lundi 23 février 2026

BD - Conan le Barbare revient dans une aventure inédite

Conan la Bête du Nord BD CINEBLOGYWOOD

Conan le Cimmérien fait sa première apparition dans une nouvelle publiée en 1932 dans la revue pulp américaine Weird Tales. Devenu star de la littérature fantasy, des comics, du cinéma et des jeux (vidéo ou de plateau), le personnage créé par Robert E. Howard est entré dans le domaine public en Europe. Un duo hispano-argentin a sauté sur l'occasion pour inventer une aventure inédite en bande dessinée. Edité par Delcourt, La Bête du Nord - La Cité des mensonges est un bel hommage au célèbre barbare.


Le scénariste barcelonais Oscar Martin explique en préambule avoir dans sa jeunesse dévoré les adaptations en BD de Conan, celles illustrées par Barry Windsor-Smith et John Buscema et publiées par Marvel. C'est donc en fan qu'il a abordé ce projet. Et il fallait bien une connaissance intime de l'univers d'Howard, ainsi qu'une bonne dose de courage ou d'inconscience, pour oser passer après les artistes cités plus haut et le scénariste Roy Thomas. Idem pour le dessinateur argentin Leonel Castellani, qui a certainement surmonté la peur de voir son travail comparé à celui d'icones des comics. Bien leur en a pris.

Conan la Bête du Nord BD CINEBLOGYWOOD

Dans cette aventure inédite, on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès de la saga du Cimmérien : une mission dangereuse au sein d'une cité qui ne l'est pas moins, une confrérie de voleurs, des monstres, de la sorcellerie, des jeunes femmes légèrement vêtues et des hommes lourdement armés. Manipulation, trahison, violence, sexe... tout y est. Conan apparaît dans son implacable bestialité. A la fois bourrin et malin, expert dans le maniement de l'épée. Sans peur et sans morale, si ce n'est pour gagner sa vie et sauver sa peau. Il tue, bouffe, boit, baise. Mercenaire jusqu'au bout des poings.

Martin déroule un récit rythmé au sein d'un monde à la fois nouveau et familier. L'amateur de fantasy et le fan de Conan (souvent les mêmes) seront aux anges. D'autant que le trait souple et sensuel de Castellani met en scène des séquences spectaculaires qui prennent toute leur dimension dans le grand format proposé par Delcourt (découvrez les premières planches). Un one-shot qu'on aimerait voir se transformer en rafale.

Anderton


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