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mardi 11 septembre 2018

En route pour la gloire : l'odyssée folk signée Hal Ashby

En DVD et Blu-ray : Sans avoir obtenu la popularité de Steven Spielberg, Martin Scorsese ou Francis Coppola, Hal Ashby est considéré comme une des icônes du Nouvel Hollywood. Un peu oublié aujourd'hui, son influence se fait pourtant sentir chez un cinéaste comme Wes Anderson. Surtout, il a laissé à la postérité quelques grands films : Bienvenue Mister Chance, Harold et Maude, Retour ou encore En route pour la gloire (Bound for glory, 1976), disponible en vidéo dans un nouveau master haute définition.


vendredi 9 octobre 2009

L’oeuf du serpent : Bergman était dans Berlin, et regardait Abel

En DVD : Bon, allez, avant d’évoquer prochainement en long et en large Fellini (rétro et expo à la Cinémathèque fin octobre), un petit détour par Ingmar Bergman, via l’édition DVD par Carlotta de son film mal aimé, L’oeuf du serpent (The Serpent's Egg, 1977).
Je ne me lasserai pas de signaler la qualité du travail de cette maison d’édition, que ce soit son approche archéologique d’exhumation de trésors oubliés du cinéma, la remasterisation des copies ou la richesse et l’intérêt des bonus.
Bref : L’oeuf du serpent, bien que décrié par les bergmanophiles – le film le plus faible de son auteur, selon Michel Ciment… - est l’occasion pour ceux qui ne connaissent que partiellement le cinéaste suédois d’entrer par la petite porte dans l’univers du maître décédé il y a deux ans. La preuve par quatre.
Entre Fritz Lang et Bob Fosse
C’est tout d’abord une remarquable évocation du Berlin des années 20. Pas de doute : Bergman sait camper un décor, dépeindre une atmosphère. La nuit, le froid, le labyrinthe urbain, l’alcoolisme, la vie nocturne, les petits matins blêmes, la morgue, les chambres froides d’une clinique, les sombres méandres d’un service d’archives, le cadavre d’un cheval dépecé…
Déroulant son action entre le 3 et le 13 novembre 1923, Bergman compose une œuvre picturale qui évoque à la fois les grands peintres expressionnistes (Otto Dix…) et les cinéastes de l’époque, Fritz Lang notamment. Manière pour Bergman de régler sa dette envers le nazisme qui l’avait fasciné un temps, comme il le raconte dans ses mémoires, Laterna Magica.
Acrobaties et paranoïa
Et l’intrigue ? Une enquête à la limite du fantastique qui voit Abel, un acrobate américain, accusé du meurtre de son frère et de sept individus. Traqué par la police, ses démons et un antisémitisme latent, il se réfugie chez sa belle-sœur, une ex-acrobate devenue prostituée. C’est là qu’il rencontre un mystérieux médecin, mi-Mabuse mi-Mengele. Bref, du feuilletonesque, du serial, qui rappelle plus d’une fois Fritz Lang, mâtiné des obsessions bergmaniennes : l’angoisse, la paranoïa, le vide existentiel.
Pour interpréter cet homme à la dérive, aux côtés de sa muse et compagne Liv Ullman, on attendait son acteur fétiche Max von Sydow. Surprise : contraintes de co-production ? Choix de dernière minute ? Bergman fait appel à David Carradine, tout récemment décédé dans les mystérieuses conditions que l’on sait… Choix judicieux in fine d’un acteur étranger à cet univers, qui traduit parfaitement le caractère somnambule de son personnage.
Vision paranoïaque et kafkaienne de l’exil
C’est enfin un film de l’exil. Exil linguistique – c’est le seul film de Bergman tourné en langue anglaise. Exil géographique – c’est le seul film de son auteur tourné à l’étranger, contraint qu’il avait été de quitter la Suède pour des raisons fiscales. En demeure cette atmosphère cafardeuse, paranoïaque et kafkaïenne, propre à deux autres films d’exilés contemporains de L’œuf du serpent : Le Locataire de Polanski, et Monsieur Klein de Losey
Bref, à mi-chemin du Docteur Mabuse de Fritz Lang et de Cabaret de Bob Fosse, L’œuf du serpent s’impose comme une œuvre magistrale sur le Berlin de Weimar, un nid finalement fécond pour les obsessions de son auteur – même si elle ne possède pas la force de ses œuvres majeures (Le Silence, Persona, Fanny et Alexandre).
Travis Bickle

dimanche 14 juin 2009

Hell Ride : bienvenue à Hellywood !

En DVD : Le marketing a fait une nouvelle victime cette semaine : moi ! Alerté par nos amis de dvdrama, je me suis laissé tenter par le DVD de Hell Ride sorti jeudi dernier par TF1 Vidéo. Un gros "Quentin Tarantino présente" surplombe le titre et un biker avec 2 fusils à pompe sort des flammes de l’enfer (pour info, ça n’arrive que sur l’affiche, pas dans le film…).
Un sticker interdit au moins de 16 ans et les partenaires (dont dvdrama… j’aurais dû me méfier) sont là pour finir un visuel très propre. L’édition annonce 2 DVD, l’addition annonce 19,99€. J’y vais.
Hell cause plus hell flingue
Larry Bishop, réal et acteur du film, s’est pris pour ce qu’il n’est pas : un réal et un acteur. Ça commence par un vague rêve de bouseux, ça avance comme une Harley en faisant beaucoup de bruit pour peu de confort, et l’on croise tous les potes de Quentin qui sont venus cachetonnés : Michael Madsen, David Carradine et même Dennis Hopper venu se parodier 40 ans après Easy Rider. Les scènes se suivent sans vraiment avoir de point commun, c’est ultra bavard (la caution Tarantino ?) et l’action est molle comme un chibre de vieux routier.
Le méchant Vinnie Jones nous rappelle qu’il est footballeur avant d’être acteur, et la scène où il souffre nous arrache forcément un sourire. Bref, on s’ennuie ferme devant le meeting annuel des quinquagénaires en Harley, moulés dans des pantalons en cuir rembourrés de coton à l’entrejambe.
Reste que les filles de Hell Ride envoient du bois même si c’est vraisemblablement Bézu qui a signé la VF. Pour exemple, cette scène où une brune thermonucléaire se dirige vers Larry Bishop en mettant en avant son sublime postérieur avec cette phrase : "Viens éteindre mon incendie avec ta grosse lance". Moi, j’ai éteint mon lecteur DVD avec mon gros doigt.
Maintenant, je sais que QT a bien compris le système et qu’il n’est plus une caution à un bon spectacle, juste un pote qui veut aider ses copains en ramassant au passage. Bienvenue à Hellywood…
Nb : Je crois qu’en voyant le résultat, David Carradine s’est pendu !!!!
Merci à Stephane Moshi Moshi.
Marcel Martial (Hell Baise ?)

vendredi 5 juin 2009

David Carradine : accident de masturbation ?

Artistes : David Carradine s'est-il branlé à mort ? C'est la thèse vers laquelle s'oriente la police thaïlandaise. Le comédien, qui a été retrouvé pendu dans sa chambre d'hôtel à Bangkok, aurait pu être victime d'un acte sexuel qui aurait mal tourné.
Branlette caradinée
"Une corde était attachée autour de son cou et une autre à son organe sexuel, et les deux étaient reliées ensemble et pendues à la penderie", a déclaré le général Worapong Siewpreecha de la police métropolitaine de Bangkok. "Dans ces circonstances, nous ne pouvons pas être sûrs qu'il a commis un suicide, mais il a pu mourir (d'un accident) de masturbation", a-t-il affirmé.
Cela me rappelle un épisode de Six Feet Under : un type se pignole devant un film porno, le cou attaché à un appareil de musculation et un citron dans la bouche. L'acidité doit lui faire retrouver la conscience. Mais il glisse, lâche le citron... et meurt étranglé. C'est pas à Marcel Martial que ça arriverait : il regarde les films X avec un pomelos entre les dents.
source de l'info (pour Carradine, pas pour Marcel) : AFP
Anderton

jeudi 4 juin 2009

David Carradine est mort : who killed Bill ?

Artistes : Petit Scarabée repose en paix. David Carradine a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel, à Bangkok. Il avait 72 ans. Les causes de son décès font l'objet d'une enquête. D'après la police thaïlandaise, l'acteur aurait été "trouvé par une femme de chambre, dans une penderie, avec une corde autour du cou". La thèse du suicide constitue l'une des pistes.
Carradine était en Thailande pour le tournage de Stretch du réalisateur français Charles de Meaux. Le comédien est décédé trois jours avant le clap de fin.
Né le 8 décembre 1936 à Hollywood, ce fils de l'acteur John Carradine est devenu célèbre dans les années 70 pour son rôle de Kwai Chang Caine, dans la série Kung Fu (ci-dessous le générique culte). Après plusieurs années de galère dues à sa consommation de drogue et d'alcool, le comédien, alors abonné aux séries B ou Z, a retrouvé la lumière des projecteurs avec Kill Bill de Quentin Tarantino. Il a également tourné sous la direction de Martin Scorsese (Boxcar Bertha, 1972) et d'Ingmar Bergman (L'oeuf du serpent).
source : LCI.fr
Anderton

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