jeudi 28 mai 2020

Guy Bedos : scènes-clés, sketchs cultes

Artistes : Guy Bedos nous a quittés, rejoignant son comparse Jean-Loup Dabadie, qui lui a ciselé quelques-uns de ses plus beaux dialogues au cinéma ou sur scène. Petit florilège des prestations de l'humoriste.



Un Elephant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977) - Yves Robert
Evidemment, son plus beau rôle au cinéma. Celui de Simon, le toubib hypocondriaque et flanqué d'une mère aussi possessive qu'expressive. Leurs engueulades sont légendaires. L'annonce du décès de Mouchi, bouleversante. Bedos y fait montre de toute sa fragilité. Dabadie, géant.


Le pistonné (1970) - Claude Berri
En alter ego du réalisateur, Bedos incarne avec beaucoup de sensibilité un jeune homme de confession juive qui est contraint de faire son service militaire et se retrouve envoyé au Maroc en 1955. Claude Langmann est ainsi confronté aux "joies" de la vie de caserne, à l'antisémitisme et au racisme, à la bêtise. Coluche, Claude Piéplu, Jean-Pierre Marielle complètent la distribution.



Les Copains (1965) - Yves Robert
En Martin timide et maladroit, Bedos participe au beau collectif du film tiré du roman de Jules Romains, aux côtés de Philippe Noiret, Pierre Mondy, Michael Lonsdale, Claude Rich, Jacques Marin et Jacques Balutin. Film pour lequel Georges Brassens composa Les Copains d'abord.



Bedos est également parfait dans Le Bal des casse-pieds (1991), réalisé par Yves Robert avec Jean-Loup Dabadie aux dialogues. Il joue un sinistre personnage qui vient gâcher la joie de vivre du pauvre Jean Rochefort.

A ce Bedos fragile sur grand écran, répondait le Bedos grande gueule sur scène... et dans la vie. Lui qui ne mâchait pas ses mots lorsqu'il s'agissait de s'engager. Impossible de revenir sur tous ses sketchs. Mais son duo avec Sophie Daumier a donné lieu à quelques numéros mythiques. Et en solo, plus d'une fois, il nous a régalés, avec l'aide de Dabadie.



Que de fois ai-je regardé son spectacle au Cirque d'hiver, en 1986. Son hommage à la comédie italienne donnait une autre facette du comédien... En piste, les artistes.



Enfin, son échange épistolaire avec son fils Nicolas, pour son dernier Olympia en 2013, n'était pas mal non plus.





Anderton

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