CANNES 2024

mardi 22 février 2011

Sanctum : plongée en eaux troubles


En salles : Une équipe de plongeurs partie explorée des grottes immergées se retrouve prise au piège dans ce réseau souterrain inconnu. Un monde aussi mystérieux que dangereux se referme sur les rescapés qui n'ont qu'un espoir : trouver la sortie du labyrinthe sous-marin. Voilà pour le pitch de Sanctum.

Avec son nom qui apparaît en grand sur l'affiche, James Cameron fait plus que cautionner le film. Il semble lui donner sa raison d'être. C'est donc en pensant au réalisateur de The Abyss et d'Avatar que je suis allé voir ce film qui me promettait les frissons dans les grands fonds. En 3D, qui plus est. Résultat : je n'ai pas succombé à l'ivresse des profondeurs mais j'ai fait une agréable plongée. Je m'explique.


On retrouve dans Sanctum les thèmes chers à James Cameron : l'homme et la technologie face à la nature, l'excitation de la découverte, les mystères des mondes inconnus, l'esprit de sacrifice, le dépassement de soi... Mais derrière la caméra, Alister Grierson n'a pas le talent du cinéaste "maître du monde". Sa mise en scène manque de fluidité ; les situations sont parfois amenées maladroitement ; les dialogues enchaînent les platitudes, quand ils ne tombent pas dans la vulgarité ; l'interprétation des comédiens frise ici ou là la caricature.
 

A me lire, tu as envie d'enlever ton masque à oxygène et de regagner illico la surface. Et pourtant, je dois admettre que malgré ces défauts, j'ai plongé dans le film et me suis laissé emporter par l'histoire et ses rebondissements. Il y a des séquences réussies, de belles images aussi. La 3D n'est pas toujours employée à bon escient et on regrette que le réalisateur n'ait pas davantage joué sur le côté oppressant de ce milieu confiné (contrairement à ce qu'a fait Cameron dans The Abyss, notamment). Mais on a ce qu'il faut de frissons pour sortir de la salle en se disant qu'on a passé un bon moment. Et si Sanctum doit être vu, c'est bien dans une salle de cinéma et en relief.

Anderton


Aucun commentaire: