1973) ne pouvait pas me décevoir. D'autant que Wild Side lui consacre une belle édition collector.

vendredi 10 juin 2016

Yves Boisset : d'Allons z'enfants à Canicule (3/3)

Artistes : Troisième et dernière partie de notre rétrospective consacrée à Yves Boisset, à partir de son livre La Vie est un choix (Plon). Focus sur les années 80 et la suite, entre grand et petit écrans.

samedi 21 novembre 2015

John Boorman : "Un film est plus proche d’un poème" - INTERVIEW

Artistes : Le Point de non-retour, Délivrance, Excalibur, La Forêt d’émeraude, Hope and Glory et plus récemment Queen and Country, c’est lui. Le Britannique John Boorman, 83 ans, d’une grande simplicité et d’une grande générosité a répondu à nos questions, avec beaucoup d’humilité. Le propre des seigneurs.  


On aurait pu passer des heures avec cet artiste visionnaire, désormais vieux gentleman, l’œil malicieux, le verbe éloquent, pour évoquer chacun de ces tournages, de ses expériences, de ses voyages qui ont marqué les générations et imprimé nos mémoires de cinéphile. A l’occasion de l’hommage que lui rend le festival Cinessone en programmant deux de ses films les moins aimés et les moins connus, Zardoz et Leo le dernier, rencontre avec un géant.


jeudi 27 novembre 2014

John Boorman : le façonneur de mythes - VIDEOS


Artistes : A 81 ans, le cinéaste britannique John Boorman jouit d'une aura XXXL, bien que ses films soient de moins en moins visibles – en France, en tout cas : alors que Queen and Country sort le 7 janvier 2015, près de neuf mois après sa présentation au Festival de Cannes, ses deux précédents films, In my country (2003) et The Tiger's tail (2006) sont restés inédits en salles. Injuste sort pour celui qui a façonné nos mythologies de cinéphile, du Point de non-retour à The General, en passant par Delivrance et Excalibur. Il revient pour la seconde fois au Forum des images vendredi 28 novembre pour une masterclass dont on espère qu'elle aura le retentissement qu'elle mérite. 

John Boorman, ce sont donc 17 films, difficiles à classer, tant son amour de l'éclectisme a prévalu dans les choix de ses sujets. A l'instar d'un Stanley Kubrick, auquel on l'a parfois un peu trop comparé, il reprend les genres pour en redéfinir les codes de manière très personnelle : films de gangsters, de guerre, d'horreur, de SF, d'heroic fantasy ou d'espionnage. Et même de chronique autobiographique. Tout Britannique qu'il soit, rien ne le rapproche du style naturaliste d'un Ken Loach ou du style dramaturgique d'un Mike Leigh. Non : son goût pour les grands espaces, l'onirisme, les quêtes héroïques, l'imaginaire, son humanisme teinté de pessimisme, sa passion pour DW. Griffith le rapprochent bien plutôt d'un David Lean ou d'un Michael Powell. 

Alors, partons à la découverte de sa filmographie en évoquant 13 de ses 17 films, avec pour ligne directrice les propos de Michel Ciment que ce dernier a tenus dans la monographie qu'il a consacrée au cinéaste : "Tout film de Boorman est la confrontation de deux espaces, de deux territoires, l'histoire d'une conquête et d'une agression". 


lundi 24 novembre 2014

Règlement de comptes : le film noir selon Fritz Lang



En DVD et Blu-ray : Quand le chantre de l'expressionnisme au cinéma se tourne vers le film noir, cela donne un diamant dont l'éclat est enfin retrouvé avec une édition somptueuse. Signé Fritz Lang, Règlement de comptes (The Big Heat, 1953) sort pour la première fois au monde en haute définition chez Wild Side. Impossible de passer à côté.


dimanche 14 juillet 2013

Le 14 juillet des Douze Salopards

Buzz : En ce 14 juillet où nos soldats défilent sur les Champs-Elysées, je ne peux m'empêcher de penser à la scène finale d'Un Taxi pour Tobrouk (1960), réalisé par Denys de la Patellière. Scène dans laquelle Lino Ventura assiste lui-même au défilé avant de se faire insulter... mais pas de spoiler !

Je pense aussi non pas à un défilé mais à une inspection des troupes : celle filmée dans Les Douze Salopards (The Dirty Dozen, 1967) de Robert Aldrich. Lee Marvin demande à Donald Sutherland de se faire passer pour un général et d'inspecter les troupes de Robert Ryan. Un grand moment à découvrir ci-dessous. Enjoy !

Anderton


jeudi 27 décembre 2007

A Bout Portant : du brutal en DVD

En DVD : Lors d'une réunion de famille, tu as eu le malheur de dire que tu aimais le cinéma. Résultat : Tata Micheline t'a offert le DVD de Taxi 4 à Noël. Pas de problème, tu as encore quelques jours pour aller l'échanger.
Mon conseil : tu prends à la place A Bout Portant (The Killers, 1964) que Carlotta a la bonne idée de ressortir dans une belle version DVD. Rien que le casting doit te faire saliver : Lee Marvin, John Cassavetes, Angie Dickinson et... Ronald Reagan pour son dernier film. Le tout filmé par Don Siegel (Inspecteur Harry, L'Invasion des Profanateurs de Sépultures).
Violence aveugle
Le pitch : deux tueurs à gages (Lee Marvin et Clu Gulager) sont embauchés pour liquider Johnny North (John Cassavetes), qui travaille dans un institut pour non-voyants. Or, ce dernier ne cherche pas à fuir et se laisse abattre. Cela intrigue les deux hitmen qui mènent alors l'enquête sur la personnalité de leur victime.
Et te voilà parti pour une heure et demie de film noir, très noir. C'est du brutal. Du sans pitié. Il n'y a qu'à voir Lee Marvin empoigner par le cou une secrétaire aveugle afin de lui faire cracher où se trouve Johnny North pour comprendre qu'on ne va pas s'enfiler un polar acidulé et propret - malgré les couleurs vives qui font très téléfilm. Normal, à l'origine, A Bout Portant avait été tourné pour le petit écran.
Sale métier
Marvin semble avoir fait sienne la maxime de Georges Randal (Jean-Paul Belmondo) dans Le Voleur (1966) de Louis Malle : "Je fais un sale métier, c'est vrai ; mais j'ai une excuse, je le fais salement". Et on croise une belle brochette de pourris, tous prêts à tout pour assouvir leur passion dévorante pour le fric, les femmes ou même la vérité, quitte à trahir leurs proches les plus fidèles. En dire plus serait un crime.
Siegel signe ici un remake du film noir de Robert Siodmak, Les Tueurs (1946), avec Burt Lancaster et Ava Gardner. Enfin, il revisite la nouvelle éponyme d'Ernest Hemingway. Dans les bonus, un bon doc dresse justement un comparatif entre les deux versions cinématographiques (regarde ci-dessous leurs bandes-annonces respectives, également dispo dans notre playlist Wat) tandis qu'un autre s'intéresse à Don Siegel, un cinéaste comparable en bien des points à Sam Peckinpah. Bref, il faut voir A Bout Portant, point (dans le plexus).
Anderton



A Bout Portant (The Killers) : trailer
Envoyé par cineblogywood dans Cinéma sur wat.tv

Les Tueurs (The Killers) : trailer
Envoyé par cineblogywood dans Cinéma sur wat.tv