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lundi 5 septembre 2016

Rétro Belmondo : le héraut de la Nouvelle vague (1/5)

Artistes : Jean-Paul Belmondo, notre Bébel national, reçoit cette année un Lion d’Or exceptionnel pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la Mostra 2016. Enfin ! S’il n’aime guère les hommages – les Césars se souviennent encore de sa fameuse lettre envoyée en 1988 – ce n’est que justice : à 83 ans, il a à son actif près d’une centaine de films, et ses compositions restent dans les mémoires.


mercredi 12 mars 2014

Mon Oncle d’Amérique : "Resnais propose un film à double face" - INTERVIEW


Artistes : Alors que la disparition d'Alain Resnais continue de susciter une grande émotion qui devrait durer jusqu'à la sortie de son dernier film Aimer, boire et chanter le 26 mars prochain, et au-delà – retour sur l'un des très gros succès critique et commercial du cinéaste, Mon oncle d'Amérique (1980). Jean-Pierre Zarader, philosophe, spécialiste de Malraux et de Philippe de Broca (lire l’interview), y relève la présence d'un contre-discours cinématographique, illustré par des effets de montage, qui va parfois à l'encontre même des propos tenus par le professeur Laborit, pourtant partie intégrante du film. Rencontre et interview.

lundi 12 novembre 2012

Cinéma français : "Opposer auteur et genre n'a pas de sens"

A lire : Le cinéma français aime cultiver sa différence au sein d'une production mondiale qui serait déclinante ou inféodée à Hollywood. Le 7e art à la française serait celui des auteurs quand son homologue américain ne serait qu'une usine à produire des films de genre. Critique de cinéma, Pierre Bas a décidé de tordre le cou à cette (im)posture hexagonale avec un ouvrage bien troussé : Je vous trouve très conformiste - Panorama impertinent du cinéma français, publié aux éditions Vendémiaire.

Avec inventivité, le critique met au jour les genres qui caractérisent la production cinématographique française : le film de pique-nique, le film prestige, le film gallo-américain, le film bobo... Et l'auteur de passer en revue une centaine de films de notre patrimoine. C'est bien vu, souvent drôle, parfois cruel mais toujours écrit avec beaucoup de style. On applaudit des deux mains lorsqu'il mitraille un film que l'on a détesté ; et on s'emporte au contraire quand il s'en prend à nos oeuvres fétiches. Cela méritait bien de poser quelques questions par téléphone à Pierre Bas sur ses motivations.

Cineblogywood : Alors, comme ça, on n'aime pas le cinéma français ?
Pierre Bas : Je n'ai aucune hostilité contre le cinéma français. Le constat de départ de mon livre, c'est que le cinéma français est très fier de sa singularité et qu'il n'adhérerait pas au genre. Ce que je réfute. Il existe des genres auxquels il est possible d'associer les films français, y compris ceux de Jean Renoir, que j'admire beaucoup. Le public a besoin d'être rassuré comme un enfant qui veut toujours le même conte. C'est la fonction même du genre.

lundi 21 mai 2012

Cannes 2012 : Vous n'avez encore rien vu, hommage à Lautner ?

Buzz : Trois ans après son Prix exceptionnel pour l’ensemble de sa carrière et sa contribution à l’histoire du cinéma – ouf, n’en jetez plus ! – Alain Resnais, 90 ans le 3 juin, revient en compétition au Festival de Cannes avec Vous n'avez encore rien vu, une adaptation très personnelle et très intrigante d’Eurydice de Jean Anouilh. Vu la liberté, l’audace et l’inventivité du Monsieur, on peut s’attendre à tout – gravité et légèreté, exploration et innovations, audaces formelles et narration classique.

Bien évidemment, il a rassemblé toute sa troupe : Azéma, Arditi, Wilson, et même un cameo vocal de Dussolier ! Auxquels s’ajoutent quelques grands noms qui n’avaient jamais ou peu tourné avec le cinéaste – Michel Piccoli, Anne Consigny, Mathieu Amalric, Anny Duperey, Andrzej Szewerin. Le tout épaulé par les frères Podalydes, Denis devant l’écran, Bruno comme co-réalisateur d’un petit film dans le film. Enfin, signe de la curiosité et de l’ouverture du Monsieur, Alain Resnais a fait appel pour la 3ème fois consécutive à Mark Snow le bien-nommé pour la musique, auteur de la partition de la série X-Files.

A tort considéré comme cérébral, Alain Resnais n’en est pas moins facétieux – souvenez-vous des formidables trailer teasing de On connaît la chanson, par exemple. Autre exemple : l’origine du titre de son dernier opus viendrait du film suivant, le premier film de sa compagne Sabine Azéma !

Travis Bickle


Cannes 2012 J5 - J6 : tempête, déprime, marmotte et tournante


Buzz : On ne va pas tourner autour du pot. Il y a une ambiance de merde au Festival de Cannes. La faute à la pluie. Que dis-je ! A la tempête qui s'est abattue sur la Croisette. Adieux bains de soleil, déj en terrasses et poses interminables devant les photographes avant la montée des marches. Le tapis rouge est détrempé, festivaliers et badauds se réfugient dans leurs chambres, grelotant de froid, le feu d'artifice de la 65e édition a dû être reporté à mardi. L'horreur.