Buzz : Pour les vieux cons comme moi, l'annonce de remakes de films cultes a tendance à faire serrer la mâchoire et sortir la sulfateuse. Robocop me semble suffisamment réussi pour qu'on ne propose pas un ratage vingt-six ans plus tard. Le trailer du remake déboule sur la toile et voilà que je suis prêt à donner sa chance à cette nouvelle version. Parce que les images rassurent sur la vision proposée dans cet opus et surtout parce que l'équipe est constituée de beaux noms : Gary Oldman, Samuel Jackson, Michael Keaton pour la solide vieille garde, et Jackie Earle Haley pour le second couteau affuté. Joel Kinnaman dans le rôle-titre et Abbie Cornish dans celui de la compagne du héros, ça peut le faire. Et José Padilha (Tropa de Elite 1 et 2) à la réalisation, c'est l'assurance d'avoir des scènes d'action urbaine réussies sans que le message social soit oublié. Donc sur le papier et dans le trailer, il y a de quoi espérer. En attendant de voir le film.
Anderton
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vendredi 6 septembre 2013
lundi 28 janvier 2013
Lincoln : 60 nuances de gris
En salles : Un an après son lyrique Cheval de guerre, Steven Spielberg revient déjà avec Lincoln. Bon an mal an, il intensifie le rythme de ses productions, ainsi que celui de leur qualité. Car Lincoln ne déroge pas à la règle : masterpiece pour un master Président !
jeudi 15 mars 2012
Dark Shadows : premier trailer
Buzz : Ellen DeGeneres a diffusé à son show le trailer de Dark Shadows, le prochain Tim Burton avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Helena Bonham Carter, Chloe Moretz, Eva Green et Jackie Earle Haley. Ben, ça a l'air très drôle et très sympa. Enjoy !
via The Film Stage et Filmosphere
Anderton
lundi 26 septembre 2011
Dark Shadows : Johnny Depp en vampire - photo
Buzz : Première photo de l'impressionnant casting de Dark Shadows, le prochain Tim Burton. Johnny Depp y incarne un vampire nommé Barnabas Collins. Il est entouré notamment de Helena Bonham Carter (normal), Cloë Moretz, Eva Green, Jackie Earle Haley et Michelle Pfeiffer.
Le film est un remake d'une série TV US qui a été diffusée entre 1966 et 1971. Découvrez un extrait ci-dessous.
jeudi 24 février 2011
Human Target season 1 : le coffret qui tue
En DVD et Blu-ray : Son nom est Chance. Christopher Chance. Et il lui en faut pour accomplir ses missions : il intervient comme garde du corps quand des personnes sont menacées de mort et qu'elles se trouvent à deux doigts d'y passer. Pour coincer l'assassin potentiel, il se laisse prendre au piège dans un avion, un train ou un téléphérique. S'ensuit en général un castagnage en règle où Chance prend autant de coups qu'il en donne. Pour l'aider, il peut compter sur son partenaire, Winston, qui tient les cordons de la bourse et manie parfois le flingue, et sur Guerrero, un tueur qui d'un regard rend les durs tout mous. Mais en général, le duo intervient à distance pendant que Chance essaie de survivre à un empoisonnement ou à une balle dans le dos.
mardi 6 juillet 2010
Shutter Island : Blu-ray lumineux pour sombre thriller
En DVD et Blu-ray : Un premier plan qui nous montre un bateau émergeant du brouillard ; un dernier qui s'arrête sur un phare... Avec Shutter Island, Martin Scorsese entraîne le spectateur dans un voyage inquiétant vers la vérité (la lumière) - une vérité crue, cruelle même. Et le cinéaste met toute sa "science" de la mise en scène, tout son amour du cinéma mais déverse aussi toutes ses angoisses pour nous faire vivre plus de deux heures éprouvantes et sublimes.
Leonardo DiCaprio et Mark Ruffalo interprètent deux marshalls qui débarquent sur Shutter Island, une île au large de Boston qui abrite un hôpital psychiatrique pour dangereux criminels. Ils viennent enquêter sur la disparition d'une patiente. Au fur et à mesure que l'investigation progresse, le mystère s'épaissit et l'histoire - adaptée d'un roman de Dennis Lehane - comme les personnages se complexifient.
De cette trame solide, prenante, Scorsese tire un film sombre, sans concession aucune pour le thriller hollywoodien, même si Shutter Island est "un formidable film de genre", comme l'écrivait très justement Travis Bickle dans sa chronique lors de la sortie en salles. Les références à Hitchcock (Sueurs Froides, La Maison du Docteur Edwardes) sont d'ailleurs omniprésentes.
mardi 11 mai 2010
Freddy Les Griffes de la Nuit : un vrai cauchemar !
En salles : Ça devait arriver. Apres avoir revisité Massacre a la tronçonneuse (vraiment bien), puis Amytiville (bien), puis Hitcher (pas mal), puis Vendredi 13 (bof), Michael Bay, toujours emmerdé par le vide abyssal de nouvelle créations horrifiques (les scénaristes sont toujours en grève ?), continue sa restauration des eighties avec le plus célèbre croque-mitaine du cinéma US : Freddy Krueger.
Les griffes de l’ennui !
De son côté, Wes Craven n’en finit pas de voir son œuvre réadaptée, après le brillant La Colline a des yeux, et le violent La Dernière maison sur la gauche, voici le très acidulé Freddy Les Griffes de la Nuit. Michael Bay a décidé de mettre beaucoup de sucre dans son café et il nous livre sans doute son pire remake, avec un casting digne des éliminés de la Nouvelle Star (malgré la présence de Jackie Earle Haley), une direction d’acteurs dans la lignée des grandes heures de Hélène et les garçons, et des frissons aussi violents qu’un Coca bien frais.
Car le vrai problème de Freddy 2010, c’est qu’il est un film d’horreur qui ne fait pas peur. Le plus horrible étant sans doute le côté pédophile donné à l’homme au pull à rayures de mauvais goût (sans déconner, on n’a pas idée de foutre un pull vert et rouge !), histoire de tenter de justifier une justice de parents. Réac en plus de ça. On regrettera aussi que les cauchemars de nos ados américains soit aussi plats que leurs personnages : ils rêvent qu’ils sont dans leur jardin (sic), dans leur salle de classe (re-sic) et enfin dans une usine désaffectée (waouh !). Un manque d’imagination contagieux qui a vraisemblablement contaminé toute l’équipe du film.
Michael Bay saura-t-il remettre un peu d’huile sur le feu ? On peut en être très dubitatif à la vue de son prochain programme : Bad Boys 3, Vendredi 13 Part2 et Transformers 3… Michael Bay ou l’imagination en panne. Il faut bien vivre, me direz vous….
Marcel Martial (Freddy Mercury)
mardi 23 février 2010
Les Griffes de la Nuit : affiche griffante
Buzz : Depuis quelques années, les griffes étaient associées à Wolverine. Mais voici que Freddy Krueger ressort les siennes. En l'occurence, l'une d'entre elles, sur cette affiche de Nightmare on Elm Street aka Les Griffes de la Nuit en V.F.
Le remake est produit par Michael Bay et réalisé par Samuel Bayer. L'excellent et très sympa Jackie Earle Haley (Watchmen Les Gardiens, Shutter Island) interprète Freddy Krueger. Le rêve !
poster pécho sur Geek Tyrant
AndertonShutter Island : dans l’antre de la folie
En salles : Scorsese-DiCaprio, acte 4. Après avoir dressé une généalogie de la violence – Gangs of New-York – une généalogie de la névrose obsessionnelle – Aviator – une généalogie de la corruption – Les Infiltrés – le duo cinématographique le plus fécond de ces dix dernières années s’attaque au tréfonds de l’âme humaine en nous proposant avec Shutter Island une généalogie de la folie, une véritable plongée dans l’antre de la folie.
Oh, bien sûr, Martin Scorsese aime trop le cinéma pour nous proposer un film-dossier ou une thèse assommante ! Là, il s’appuie sur un polar de Dennis Lehane – auteur, entre autres de Mystic River, déjà adapté au ciné par Clint Eastwood – et fait coup double : il rend hommage au film noir et au film d’horreur des années 40-50 et nous livre son film le plus personnel depuis A tombeau ouvert.
Un formidable film de genre
Car Shutter Island est avant tout un formidable film de genre. Sur une intrigue digne de Gaston Leroux ou Maurice Leblanc – des agents du FBI enquêtent sur la mystérieuse disparition d’une patiente dans un hôpital psychiatrique situé sur une île au large de Seattle –, Scorsese se plie complètement aux règles du genre : costumes, décors, musique, personnages mystérieux, rebondissements, climat de claustrophobie et de paranoïa, tous les codes sont là. Magnifiés par son équipe technique, notamment Dante Ferreti aux décors, la fidèle Thelma Schoonmaker au montage, et Leonardo DiCaprio à l’interprétation notamment. Il faudrait également mentionner toute la galerie de seconds rôles, en particulier Jackie Earle Haley, vu dans Watchmen et Little Children, en attendant Les Griffes de la Nuit.
Mais surtout, Marty transcende le genre en y insufflant sa vision. OK, n’ayant pas lu le livre, je ne peux juger si sa vision est conforme ou non à l’esprit de son matériau d’origine. En même temps, on s’en fiche, non ? Surtout quand la puissance visionnaire d’un Scorsese s’empare d’un tel matériau.
Car derrière l’intrigue aux multiples rebondissements se dessine le portrait terrifiant d’une humanité dévastée. Souvenez-vous : Les Infiltrés s’achevait sur une image glaçante, celle d’un rat gambadant sur un balcon, après une boucherie en série. Image singulière s’il en est. Sur Shutter Island, ce n’est pas un, mais de multiples rats qui végètent à foison dans un univers en proie aux tempêtes et aux fantômes. Ce qui permet au réalisateur de se confronter à l’onirisme et aux rêves cauchemardesques – incursion gagnée de haute main, tant ces scènes impriment longtemps la rétine des spectateurs…
Film cerveau labyrinthique
Film cerveau labyrinthique
Film cerveau labyrinthique, enquête d’identité, Shutter Island brosse un tableau sombre et pessimiste de l’humanité – tableau qui contraste avec l’enthousiasme et l’énergie créatrice de son réalisateur, à la vitalité euphorisante. Un film d’une tristesse infinie, qui dresse le constat de l’absolue solitude de l’homme dans un monde qui n’offre plus aucune des échappatoires à laquelle se raccrochait antérieurement le héros scorsesien : le couple, la violence, la drogue, ou Dieu (sur Shutter Island, « Dieu est violence »…). Lui reste la folie, et l’incroyable alternative qui résume la métaphysique scorsesienne : vivre en monstre ou mourir en homme bien. Dans un monde au goût de cendres, aux lointaines effluves bergmaniennes (cf la présence de Max von Sydow au casting, et des décors qui rappellent L’Oeuf du serpent).
Bref, pour être clair, on sort de ce polar complètement ravagé, abasourdi, KO. Devant la maîtrise d’un cinéaste en pleine possession de ses moyens depuis maintenant une bonne vingtaine d’années. Et devant l’évolution d’un regard de plus en plus sombre et pessimiste. Devant - si le terme n’était pas aussi galvaudé – ce chef-d’œuvre. Embarquement immédiat !
La citation du jour :
« Chaque homme est seul, (…) et ses douleurs sont une île déserte » - Albert Cohen.
samedi 3 octobre 2009
Nightmare on Elm Street : trailer griffant
Buzz : Après Vendredi 13, Michael Bay produit un nouveau remake d'un classique de l'horreur : Nightmare on Elm Street. Les Griffes de la Nuit en frenchy. Samuel Bayer réalise. Et voici le trailer.
Avec Jackie Earle Haley (Watchmen Les Gardiens, Shutter Island) en Freddy Krueger, je pense que la franchise peut avoir un bel avenir...
Anderton
samedi 13 juin 2009
Shutter Island : un trailer aux petits oignons
Buzz : Pour qui a lu le roman de Denis Lahane, le tournage de Shutter Island (découvrez notre dossier : trailer, photos, buzz...) au cinéma suscite une attente insoutenable, excitante et même un peu redoutée… On le sait, le tout Hollywood s’est précipité sur le projet : le casting a longtemps hésité autour de Robert Downey Jr et Josh Brolin. Mark Wahlberg et Brad Pitt furent un temps aussi annoncés sur le projet. Au niveau réal, on a vu passer Wolfgang Petersen et David Fincher (forcément, y’avait Brad…).
Martin à la plage…
C’est donc l’immense Martin Scorsese qui s’est mis aux fourneaux en mettant en plat principal Leonardo DiCaprio (après Gangs of New York, The Aviator et Les infiltrés, un plat qui plait). Il a ensuite accompagné sa recette de Mark Ruffalo, rajouté un Ben Kingsley au top de sa forme, un Max Von Sydow inoxydable et saupoudré du trop rare Elias Koteas. Sans oublier une tranche du formidable Jackie Earle Haley.
Le résultat est pour le moment un trailer (à voir sur shutterisland.com) où l’on a l’impression d’en voir trop, avec des relents de ragoût de (Silence des) agneaux. Mais on sait que les vieux chefs savent surprendre leurs invités. Attendons donc le repas du 14 octobre pour se prononcer.
Pour patienter, jetez-vous sur l’adaptation hyper réussie de Christian De Metter en bande dessinée parue chez Rivages/Casterman noir.
Merci a Romain Ze Wax, le surfeur du ouaibe
Marcel Martial (Gusteau)
Martin à la plage…
C’est donc l’immense Martin Scorsese qui s’est mis aux fourneaux en mettant en plat principal Leonardo DiCaprio (après Gangs of New York, The Aviator et Les infiltrés, un plat qui plait). Il a ensuite accompagné sa recette de Mark Ruffalo, rajouté un Ben Kingsley au top de sa forme, un Max Von Sydow inoxydable et saupoudré du trop rare Elias Koteas. Sans oublier une tranche du formidable Jackie Earle Haley.
Le résultat est pour le moment un trailer (à voir sur shutterisland.com) où l’on a l’impression d’en voir trop, avec des relents de ragoût de (Silence des) agneaux. Mais on sait que les vieux chefs savent surprendre leurs invités. Attendons donc le repas du 14 octobre pour se prononcer.
Pour patienter, jetez-vous sur l’adaptation hyper réussie de Christian De Metter en bande dessinée parue chez Rivages/Casterman noir.
Merci a Romain Ze Wax, le surfeur du ouaibe
Marcel Martial (Gusteau)
Shutter Island trailer : Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio sélectionné dans Cinéma et Ciné action polar
lundi 6 avril 2009
Jackie Earle Haley : le nouveau Freddy Krueger tombe le masque
Son interprétation de Rorschach dans Watchmen Les Gardiens (découvrez ici notre dossier : trailer, photos, infos...) a impressionné tout le monde. Jackie Earle Haley sera également à l'affiche de Ashecliffe ou Shutter Island, le thriller de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio, d'après le roman de Dennis Lehane.
Le tournage du reboot / relaunch / remake de la franchise Freddy Krueger débutera le 5 mai à Chicago sous la direction de Samuel Bayer. Jackie Earle Haley devrait apposer sa griffe au rôle en apportant un peu plus de finesse et de noirceur au personnage interprété de manière "grand-guignolesque" (mais c'était l'époque qui voulait ça) par Robert Englund dès 1984 dans Les Griffes de la Nuit (Nighmare on Elm Street de wes Craven) puis dans ses multiples suites.
source : The Hollywood Reporter
Anderton
samedi 7 mars 2009
Watchmen : Rorschach se moque de Batman
L'acteur est un quasi inconnu chez nous. Il a pourtant fait partie de ces enfants-stars d'Hollywood. Puis quinze and de traversée du désert. Et un retour tonitruant. Puisqu'après Watchmen, il a enchaîné avec Shutter Island de Martin Scorsese et avec Leonardo DiCaprio.
Comme Brian De Palma, Jackie Earle Haley a participé sur LCI.fr à Vous avez un Message. Il a ainsi répondu aux vrais-faux mails de Batman, Superman et Martin Scorsese, justement. Avec beaucoup d'humour.
Dans un reportage de LCI.fr, encore, il raconte à quel point c'était bizarre de porter le masque de Rorschach. Un rôle qui l'a marqué puisque Jackie est devenu fétichiste des doigts (cf la toute toute fin du sujet). C'est à voir ci-dessous et dans notre playlist Wat. Enjoy !
Anderton
Watchmen présenté par l'équipe du film sélectionné dans Cinéma
mercredi 25 février 2009
Watchmen Les Gardiens : mes impressions
J'ai donc vu le film de Zack Snyder et je me suis pris une grosse claque. Dans un genre complètement différent de The Dark Knight, Watchmen redéfinit totalement les films de super-héros et plus généralement, les adaptations de comics. Il les fait entrer dans l'âge adulte, comme le graphic novel d'Alan Moore et Dave Gibbons l'avait fait en son temps. Mais confiner Watchmen à un "film de super-héros" serait trop réducteur : c'est un excellent film qui parvient à concilier les pures scènes d'action du cinéma de genre hollywoodien avec une réflexion, j'ose, philosophique sur la société, la morale, la justice, la démocratie, l'humanité...
Evidemment, le "message" du film, sa profondeur est largement à mettre au crédit d'Alan Moore, le génial scénariste de Watchmen la BD. Mais rendons grâce à Zack Snyder d'en avoir compris toute l'importance et de ne pas avoir cherché à l'amoindrir ou à le passer sous silence. Idem pour la violence et la sexualité - très crus. Les thèmes du comic book, publié il y a plus de vingt ans, sont toujours d'actualité. Ils étaient mêmes sacrément visionnaires !
Snyder's touch
Pour autant, Snyder n'a pas sacrifié la forme au fond. On retrouve la Snyder's touch : une mise en scène très fluide et inventive avec beaucoup de ralentis, notamment lors des scènes d'action. Cette "esthétique de la violence" rappelle celle de Sam Peckinpah, Sergio Leone et Brian DePalma, autres géniaux dompteurs (et "ralentisseurs") du temps sur pellicule. Ce procédé donne un caractère grandiloquent à nombre de séquences. Watchmen est filmé comme un opéra.
Car n'oublions pas que, comme tout grand cinéaste, Snyder associe image et son avec maestria. La bande originale du film (Nat King Cole, Bob Dylan, Philip Glass, Jimi Hendrix, Simon & Garfunkel, Leonard Cohen...) est d'ailleurs un petit bijou. Si les effets spéciaux sont omniprésents et très bien intégrés à l'ensemble, Snyder n'a pas fait le choix du tout CGI, comme il l'avait fait pour 300. D'où de nombreux décors grandioses qui plongent le spectateur dans cette époque alternative des années 80.
Casting de choix
Restait à donner vie aux Watchmen. Snyder a fait le bon choix de recruter des acteurs relativement peu connus du grand public. Les personnages n'en sont que plus crédibles. Les performances les plus marquantes, à mon sens, sont celles de Jackie Earle Haley (Rorschach), Jeffrey Dean Morgan (Le Comédien) et Patrick Wilson (Le Hibou). Le premier parce qu'il parvient à faire passer les émotions d'un justicier sociopathe masqué la plupart du temps - et quand il n'est pas masqué, il est encore plus flippant ! Le second parce qu'il parvient à rendre sympathique une ordure fasciste de la pire espèce. Le troisième parce qu'il interprète avec brio un justicier paumé, un loser un peu nerd sans son costume - le seul à se poser des questions sur le bien-fondé des actes des Watchmen.
Billy Crudup (Dr Manhattan) réussit quant à lui l'exploit à faire vivre un personnage impassible, d'un calme olympien, détaché du monde... Carla Gugino (Le Spectre Soyeux I) incarne une ex-justicière, une retraitée de l'action qui noie son ennui dans l'alcool. Une sorte de Bette Davis amère et perdue dans son passé glorieux.
Malin Akerman (Le Spectre Soyeux II) est un peu en dessous, question performance : c'est en partie dû à son personnage, moins fort que d'autres. Mais elle assure quand il s'agit de botter le cul des vilains en combinaison moulante en latex et talons aiguilles ! Le moins qu'on puisse dire est qu'elle donne de son corps ! Enfin, Matthew Goode (Ozymandias) manque cruellement de charisme. C'est la seule erreur de casting...
Quel accueil ?
Autre reproche que je ferai au film : il est un poil trop long. Même s'il ne reprend pas tout le récit de la BD, Snyder aurait pu raccourcir certaines séquences ici et là. Mais globalement, on ressort de la salle avec des images gravées dans la tête. Le début du film est génial et le générique est tout simplement l'un des meilleurs que j'ai jamais vus. Il passe en revue l'histoire des justiciers masqués sur The Times They Are A-Changin' de Dylan et c'est tout simplement superbe.
Le public français saura-t-il faire un accueil digne de ce nom à ce film exigeant et spectaculaire ? Je l'espère mais je n'en suis pas certain et je le regrette car putain, c'est du pur cinéma !
A lire également, les impressions de Kinoo (que je salue !) sur ibwk.fr
Anderton
Evidemment, le "message" du film, sa profondeur est largement à mettre au crédit d'Alan Moore, le génial scénariste de Watchmen la BD. Mais rendons grâce à Zack Snyder d'en avoir compris toute l'importance et de ne pas avoir cherché à l'amoindrir ou à le passer sous silence. Idem pour la violence et la sexualité - très crus. Les thèmes du comic book, publié il y a plus de vingt ans, sont toujours d'actualité. Ils étaient mêmes sacrément visionnaires !
Snyder's touch
Pour autant, Snyder n'a pas sacrifié la forme au fond. On retrouve la Snyder's touch : une mise en scène très fluide et inventive avec beaucoup de ralentis, notamment lors des scènes d'action. Cette "esthétique de la violence" rappelle celle de Sam Peckinpah, Sergio Leone et Brian DePalma, autres géniaux dompteurs (et "ralentisseurs") du temps sur pellicule. Ce procédé donne un caractère grandiloquent à nombre de séquences. Watchmen est filmé comme un opéra.
Car n'oublions pas que, comme tout grand cinéaste, Snyder associe image et son avec maestria. La bande originale du film (Nat King Cole, Bob Dylan, Philip Glass, Jimi Hendrix, Simon & Garfunkel, Leonard Cohen...) est d'ailleurs un petit bijou. Si les effets spéciaux sont omniprésents et très bien intégrés à l'ensemble, Snyder n'a pas fait le choix du tout CGI, comme il l'avait fait pour 300. D'où de nombreux décors grandioses qui plongent le spectateur dans cette époque alternative des années 80.
Restait à donner vie aux Watchmen. Snyder a fait le bon choix de recruter des acteurs relativement peu connus du grand public. Les personnages n'en sont que plus crédibles. Les performances les plus marquantes, à mon sens, sont celles de Jackie Earle Haley (Rorschach), Jeffrey Dean Morgan (Le Comédien) et Patrick Wilson (Le Hibou). Le premier parce qu'il parvient à faire passer les émotions d'un justicier sociopathe masqué la plupart du temps - et quand il n'est pas masqué, il est encore plus flippant ! Le second parce qu'il parvient à rendre sympathique une ordure fasciste de la pire espèce. Le troisième parce qu'il interprète avec brio un justicier paumé, un loser un peu nerd sans son costume - le seul à se poser des questions sur le bien-fondé des actes des Watchmen.
Billy Crudup (Dr Manhattan) réussit quant à lui l'exploit à faire vivre un personnage impassible, d'un calme olympien, détaché du monde... Carla Gugino (Le Spectre Soyeux I) incarne une ex-justicière, une retraitée de l'action qui noie son ennui dans l'alcool. Une sorte de Bette Davis amère et perdue dans son passé glorieux.
Malin Akerman (Le Spectre Soyeux II) est un peu en dessous, question performance : c'est en partie dû à son personnage, moins fort que d'autres. Mais elle assure quand il s'agit de botter le cul des vilains en combinaison moulante en latex et talons aiguilles ! Le moins qu'on puisse dire est qu'elle donne de son corps ! Enfin, Matthew Goode (Ozymandias) manque cruellement de charisme. C'est la seule erreur de casting...
Quel accueil ?
Autre reproche que je ferai au film : il est un poil trop long. Même s'il ne reprend pas tout le récit de la BD, Snyder aurait pu raccourcir certaines séquences ici et là. Mais globalement, on ressort de la salle avec des images gravées dans la tête. Le début du film est génial et le générique est tout simplement l'un des meilleurs que j'ai jamais vus. Il passe en revue l'histoire des justiciers masqués sur The Times They Are A-Changin' de Dylan et c'est tout simplement superbe.
Le public français saura-t-il faire un accueil digne de ce nom à ce film exigeant et spectaculaire ? Je l'espère mais je n'en suis pas certain et je le regrette car putain, c'est du pur cinéma !
A lire également, les impressions de Kinoo (que je salue !) sur ibwk.fr
Anderton
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