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samedi 24 mai 2025

Big Initials B.B. & C.C.

La bella confusione Almeria 68 livres cinéma CINEBLOGYWOOD

Le cinéma, c'est parfois la guerre. Deux ouvrages passionnants en apportent une éclatante démonstration à travers deux actrices : Claudia Cardinale et Brigitte Bardot. La première est, en 1963, à l'affiche de Huit et demi et du Guépard. L'occasion pour Francesco Piccolo d'évoquer l'antagonisme entre Federico Fellini et Luchino Visconti dans La bella confusione. Quant à B.B., elle s'est retrouvée cinq ans plus tard sur un tournage dans un bled paumé de l'Espagne immortalisé par Gainsbourg. Philippe Lombard nous raconte tout dans Almeria 68.

lundi 19 août 2019

Love on the beach : amours interdites (6/6)

Buzz : Dans le cadre de notre dossier Love on the Beach, consacré aux scènes cultes d'amour à la plage, il est temps d'aborder des amours sulfureuses, et mêmes interdites ! A la plage, il n'y a pas que le sable qui peut être brûlant.


lundi 6 septembre 2010

Nuits blanches pour écran noir


En DVD : De Luchino Visconti, on connaît tous ses chefs-d’œuvre un peu empesés et solennels, comme Mort à Venise, Ludwig ou le Crépuscule des dieux, Le Guépard ou Les Damnés. A côté de ses drames opératiques (Senso) ou ses chroniques sociales (Rocco et ses frères), il reste deux veines, qu’on a oubliées : sa veine néo-réaliste – oui, le réal de Mort à Venise a commencé sa carrière avec Obsessione, La Terre tremble, pièces majeures du néo-réalisme, au même titre que celles de Rossellini – et ses films mineurs, moins célèbres, plus secrets, comme Sandra, L’Etranger d’après Camus. Et ces Nuits blanches.

Un tournant dans l’œuvre de Visconti

Tourné en 1957 entre Senso et Rocco et ses frères, ce film marque un tournant dans son œuvre : le renoncement au néo-réalisme et l’ouverture à un univers onirique. Ce qui lui a été beaucoup reproché, lui, grand aristocrate qui avait épousé la cause du Parti Communiste, et qui semblait là la trahir au profit de la victoire de l'imaginaire sur le réel.

Déambulation nocturne à travers les ruelles et canaux de Livourne, Nuits blanches reste fidèle à la nouvelle de Dostoievski, qui inspirera par ailleurs des cinéastes aussi divers que Robert Bresson (Quatre nuits d’un rêveur, 1971) et James Gray (Two Lovers, 2008). Marcello Mastroianni incarne ce promeneur solitaire, qui tombe littéralement sur Natalia, jeune fille désespérée qui durant trois nuits va lui narrer la folle passion qu’elle a éprouvée pour un homme jadis aimé et qui lui a promis de revenir la chercher. Magie du cinéma qui permet via la reconstitution des arcanes labyrinthiques de Livourne dans les studios de Cinecitta, via un effet de lumière ou via un champ-contre champ de passer de la réalité au songe, du jour à la nuit, du présent au passé. Ce sont ces constants aller-retours entre deux mondes qui donnent à ce film son cachet étrange et poétique. Et l'inscrivent quelques années avant dans le sillage d'un Fellini. Et plus étrangement, comme le précurseur du dernier chef d’œuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut.

samedi 15 mai 2010

Cannes 2010 : lifting pour Le Guépard


Buzz : Quarante-sept ans après sa Palme d'Or, Le Guépard de Luchino Visconti a été projeté en version restaurée vendredi lors du Festival de Cannes 2010. Claudia Cardinale et Alain Delon, qui n'avait pas monté les marches en 1963 car il était en tournage, ont assisté à l'événement. Acclamation sur le tapis rouge, standing ovation dans la salle.

Martin Scorsese, qui a participé à la restauration du film via la Film Fondation, était présent. De même que Benicio Del Toro. Découvrez ci-dessous les photos de Benny et Marty, entouré de Léa Seydoux et Frida Giannini.