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mardi 23 mars 2010

Tête de Turc : polar ottoman recommandable


En salles : Il ne faut pas désespérer du cinéma français. Il nous réserve toujours des bonnes surprises, quand on avait tendance à ne plus y croire. Illustration avec Tête de Turc, un premier film très réussi de Pascal Elbé. 

L'histoire : une intervention policière musclée dans une cité. Provocations de jeunes. Cavalcades. C'est à ce moment que Simon (Pascal Elbé), un médecin urgentiste, sort du HLM, où il est venu soigner des malades, et se met au volant de sa voiture à gyrophare. Vue du toit, où squatte une bande d'ados, elle ressemble à une bagnole de flic. Les gamins balancent une pluie de pierres et d'objets sur le véhicule, laissant le toubib inanimé. C'est alors que Bora (Samir Makhlouf) jette un cocktail molotov, faisant flamber la caisse. Pris de remords, il sauve le médecin in extremis avant de prendre la fuite. Simon est hospitalisé entre la vie et la mort. Son frère, un flic prénommé Atom (Roschdy Zem), est prêt à tout pour retrouver le coupable. 
Tragédie grecque à la turque

J'en ai déjà trop dit. Vous avez le point de départ d'un polar bien noir, intelligent et humaniste. Noir car cette agression va chambouler la vie de beaucoup de monde et l'on sent dès le début du film que certains personnages vont très mal finir car c'est leur destin, comme dans une tragédie grecque. Intelligent car Elbé parvient à rendre compte de la situation des banlieues sans tomber dans la facilité de la démonstration ni la démagogie. Et surtout, sans juger. Pas de gentils jeunes et de méchants flics, ni le contraire. Mais des êtres humains qui luttent pour survivre dans ce qu'il convient d'appeler le ghetto. 
Humaniste, enfin, car Elbé, qui a également signé le scénar et les dialogues, a brossé une galerie de personnages tout simplement vrais. Avec leurs blessures, leurs rêves, leurs frustrations... Des personnages touchants avec lesquels on souffre et on espère. Tête de Turc est aussi un beau film sur la famille et la complexité des rapports humains, la difficulté à communiquer, à s'aimer.

lundi 27 août 2007

Le suicide raté d'Owen Wilson

Artistes : "Dimanche 26 août à 0:10, des officiers de police de Santa Monica ont répondu à une demande d’assistance médicale émise par les pompiers de Santa Monica (…) La personne a été transportée vers un hôpital local où elle est actuellement soignée." La personne citée dans ce communiqué de la police de Santa Monica est Owen Wilson, explique TMZ.com.
Sur ce même site, le comédien a finalement déclaré lundi : "Je demande respectueusement aux médias de me laisser recevoir des soins et guérir en privé pendant cette période difficile". Selon The National Enquirer et Star Magazine, deux tabloïdes, l’acteur de 38 ans aurait fait une tentative de suicide. Il se serait ouvert le poignet et aurait avalé des pilules. Bonne nouvelle : l’état du célèbre blond au nez cassé serait "satisfaisant".
Moue et marmonnements
Pilier du Frat Pack aux côtés de Ben Stiller et Will Ferrell, Owen Wilson a imposé sa moue boudeuse et ses marmonnements notamment dans Zoolander, Starsky & Hutch et Serial Noceurs. Avec Adrien Brody et Jason Schwartzman, il sera bientôt à l’affiche de The Darjeeling Limited, qui marque sa quatrième collaboration avec Wes Anderson après Rushmore, La Famille Tenenbaum et La Vie Aquatique.
Dans The Darjeeling Limited, dont voici le trailer, le personnage qu’il interprète semble mal en point mais franchement, j’ai du mal à m’imaginer Owen Wilson comme un type suicidaire. Sinon, cette bande-annonce (des proches, dont l'un est malade, qui ressoudent leurs liens en Inde) me fait penser à un autre film, français celui-ci : Le Cactus, de Gérard Bitton et Michel Munz, avec Clovis Cornillac et Pascal Elbé. J’espère ne pas offusquer les fans d’Anderson.
L'hospitalisation d'Owen Wilson intervient alors qu'il tournait Tropic Thunder, sous la direction et au côté de son pote Ben Stiller.
Anderton