dimanche 8 octobre 2017

Confident royal : Abdul et Victoria s’envoient (presque) en l’air

En salles : Plus de 75 ans au compteur, le cinéaste britannique Stephen Frears enchaîne les films à un rythme de plus en plus soutenu, alternant les genres, les formats et les budgets avec une aisance dignes d'un John Huston. Mais force est de constater que depuis le triomphe critique et public de The Queen il y a dix ans, il semble avoir – injustement - perdu la carte. Plus aucune sélection en festivals, indifférence polie de la critique, succès publics en demi-teintes. Et pourtant ! Nous avions évoqué ici la vigueur de The Program, et le brio de Florence Foster Jenkins. Mais il y eut avant ça le cynique et bouleversant Chéri, d’après Colette ; le mutin Tamara Drewe ; sans oublier le renversant Philomena.


Le voici de retour avec un film historique, mix parfait entre The Queen et Sammy et Rosie s’envoient en l’air, dans lequel il donne libre court à un art dans lequel il excelle : le plaisir de raconter une histoire. 5 raisons de vous précipiter sur ces confidences royales.

samedi 7 octobre 2017

Un Ciel radieux : Boukhrief et Taniguchi plus forts que Les Revenants

A la TV : Après Made in France et La Confession sortis sur grand écran, Nicolas Boukhrief fait un passage par la case télévision. Pour Arte, il a réalisé une remarquable adaptation d'Un Ciel radieux, le manga signé Jiro Taniguchi.


vendredi 6 octobre 2017

Blade Runner 2049 tue le mystère

En salles : Blade Runner 2049 divise la rédaction de Cineblogywood. Travis Bickle y voit "une œuvre d’une incroyable richesse narrative et formelle qui avance à contre-courant de la production lambda" (lire Blade Runner 2049 : poétique des ruines). Au contraire de L'Oncle Owen, sorti fâché de la projection. Il réplique. 

jeudi 5 octobre 2017

Sex & the series : shows chauds à la loupe

A la TV : Cinq séries, cinq héroïnes, cinq représentations du sexe dans nos sociétés si libérées, paraît-il. Masters of Sex, Girls, Fleabag, Transparent et The L Word... Diffusée sur OCS City ce jeudi à 21h30, les cinq épisodes de la série documentaire Sex & the series décortiquent avec efficacité nos fantasmes. Bon.


Happy End : "Un film qui se réinvente presque à chaque séquence" - INTERVIEW

En salles : Happy end, bien que revenu bredouille du Festival de Cannes 2017, est notre Palme de cœur. Qui tout en creusant le sillon entamé depuis Le Septième continent, témoigne d’un renouvellement formel qu’on n’attendait pas forcément de la part d’un cinéaste déjà palmé deux fois. Rencontre avec Philippe Rouyer, co-auteur d’un livre de référence d’entretiens avec le cinéaste autrichien, Haneke par Haneke, sur les enjeux du dernier film de Michael Haneke.

Festival de La Baule : Tati à l'affiche

Buzz : Le Festival de Cinéma et musique de film de La Baule 2017 a dévoilé son affiche et elle est superbe. Hommage est rendu à Jacques Tati et Monsieur Hulot.

mercredi 4 octobre 2017

Blade Runner 2049 : poétique des ruines

En salles : 30 ans après… et 35 ans après la splendeur visuelle peut-être jamais égalée depuis sa sortie en 1982, Blade Runner s’offre un sequel, une suite. Signé Denis Villeneuve, réalisateur de Premier contact, Sicario ou Prisonners, produit par Ridley Scott, dont c’était alors le troisième film, Blade Runner 2049 réussit l’impossible : rester fidèle à l’original tout en le renouvelant. Mieux qu’une suite : un reboot, qui revisite la mythologie à l’aune des enjeux formels, narratifs et politiques du moment.

Happy End : le charme discret des bourgeois de Calais

 

En salles : Accueilli fraîchement lors de sa présentation au Festival de Cannes 2017, Happy End mérite une réhabilitation en bonne et due forme – une sorte de happy end, en somme. Car Michael Haneke nous livre ici une œuvre majeure – en tout cas, une œuvre somme, satirique et mordante, grave et sombre, un précis de décomposition familiale et civilisationnelle, comme il sait si bien les filmer – qu’on se souvienne du Septième continent ou de Funny games. Mais grande nouveauté : le cinéaste autrichien a décidé de nous faire rire et de nous émouvoir - certes, avec pas mal de grincements de dents et une bonne dose d’absurdité. Pour nous livrer son film à la fois le plus rond et le plus tranchant de sa carrière.

mardi 3 octobre 2017

Le Sens de la fête : le cinéma à la fête !

En salles (le 4 octobre) : Après Samba, semi-déception esthétique et commerciale, Eric Toledano et Olivier Nakache sont attendus au tournant. Autant le dire d’emblée, avec cette comédie chorale pétillante et poétique, au centre de laquelle trône un Jean-Pierre Bacri impérial, ils devraient faire un nouveau carton. Pitch imparable, sens du timing, précision des dialogues, casting aux petits oignons, sans oublier ce qui manque cruellement à la comédie française, sauf exceptions : un sens de la mise en scène, une attention portée à la lumière et au design. Le cinéma est à la fête !