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vendredi 12 octobre 2007

Un Jour sur Terre : 2 heures au paradis

En salles : Un jour sur Terre, dont voici la bande-annonce, est la meilleure agence de voyage au monde. Pour le prix d’un ticket de cinéma, on voyage à travers les saisons de la savane sud africaine au cercle arctique en passant par la Nouvelle-Guinée ou l’Equateur.
Une vérité qui démange !
Alors voilà, c’est tellement beau, que ça en pique les yeux. Les images-jamais-vues sont d’une beauté inénarrable à couper le souffle et en plus c’est intelligent. Loin du film de Al Gore Une Vérité qui Dérange qui cumulait les images chocs et les PowerPoint à chiffres de conférenciers, UJST nous propose de la beauté et de l’amour sur notre planète en nous rappelant que tout ce qui est sur cette terre dépend de notre intéraction.
Pas de lourdeurs dans le message pas de blabla inutile juste un commentaire soft et soyeux de Anggun, avec des musiques bien senties (aaaah le Alone in Kyoto de Air sur les images de neige vu du ciel…. humm)
Fais tourner… la planète
Il aura fallu cinq ans de tournage à Alastair Fothergill et à son équipe de La Planète Bleue pour réaliser Planet Earth. Le top de la technologie en matière de prise de vue HD ont permis de mettre en valeur LA vie bouillonnante, palpitante, partout, tout le temps, sur le moindre centimètre carré de notre planète.
Le public ne s’y est pas trompé : ce mercredi : le double d’entrées que le Jean-Jacques Annaud qui devrait rester un film minor… N’en déplaise à Anderton.
Mon conseil : Allez-y habillé en printemps-été-automne-hiver.

UN JOUR SUR TERRE d’Alastair Fothergill et Mark Linfield (sortie le 10 Octobre). Avec des ours, des canards, des tigres, des éléphants et la voix d’Anggun…
Marcel Martial (Papa ours)

samedi 7 juillet 2007

Live Earth : les conseils écolo des stars

Artistes - Sur le web : Le Live Earth a débuté ce matin (heure française) à Sydney. 24 heures de concerts autour de la planète et c'est pour la bonne cause : engager chacun d'entre nous à prendre part dans la lutte contre le réchauffement climatique.
L'initiative est à porter au crédit d'Al Gore, sur la lancée de ses excellentes conférences adaptées au cinéma sous le titre Une Vérité qui dérange. On vous avait dit beaucoup de bien de ce documentaire scorsesien. L'ex-candidat à la Maison-Blanche peut compter sur le soutien de nombreux artistes, au premier rang desquels, Leonardo DiCaprio, lui-même coproducteur d'un documentaire écologiste, The 11th Hour, présenté à Cannes.
Simples et écolo
A l'occasion du Live Earth, plusieurs acteurs ont transmis des messages écolo et simples à mettre en oeuvre : Cameron Diaz, Jennifer Garner, Penelope Diaz, Jessica Biel, Ben Affleck, Pierce Brosnan, Will Ferrell (dont on commence à connaître la porte d'entrée de son appart)... Retrouvez-les, ainsi que Naomi Campbell, dans ces petits clips. Enjoy !
Anderton

dimanche 20 mai 2007

DiCaprio à Cannes : marches vertes sur tapis rouge

On connaissait la fibre écolo de Leonardo. Son soutien sans faille pour l'action d'Al Gore.
Et bien l'admiration s'est transformée en inspiration et l'acteur a décidé de se lancer à son tour dans un film de prise de conscience écologique, The 11th Hour, dont il est coproducteur, coscénariste et narrateur.
Leila Connors Petersen et Nadia Connors (à ses côtés sur la photo) en sont les réalistarices. La sortie américaine est prévue pour l'automne 2007. En voici un extrait.
Comme Une Vérité qui Dérange, le film a été présenté hors compét à Cannes. "J'essaie de vivre d'une manière respectueuse de l'environnement", a expliqué DiCaprio, évoquant l'installation de panneaux solaires sur sa maison, l'utilisation d'une voiture hybride et dans tous ses actes au quotidien.
L'Atlantique en train
Les journalistes étant mesquins (c'est bien connu), il y en a un qui lui a demandé comment il était venu à Cannes. Ce qui a énervé le comédien : "Oui, j'ai traversé l'Atlantique en train", a-t-il ironisé avant de préciser qu'il avait pris un vol commercial.
"Il ne faut pas tirer sur le messager, si vous voulez attaquer quelqu'un sur sa façon de vivre, parlons des sociétés pétrolières à travers le monde", a encore pointé Leo, qui décidément l'a eu mauvaise. Il en a profité pour rendre hommage à Al Gore et à l'impact d'Une Vérité qui Dérange avant de lancer quelques scuds sur Bush qui a "très peu fait pour l'environnement". Le président américain devrait s'en prendre à nouveau quelques uns dans les dents avec la présentation cannoise de Sicko, le dernier brûlot de Michael Moore.
Anderton
PS : Parmi les liens sympas sur Cannes, j'ai omis de mentionner le diaporama quotidien du Figaro Madame. C'est people et glamour mais c'est aussi ça, Cannes.

lundi 26 février 2007

Scorsese enfin copain avec Oscar

Artistes : Enfin ! Martin Scorsese est consacré par ses pairs. Eux qui l'avaient ignoré pour Raging Bull, Les Affranchis, Gangs of New York ou Aviator. Le cinéaste virtuose et cinéphile accompli a finalement pu saisir son trophée de meilleur metteur en scène, bouleversé, devant le public, debout. Un trophée remis par ses amis Francis Ford Coppola, Steven Spielberg et George Lucas ! Une vidéo de l'événement est en ligne sur DailyMotion mais malheureusement, elle s'arrête quand Marty commence son speech.
Les Infiltrés (The Departed) font d'ailleurs le plein de récompenses (voir les résultats ici). Babel et les films de Clint Eastwood (Mémoires de nos Pères et Lettres d'Iwo Jima) repartent quasi bredouilles.
Kevin O'Connell, mixeur son, repart les mains vides pour la 19e fois. Le Français Alexandre Desplat itou. Indigènes se contentera de ses César et prix cannois. Les bookmakers anglais n'ont pas perdu d'argent puisque Scorsese, Mirren et Whitaker ont reçu leur statuette. La soirée était d'ailleurs placée sous le signe du maestro italo-américain puisque l'Oscar du meilleur documentaire est revenu à Une Vérité qui Dérange, un film très scorsesien, comme je l'ai expliqué il y a quelques mois.
Photos et vidéos de la soirée sont disponibles sur Oscar.com.
Anderton

mardi 10 octobre 2006

Climat : un scénario très Gore

En salles : "J'étais autrefois le prochain président des Etats-Unis". C'est en ces termes qu'Al Gore, ex-vice-président des USA et candidat malheureux à l'élection présidentielle américaine, se présente à son public au début d'Une Vérité qui dérange, sorti en salles ce mercredi. On dirait l'introduction d'un numéro de stand-up comedy et on en est pas loin : la conférence sur le réchauffement climatique qu'Al Gore a donnée aux quatre coins des Etats-Unis et dans le reste du monde a tout du one-man show. Pas étonnant qu'on en est fait un film.
C'est une sacrée performance que livre Gore. Seul, devant un écran panoramique, il parvient à expliquer en moins de deux heures comment les activités humaines sont en train de détruire irrémédiablement la planète. Avec l'assurance d'un homme qui sait de quoi il parle et qui apporte la preuve de ce qu'il avance. Car cela fait plus de vingt ans que Gore planche sur la question, au contact des scientifiques.
Une Vérité qui dérange est un film génial non seulement parce qu'il apporte au public des infos claires, intelligentes et ludiques sur un problème que tout le monde croit connaître, mais aussi parce qu'il montre le combat d'un homme déterminé. Un homme qui a connu la gloire puis la chute. Fini politiquement, il a failli perdre son fils dans un grave accident de voiture. C'est alors qu'il a eu une révélation : la vie est fragile et doit être préservée. Et le voici parti dans une croisade écologique, annonçant l'apocalypse tout en assurant que la rédemption est possible, en changeant nos habitudes. L'histoire de Gore, c'est un scénario digne de Scorsese !